ARNAUD MONTEBOURG FACE A LA PRESSE ETRANGERE : « SI LA GAUCHE NE MUTE PAS SANS RASSEMBLEMENT, ELLE NE GAGNERA PAS ».

Interview d'Arnaud Montebourg à l'hôtel Raphael

Invité à un entretien particulier par la Presse Etrangère à l’hôtel RAPHAEL à Paris le 21 octobre, Arnaud Montebourg ancien ministre de l’Economie et candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2017, s’est prêté avec beaucoup de courtoisie à cet interview en répondant à de nombreuses questions de la trentaine de journalistes et correspondants de presse étrangers présents.

Christine Ranunkel journaliste et organisatrice de l’événement le présente comme un candidat potentiel. Après un parcours brillant en politique, il quitte Bercy et renonce à ses mandats électifs, il laisse d’abord entendre qu’il renonce à la politique pour entrer dans l’action entrepreneuriale puis de lancer sa candidature officiellement à la présidentielle dans un discours à Frangy-en-Bresse le 21 août 2016. A cette occasion, L’ancien ministre s’est expliqué longuement sur ses intentions pour justifier sa candidature et aborder en outre plusieurs sujets.

« un véritable projet politique, économique et social pour les Français »

Sur la primaire qu’il a lui même initié en 2012, il attend de voir son déroulé prévu en janvier 2017. Abordant son programme « non encore chiffré » qu’il a présenté dans son livre « le retour de la France » -un discours largement commenté de sa déclaration de candidature- l’ancien ministre a tenu à souligner qu’il propose « un véritable projet politique, économique et social pour les Français, résolument inscrit dans le monde d’aujourd’hui avec des solutions innovantes ouvrant le chemin à la réaffirmation de la France et puisant son inspiration dans les sources du gaullisme social pour renouer avec l’affirmation de la France. »

Il entend bien aussi chiffrer ce programme qui sera publié en temps voulu. S’exprimant sur la primaire socialiste, Arnaud Montebourg souligne qu’il faut une alliance forte de l’ensemble des gauches qui s’inscrit dans un processus large pour construire les perspectives des mutations et de l’offre politique car dit-il : « j’ai le devoir de me présenter à cette élection en vue d’une république nouvelle ». Interrogé sur l’Europe et en européen convaincu, il lance l’idée (qui est en train de faire son chemin), « des sauveteurs de l’Europe ». Une alternative naissante car l’Europe est condamnée désormais à ne retrouver le seuil de croissance que dans 7 ans devait-il affirmer par ailleurs.

Plusieurs sujets d’actualité ont été largement abordés, notamment le chômage en France et en Europe, le Moyen Orient et les conflits dans cette région, la question migratoire ainsi que la politique diplomatique de la France avec le monde arabe, le Maghreb et la Méditerranée.

JACKY NAIDJA ET HADJI ADEL

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