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A l’invitation de Mme Christine Cabau Woehrel Présidente du Grand Port Maritime de Marseille, une délégation de 15 journalistes de la Presse étrangère en poste à Paris emmenée par Paola Sandoval la Présidente séjournera 2 jours à Marseille lundi 2 et mardi 3 Octobre.

Au programme de cette visite du lundi : visite en bateau des bassins portuaires de Marseille et de la Hall J1 en présence de Renaud Paubelle, directeur de l’aménagement du Port.

Puis rencontre en fin de journée avec la direction du Port en présence de Jean Marc Forneri, Président du conseil de surveillance du Port et de la Présidente du directoire Christine Cabau Woehrel.

Cette rencontre s’achèvera par un diner autour de la Présidente et des cadres du Port et de plusieurs personnalités du monde économique.

Le Mardi, il est prévu une visite de la base sous-marine INTERXION avec Fabrice Coquin Président de INTERXION France.

OSEZ LE J1 : ARTICLE SUIT

 

 

 

ENTRETIEN

Après avoir été aux commandes du Conseil Mondial de l’Eau dont il est à ce jour encore Président Honoraire et de la Société des Eaux de Marseille qu’il a dirigé de main de maitre de 1991 à 1997, Loïc Fauchon est aujourd’hui à la tête de la Safim (Société organisatrice des Foires et Expositions) et ce, depuis octobre 2014. Cette société de conseils et d’expertises, spécialisée dans l’organisation des événements et expositions regroupe 39 foires partenaires de 39 villes de France.

 

 

En charge particulièrement de celle de Chanot- Marseille, Loïc Fauchon qui avait succédé à Michel Kester au lendemain de la 90ème édition a depuis fait entrer cette dernière dans une nouvelle ère et un avenir durable.

« Je suis ici à la demande expresse de Jean Claude Gaudin Maire de Marseille » tient-il à préciser, comme pour se justifier de la mission importante dont il a été investi et qui consiste à organiser désormais chaque année, cette grande Foire de Marseille, la 2ème de France après Paris au Parc Chanot. Un véritable poumon d’oxygène de 15 ha qui transmet aux charmes de cet espace de vie, tout l’intérêt de cette proximité particulière du centre-ville. Une Foire, devenue depuis sa création il y a 93 ans, un événement incontournable et majeur pour les marseillais et tous ceux qui y viennent des quatre coins du monde. Une manifestation d’envergure qui anime un haut lieu d’échanges et de rencontres, et qui, en dehors de tout aspect commercial et économique, met en exergue l’étendue de son patrimoine culturel, gastronomique, sportif et au-delà, la promotion de tout le savoir-faire des exposants et différents partenaires, qui viennent tous vibrer, 11 jours durant avec un public nombreux et passionné, témoin de sa renommée internationale avec 45 pays étrangers participants présents.

Loïc Fauchon est d’abord un Chef d’entreprise, comme il le reste dans ses autres fonctions, avec une culture de l’entreprise et un état d’esprit de dirigeant et de meneur d’hommes qui allie modestie et habilité à la fois. Toujours dans l’action plus que dans la réaction, avec des valeurs certaines : le sens de l’engagement et du sacrifice, le respect, la tolérance, et de vraies références à l’amitié, la fidélité, la convivialité et le sens de la fête. Un tout, ancré profondément dans cet humanisme qui le caractérise et le distingue tout particulièrement. Car, derrière le meneur, il y a surtout le fondateur solidaire d’une ONG « Trans-Sahara- Caravanes- Sans Frontières- (créée en mars 2002) qui œuvre jusqu’aux aux fins fonds de l’Afrique Sub-Saharienne, grâce à une centaine de bénévoles, à des missions humanitaires au service des peuples d’Afrique.

C’est donc en marge de cette première semaine de foire que Loïc Fauchon nous a accordé un entretien durant lequel il nous a délivré ses impressions, ses ambitions et ses objectifs, tant pour cet événement exceptionnel que pour la ville de Marseille.

1/ Pour sa 93ème édition, la Foire de Marseille a pris un envol fulgurant et ce, depuis une semaine déjà. Quelles sont vos premières impressions et quel premier bilan pouvez-vous nous faire, d’autant que le contexte économique est plutôt à la crise ?

Il reste 3 jours et ce sont des jours très importants car la fin de la foire est toujours plus rythmée que le démarrage et en plus, il y a la nocturne de vendredi. Pour le moment, les résultats sont extrêmement satisfaisants. Ils sont même étonnants pour nous…On a 20% d’accroissement du visitorat par rapport à l’année dernière. Ce qui est beaucoup, surtout au moment où la plupart des foires en France connaissent une baisse très significative du nombre de visiteurs. Donc on est heureux de cela et de surcroît lorsqu’on parcoure les allées et que les exposants sont satisfaits. Ce qui est difficile parce que généralement, un exposant satisfait c’est très rare. C’est comme un commerçant, il ne faut pas être content pour dire qu’on n’a pas bien travaillé. En réalité nous voyons bien, et le personnel de la foire qui en a l’habitude et qui peut en attester : les visiteurs achètent, les visiteurs commandent et c’est ce qui est le plus important. Une foire est un marché et ce n’est pas autre chose. Ce qui compte ce n’est pas seulement le nombre de gens qui y viennent mais bien le nombre de gens qui participent à l’activité économique et cela nous paraît bien parti. Evidemment un bilan définitif sera établi après la manifestation.

2/ Cette manifestation, très prisée des marseillais s’organise de mieux en mieux et innove de plus en plus, notamment en matière d’animations, d’attractions et de loisirs. Comment voyez-vous l’avenir de cette foire et quelle est d’après vous, la place des opportunités commerciales et économiques pour vos partenaires et les participants ?

L’avenir il faut le voir en rose, puisque c’est ainsi que dit la formule. Je crois qu’en faisant preuve, comme le fait l’équipe qui est en charge de la foire, en cherchant sur le nombre durable d’années, à attirer les clientèles nouvelles, je pense que les foires peuvent se porter correctement d’un point de vue économique ; non pas rivaliser mais se compléter avec le développement de l’e-commerce parce que les gens achètent beaucoup par Internet ; mais, en même temps, ils aiment bien voir. Alors, certains vont venir ici puis après vont acheter sur internet ; certains regardent sur internet et viennent voir ici s’ils trouvent ce qu’ils souhaitent. Puis après, vous avez aussi des petits malins qui attendent le lundi pour venir acheter parce que beaucoup d’exposants ne veulent pas remballer et donc les prix tombent…Il faut continuer à vivre dans son temps. Nous avons fait des efforts depuis 4/5 ans pour attirer d’autres catégories de jeunes : les jeunes ménages, les ados et même les enfants en bas âge car ils demandent à leurs parents de les faire venir. Il y a également eu un signe particulier en direction des femmes qui ont aujourd’hui une journée gratuite. D’ailleurs, cette journée des femmes a explosé et il y a eu 100% d’accroissement du visitorat. Tout cela participe d’une capacité, pour que, d’un coté les exposants et de l’autre les visiteurs se rencontrent et produisent de l’activité économique. Sur le plus long terme, il faudra tenir plus compte des évolutions technologiques et veiller à ce qu’un certain nombre de clientèle ne se sente pas oublié. Ensuite il y a un autre aspect, aujourd’hui majeur dans notre pays, c’est qu’il faut veiller à rassurer les populations qui viennent et leur montrer que les conditions de sécurité sont réunies et strictes. Quand vous venez avec votre famille, vous êtes content de passer sous un portique et de voir que les gens sont fouillés. Nous sommes donc très attentifs à ça et nous avons mis en place des moyens supplémentaires extrêmement importants.

3/ Il y a 45 pays qui exposent, sans oublier les DOM-TOM, comment ces si différents participants ressentent-ils leur partenariat dans cette manifestation ?

Écoutez, au vu de leur fidélité…Certains viennent depuis 20, 30 ou 40 ans. Regardez par exemple la tente du Maroc comme elle est imposante. S’ils reviennent année après année et s’ils se battent pour avoir les meilleurs emplacements, c’est que cela a un intérêt. Je les interroge moi aussi…Ils sont bien accueillis. Et puis, Marseille est une ville cosmopolite au sens étymologique du terme. Vous avez ici dans cette ville, dans cette métropole, dans cette région, des populations qui viennent eux mêmes de loin et depuis longtemps. On est habitué à cette capacité à se mélanger avec ce qu’il faut d’un côté d’esprit festif et de l’autre, un peu de désordre ; ce qui ne fait pas de mal. Ça correspond à l’esprit de Marseille. Cette foire c’est l’image de Marseille. Elle est ce qu’est cette ville. Elle montre aussi ce vers quoi se dirige la ville. C’est je pense, et c’est une des raisons de son succès : les gens s’y sentent bien aussi.

4/ La participation des pays étrangers à la Foire reste toujours à la hauteur de vos ambitions mais, pouvez-vous nous dire quelles sont aujourd’hui les relations avec vos homologues algériens ? Parlez-nous un peu de cette relation Marseille/Alger ?

Nous, nous sommes toujours heureux d’accueillir nos amis algériens ! Il y a quelques difficultés que traverse le pays en ce moment et qui notamment font que « les bons de sortie », si je peux me permettre l’expression, sont plus rares, et pour les commerçants et pour les fonctionnaires. Lundi, mardi et mercredi prochains, nous organisons deux colloques internationaux importants sur le climat et la méditerranée…Et bien ! tous les algériens ont annulé leurs participations et nous le regrettons, car nous avons aussi envie d’entendre la voix de l’Algérie. C’est dû, nous dit-on, à des restrictions budgétaires parce qu’il y aurait eu des excès. Ce n’est pas à nous de juger, mais par contre, nous le regrettons car cela dure depuis un bon moment. C’était le cas aussi à un grand colloque qu’on a fait à Monaco avec le Prince de Monaco et où il n’y avait simplement qu’un algérien dans toute l’assistance. Ce que nous souhaitons, c’est que cela rentre dans l’ordre et que l’on puisse à nouveau travailler ensemble. Que nos amis algériens puissent venir à Marseille et que nous aussi d’ailleurs, nous puissions travailler en Algérie »

5/ N’est-ce pas aussi un problème de délivrance de visas semble-t-il ?

Il ne faut pas tout mettre sur le dos des visas. Bien sûr qu’il y a des problèmes de visas et pas qu’avec l’Algérie…Bien sûr que la France essaie de s’améliorer sur ce plan, mais, quand des hauts fonctionnaires ont des visas permanents à l’année, à 2 ans, à 4 ans et que 8 jours avant, voire 3 jours avant, hier encore annulent leurs visites, c’est qu’il y a d’autres raisons et l’on nous dit qu’elles sont budgétaires. »

6/ Pour rappel, une certaine année, les marchandises étaient arrivées à la foire mais pas les exposants ?

C’est un mélange entre les problèmes de visas et les problèmes douaniers car il n’y a pas toujours une bonne coordination. On est confronté à ce genre de problèmes même ici et dans toutes les réunions internationales. Quand vous vous y prenez trop tard, vous avez toutes les chances, à un moment donné ou à un autre, de rencontrer un obstacle ».

7/ Qu’est- ce qui motive l’humaniste que vous êtes d’accepter un tel mandat après plusieurs hautes fonctions ?

« Je suis marseillais depuis 52 ans à peu près et j’ai toujours connu la Foire de Marseille. Je me souviens, quand j’étais ici, lycéen, je venais à la foire. Plus tragiquement, j’y suis venu, j’étais jeune directeur de cabinet parce que nous avions eu un attentat à la bombe, ici en 1984. J’étais là aussi, au fil des années. Je sais, comme beaucoup de marseillais, comme beaucoup de provençaux, combien il y a un attachement, un lien avec cette foire. Il était donc tout à fait normal, après quelques décennies de travail dans cette ville, que j’accepte. C’est un honneur d’être Président de la foire. Je suis donc très heureux, et si le fait d’en être à la tête doit contribuer à quoi que ce soit, tant mieux ! Mais c’est surtout la foire qu’il faut regarder et non pas ceux, qui, en tout cas comme moi, la préside. Cela n’a pas d’importance ».

8/ Quels sont vos grands projets, à plus ou moins brèves échéances avec le continent africain, vous qui le connaissez bien. Comment voyez-vous ce partenariat ?

« C’est une bonne question et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir !  C’est une bonne question parce que dès que je suis arrivé ici, et parce que je circule beaucoup dans le bassin méditerranéen et en Afrique particulièrement, j’ai souhaité pouvoir développer les relations entre la Foire de Marseille et un certain nombre d’autres pays et d’autres villes. Ce qui est encore très insuffisant. Nous n’avons pas suffisamment de relations il est vrai. Peut-être que nous pourrions apporter un peu de concours, un peu d’expérience à un certain nombre de foires. Nous regardons vers la Foire de Dakar et c’est assez compliqué. Concernant la Foire d’Alger, j’y suis allé souvent en tant que professionnel, mais il y a sans doute des liens beaucoup plus étroits établis, comme avec la Foire de Casablanca, pour ne citer que celle là. L’autre jour, j’étais à Beyrouth et j’avais la même difficulté avec les dirigeants libanais. Mon vœu le plus cher, c’est qu’effectivement, la Foire de Marseille rayonne par ses capacités, par son ancienneté, par son expérience, dans le bassin méditerranéen et en Afrique subsaharienne ».

9/ La foire est devenue un grand carrefour des échanges commerciaux avec le sud de la méditerranée et aussi avec l’Afrique. Quels sont les projets en cours, sachant que le Port de Marseille est entrain de s’ouvrir à la Méditerranée, notamment à l’Algérie qui, il faut le rappeler est le 1er client du Port de Marseille pour justement permettre de bien meilleurs échanges ?

J’étais en réunion hier avec la Présidente du Port et quelques uns de mes collègues chefs d’entreprises et nous parlions du développement du Port de Marseille. Il se porte bien, contrairement à ce que les gens disent parce qu’ils constatent que tel ou tel quai est vide à telle heure, quand on passe sur l’autoroute. Ils ne voient pas ce qui se passe à Fos où 80% de l’activité portuaire est concentrée. Même à Marseille tout se passe très bien. Le Terminal Croisière, le trafic avec la Corse et même avec le Maghreb sont en croissance régulière. Même constat pour les marchandises. Après, ce sont les différentes collaborations. Il y a des collaborations plus tenues, plus précises à organiser avec les principaux ports. Et puis il va y avoir des mouvements et des choses importantes qui vont se passer. Les chinois qui viennent d’acheter le Port du Pirée et qui vont lancer la construction d’un grand port à Cherchell-Alger. Le Port de Malte est entrain d’exploser du point de vue de la fréquentation…Nous sommes partie prenante de l’aménagement du Port de Tanger Med. Déjà, depuis la réouverture et l’élargissement du Canal de Suez il y a un plus. Comme il y aura un plus avec celui du Canal de Panama. La vraie question aujourd’hui c’est comment faire en sorte que Marseille et son Port participent beaucoup plus de l’arrière pays ? Imaginez qu’actuellement 60% de ce qui est délivré à Lyon passe par le Port d’Anvers et de Rotterdam. L’ambition de la Présidente du Port et de nous tous, c’est que ça passe par le Port de Marseille à l’avenir. Et même dans l’autre sens, lorsque vous délivrez depuis Anvers des produits qui doivent aller à Alger, c’est plus rapide et moins cher de passer par la France que de faire le tour en bateau par le Golf de Gascogne et par Tanger. Donc, tout cela fait partie des mutations qui concernent Marseille et l’ensemble de la communauté. Marseille, d’abord en tant que Port et plate forme de réception et de départ des marchandises. Si je dois émettre un seul souhait, c’est que les responsables politiques soient beaucoup plus sensibles, attentifs et coopératifs, que ce soit   pour la Foire ou pour le Port. C’est l’avenir de notre ville qui se joue, pas seulement, mais en bonne partie sur le Parc Chanot par tout ce qu’il amène tout au long de l’année. Il n’y a pas que la Foire et le Port de Marseille ! C’est ça l’économie réelle. Après, il y a l’économie virtuelle qui se développe. Ce qui compte c’est que l’économie virtuelle vienne en renfort de l’économie réelle. Mais, l’économie virtuelle ne remplacera jamais l’économie réelle. Le développement économique c’est la bonne association des deux et de mon point de vue il faut être dans les centres villes comme la localisation exceptionnelle du site du Parc Chanot.

10/ Et Pour en revenir aux relations SAFIM Marseille/SAFEX Alger, et clore cet entretien, y-a t-il de bons échanges aujourd’hui ?

Non ! Quasiment pas ! Ça a existé avant, mais cela fait un moment…ça fait partie des choses qui doivent revenir … et comme conclusion je dirais pourquoi pas ? INCHALLAH !

Propos recueillis par Jacky NAIDJA et Mia PROAL

 

 

LA FOIRE INTERNATIONALE DE MARSEILLE OUVRE SA 93ème EDITION 2017 SOUS LE SIGNE DU « fantastic » DU 22 SEPTEMBRE AU 02 OCTOBRE AU PARC CHANOT.

D’année en année, la Foire Internationale de Marseille innove, monte en gamme avec toujours cet esprit sportif et ludique à la fois qui l’anime depuis un certain temps pour offrir le meilleur aux nombreux visiteurs avec tout un programme bien brodé et alléchant, tant ses enjeux économiques et commerciaux sont importants pour la Ville de Marseille. Une manifestation prestigieuse que Jean Claude Gaudin, Maire de Marseille se plait à inaugurer depuis de nombreuses années avec bienveillance dans la ferveur du public au milieu des siens et des personnalités du monde économique. Privilégiant par dessus tout ses bonnes relations avec les 45 pays participants dont plusieurs du bassin méditerranéen comme le Maroc, la Tunisie, l’Italie -avec sa journée officielle – et l’Algérie de retour après deux années d’absence ou encore l’Afrique (Burkina Faso, Congo, Guinée, Kenya, Mali, Niger, Sénégal).

Cet événement devenu incontournable pour la Ville de Marseille s’installe malgré tout dans un contexte sécuritaire qui s’impose avec toutes les mesures de sécurité, urgentes et nécessaires pour le bon déroulement des 11 jours de foire. En tous cas, Loïc Fauchon Président Directeur Général de la Safim l’a bien confirmé lors de sa conférence de presse du jeudi 14 septembre et a assuré que toutes les mesures sont d’ores et déjà prises et que les 1400 exposants sont partie prenantes de toute l’activité commerciale qu’ils attendent de la Foire de Marseille. Soulignant notamment « sa place de grand carrefour d’échanges marchands mais aussi un haut lieu de rencontres et d’échanges entre les hommes, les cultures et les civilisations. La 93ème édition de 2017 démontre bien qu’une telle longévité est source de succès et cet événement qui s’adapte chaque année confirme sa vocation de vitrine de l’économie régionale, nationale et même internationale. Et Loïc Fauchon de rappeler encore que la Foire contribue indéniablement au dynamisme de Marseille et de sa région tout en renforçant son image et sa renommée dans le monde ».

Après le lancement du programme de la Foire, inédit par ses animations diverses et variées avec un village des tropiques et une nouveauté « le village Start-up » – une vingtaine – qui viendront présenter des produits innovants et des objets connectés. Ce sont aussi 2 nocturnes annoncées le samedi 23 septembre et vendredi 29 septembre pour une « Zombie Walk » et un voyage musical et fantastique en milieu marin ainsi que de la Pyrotechnie et des « show transformer » avec des artistes de rue pour une parade fantastique. De quoi réjouir les jeunes et moins jeunes accros à ce monde du « fantastic ». Cette année spécialement les organisateurs ont mis à l’honneur « la Corse et son village » pour exposer toute la richesse de l’Île de beauté avec son artisanat et sa gastronomie du terroir sans oublier son agritourisme, autre secteur stratégique avec ses 50 exposants présents.

La « Fantastic », cette 93ème édition de la Foire  » héroïque et merveilleuse « après avoir été Gourmande, Créative, Joyeuse, Musicale et Sportive…est entrée dans la galaxie du Fantastic. Ce royaume des mondes imaginaires, des mangas, des super héros de la science fiction et l’espace médiéval avec le »Vaisseau » installé au cœur même de la Foire sur 1.000m2 où s’exposent des univers imaginaires et des personnages mystérieux, fantastiques. Une animation phare de la foire qui emmènera la foule plonger dans 3 grands univers du cospley, du GN et du Steampunk où tout est réuni pour les petits et les grands avec toutes sortes d’activités participatives. Et côté culture inédite, et à l’occasion de la sortie mondiale de son dernier ouvrage, c’est KEN FOLLET, auteur de renommée mondiale de best-sellers d’espionnage et de romans historiques (100 millions de livres vendus dans le monde) dont plusieurs adaptés au cinéma qui sera à la foire pour présenter et dédicacer son ouvrage: « Une colonne de Feu » (ed.Robert Laffont) le vendredi 29 septembre dans l’auditorium du Palais des Congrès à partir de 18h30.

Cette grande manifestation préférée des Marseillais concoctée avec grand soin par le staff de la Safim est attendue avec bonheur chaque année par un large public (40.000 spectateurs attendus) ouvrira ses portes le Vendredi 22 septembre jusqu’au 2 octobre. Le programme, une billetterie combinée avec les liaisons transport et parking sont disponibles dès à présent.

JACKY NAIDJA avec Accès Reportages

 

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Photo : Robert Poulain/ JRI

Après Poitiers et le Futuroscope l’an dernier, l’honneur revient à Marseille cette année de recevoir le prochain congrès des Départements de France les 18,19 et 20 Octobre 2017 au Théâtre National de la Criée. Juste après un autre événement majeur  la 93ème Foire Internationale de Marseille.

Et c’est à l’initiative de Martine Vassal Présidente du département qui a accepté de recevoir cette importante manifestation regroupant 104 collectivités que Dominique Bussereau ancien ministre, Président de l’Assemblée des Départements de France, en répondant à son invitation, a tenu une conférence de presse ce jour au siège du Département. Il a d’abord dressé un historique des actions de L’AMF (l’association des Maires de France présidée par François Baroin) avant celui de l’Association des départements de France qu’il préside depuis deux ans (101 départements adhérents).

Plutôt que d’afficher un bilan exhaustif, c’est un constat dans lequel il a évoqué surtout la place, les enjeux des financements et les relais possibles pour la réussite du programme de réorganisation territoriale qu’il entend mener grâce aux propositions des départements et à l’action spécifique des maires et communes.  D’autant que suite à la loi Nôtre notamment sur les cumuls des mandats, des changements à la tête des pouvoirs sont appelés à être opérés et mieux organisés pour une meilleure défense des territoires afin de retrouver une grande relation de confiance avec l’Etat. D’où doit émerger une coopération sincère entre les différents échelons d’acteurs pour une mutualisation des ressources plus adaptée.

Photo : Robert Poulain/ JRI

Martine Vassal en prenant la parole la première et après les souhaits de bienvenue, a tenu auparavant à rappeler le dynamisme du territoire des Bouches du Rhône pour lequel l’enjeu principal doit consister dans des propositions qui restent indispensables aux populations comme les services publics attractifs par exemple ou l’emploi dans cette proximité. Il n’en demeure pas moins qu’elle attend de ce congrès d’octobre une belle réussite des échanges, des débats d’où des solutions peuvent certainement en sortir. Elle reste fermement engagée depuis son élection en 2014 à faire de ce territoire un département pilote pour porter des initiatives nouvelles, des idées et surtout des projets d’avenir en matière de jeunesse, de culture et de sport sans oublier la transition numérique. Et de se laisser convaincre notamment sur la place du département là où justement existe une Métropole. Même si le Gouvernement n’a pas encore donné tous les signes positifs de garantie à ce sujet.

JACKY NAIDJA

Janapresse International avec Accès Reportages.

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« LE MAROC VU DU CIEL » en avant première à Nice

Hier le CUM de Nice avec à sa tête Agnès Rampal élue a rassemblé un grand public niçois au milieu des autorités consulaires du Maroc et des représentants de la Ville de Nice invités à la présentation en avant-première du film « le Maroc vu du Ciel » en présence de Yann Arthus-Bertrand en collaboration avec Michael Pitiot.

Après le succès retentissant de « l’Algérie vue du ciel », c’est le Maroc, avec sa beauté extraordinaire et splendide où se côtoient la richesse et la pauvreté en même temps qui a été dévoilé hier dans un documentaire qui a valu à son réalisateur quelques 220 heures de rush et deux ans de travail. Un pays que connait fort bien Ali Baddou journaliste franco marocain né dans ce pays auquel il a prêté sa voix pour raconter grâce à des images sublimes l’épopée du Maroc. Le film traverse avec une grâce particulière toutes les régions du nord au sud avec grand angle sur les villes impériales, les montagnes de l’Atlas jusqu’au fin fond du désert accompagné par la musique majestueuse d’Armand Amar. Là où justement est montré ce lien fort des hommes liés à la terre dont ils tirent ce qu’ils peuvent de ce qu’ils cultivent, très souvent confrontés au climat, quand l’eau vient souvent à manquer. C’est aussi tout ce combat pour la préservation de la nature que le réalisateur a porté son regard unique et exceptionnel comme il sait le faire à travers des images spectaculaires qui s’enchaînent l’une à l’autre. Il y a bien sûr beaucoup à apprendre de ce film et les marocains vont pouvoir découvrir un pays qu’ils ne connaissent pas suffisamment puisque le film sera diffusé simultanément le 22 juin sur France Télévisions et la chaîne publique marocaine 2M qui le coproduit, fruit d’un large partenariat avec l’office national du Tourisme marocain et HOPE la société de production de Yan Arthus- Bertrand et le CMCA Primed de Marseille. Agnès Rampal à l’initiative de ce projet avec le Maire Christian Estrosi a au cours de la présentation du film tenu à remercier particulièrement le réalisateur pour son talent et son humilité quand toute son œuvre vient repenser le destin de la terre et des hommes à la faveur de sa vision esthétique sur tout ce qui touche à la nature et à son environnement.

 JACKY NAIDJA

*Le CUM: Centre Universitaire Méditerranéen

   65 Promenade des Anglais 06000 NICE

 

L’ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE ALGER ET L’ÎLE DE FRANCE SIGNE HIER A PARIS AU COURS D’UNE BELLE CÉRÉMONIE TRÈS PROMETTEUSE

 

Abdelkader Zoukh Wali d’Alger et Valérie Pécresse  Présidente de la Région Ile de France se sont réjouis tour à tour hier à Paris de la signature de l’accord de coopération décentralisé pour 10 ans et tacitement reconductible entre leurs deux institutions portant sur un ensemble de contrats de projets communs. Cette cérémonie a été précédée d’un entretien  entre les deux responsables en présence de plusieurs personnalités dont Said Moussi Chargé d’Affaires à l’Ambassade de Paris.

Selon  le Wali d’Alger: C’est « un accord emblématique », qu’il promet d’engager  jusqu’à l’horizon 2030 venant bien entendu en appui au Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme*. Dans le cadre de  cet accord,  il est prévu notamment  la mise en place d’une maison de l’Algérie au sein de la Cité Universitaire Internationale  où seront accueillis des étudiants algériens en master et en doctorat.

Pour Valérie Pécresse:  » l’Algérie est un partenaire clé  » aux portes de l’Afrique qui entre dans une relation exceptionnelle d’un co- développement ambitieux et dynamique sur le plan économique , mais aussi culturel comme l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche. D’autres secteurs également avec la culture font aussi l’objet d’attention  particulière comme l’innovation, le développement durable et  la gestion des déchets. Sans oublier le tourisme auquel l’Algérie attache une grande importance et veut encourager son développement avec la réalisation d’une grande marina à l’instar d’autres pays méditerranéens. Les financements des projets de cet accord sont à la charge à parts égales  de chacune des parties même si d’autres financements peuvent être recherchés par ailleurs.

JACKY NAIDJA

JANAPRESSE INTERNATIONAL

 

*PDAU: Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (2015-2035), le 2e en Algérie depuis l’indépendance rentre globalement dans une stratégie qui définit les orientations fondamentales de l’Aménagement du Territoire, avec ses priorités dans plusieurs communes  en vue d’une grande cohésion territoriale.

 

Un accord de coopération sera signé dès demain à Paris

Entre la Wilaya d’Alger et la Région Ile de France à l’occasion de la visite en France de M. Abdelkader Zoukh Wali d’Alger accompagné d’une importante délégation et Valérie Pécresse Présidente de la Région Ile de France.

ACCORD DE COOPERATION ALGER-ILE DE FRANCECet accord de partenariat s’inscrit d’ores et déjà dans la poursuite des négociations entamées depuis le déplacement de Valérie Pécresse à Alger en octobre 2016.

La rencontre entre les deux délégations  a pour but de poser les premiers objectifs de ce partenariat entre les deux institutions en matière de développement des échanges d’information,  expériences et expertises. II permettra aussi des consultations réciproques pour la mise en œuvre de projets communs liés aux domaines de l’aménagement urbain et des transports, l’innovation et l’entreprenariat avec au centre de ces échanges la coopération universitaire, la culture, le patrimoine et le tourisme.

Alger en effet a mis en place depuis 2012 un plan stratégique jusqu’en 2035 soutenu par le nouveau Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (PDAU) qui se veut être un véritable outil légal de planification spatiale et de gestion urbaine. Alger et Paris avaient signé depuis 2003 un accord d’amitié qui a engagé entre les deux entités d’importants projets qui vont dorénavant voir le jour.

Valérie Pécresse a indiqué par ailleurs que la Région Île de France, la plus grande et la plus riche de France mettra toutes ses compétences particulièrement celles économiques et culturelles ainsi que son expérience du développement urbain au service de ce nouveau partenariat et notamment pour la construction de la ville d’Alger de demain.

JACKY NAIDJA

JANAPRESSE INTERNATIONAL

 

 

LE NOUVEAU SIEGE DU CONSULAT D’ALGERIE A MARSEILLE

Nouveau Consulat d'Algérie à Marseille

Dans le cadre d’un programme d’aménagement de plusieurs postes consulaires en France, et après de gros travaux de réhabilitation qui ont nécessité d’importants investissements et en équipements, le tout nouveau bâtiment du consulat général d’Algérie à Marseille sera inauguré rue Paradis ce vendredi 28 octobre à 16h.

Le gouvernement algérien ayant conscience de l’importante communauté algérienne dans cette région de France a engagé, puis mis tous les moyens pour mieux assurer le bon fonctionnement de plusieurs représentations consulaires. Comme on a pu le constater dès leur mise en service, les bureaux du nouveau consulat sont désormais totalement informatisés et opérationnels dans des locaux neufs et modernes, où est par ailleurs assurée une louable sécurité des lieux avec la protection des personnes afin d’inspirer la confiance nécessaire pour mieux aborder l’avenir de la communauté algérienne en France.

Le nouveau siège est donc ouvert pour accueillir le public à sa grande joie et accessible dans des conditions d’accueil et de travail extrêmement favorables.

A l’occasion de cette inauguration, le ministre des Affaires Etrangères Ramtane Lamamra sera présent aux côtés de son homologue français Jean Marc Ayrault invité pour cette circonstance en présence de M. Boudjemaa Rouibah nouveau consul général à Marseille. Plusieurs autorités politiques, administratives et consulaires algériennes et françaises de la région sont invités pour cette cérémonie. Une occasion toute particulière pour les deux ministres d’évoquer en outre les rapports franco-algériens et de passer en revue les questions en suspens liant les deux pays.

A ce grand rendez-vous cérémonial d’importance, prendra part également un nombreux public associatif et celui représentant du monde économique et culturel de la région.

De Marseille, JACKY NAIDJA P/ REPORTERS.DZ

Le film de Rachid BENHADJ en compétition au CINEMED

Photo extraite du film l'étoile d'Alger

Cette 38è édition de Cinemed aura le mérite de montrer quelques grands chefs d’œuvre de réalisateurs qui ont succombé à la réalité avant tout. C’est le cas du film « l’Etoile d’Alger » de Rachid Benhadj, tiré du roman d’Aziz Chouaki et sélectionné pour la compétition des longs métrages du festival. Un film plein d’authenticité qui nous ramène dans l’actualité des années 90, cette période noire qu’à traversée l’Algérie.

Ces mêmes années 90 qui ont été prolifiques en romans sur cette période cruciale de l’histoire de l’Algérie au moment où l’horreur s’installait dans l’indifférence totale de l’opinion mondiale pour témoigner du refus de la société de se soumettre pas seulement à l’intégrisme religieux mais aussi au diktat de la violence imposée par les groupes terroristes. Et le cinéma en tant qu’art vivant ne pouvait ignorer cette mémoire blessée, malmenée par l’horreur puis l’oubli. Car beaucoup de cinéastes ont tenté des films sur cette période, mais leurs projets sont restés sans suite aux mains d’une bureaucratie trop frileuse. Il a fallu attendre 15 ans après pour voir renaître un cinéma courageux, ambitieux comme le film « Et maintenant ils peuvent venir » de Salem Brahimi sorti à l’écran en mars 2016. Rachid Benhadj dont le film a été accueilli avec ravissement par le public du festival a déclaré sans ambages « que le scénario de son film était bien prêt depuis 2005 mais qu’il lui a été impossible de le faire aboutir en Algérie et en France sous prétexte que ce n’était pas le moment d’évoquer cette période et qu’il n’intéressait personne ». Et pourtant la résistance de l’auteur a fini par payer et amener le film jusqu’à la compétition à Cinemed cette année.

Quelques mots sur le film « l’Etoile d’Alger »

Ce film dira-t-il est juste l’aboutissement d’un long travail fait d’obstacles et de difficultés de toutes sortes. Dès les premières images dont l’action se déroule dans le quartier emblématique de la Casbah d’Alger où l’auteur a planté son décor pour montrer avec justesse et habileté tous les problèmes sociétaux de ce quartier qui cumule à lui seul la surpopulation, la promiscuité et surtout la pauvreté, ajoutée à la saleté et le manque de loisirs des jeunes qui sont le lot quotidien des habitants. Et de cette humanité bousculée de tous les côtés va émerger une voix douce avec une sensibilité à fleur de peau. Celle de Moussa, jeune musicien qui rêve de devenir le Michaël Jackson d’Alger trop amoureux qui prend des risques pour rejoindre par les terrasses dangereuses sa dulcinée. Des séquences du film avec en arrière plan la mer, qui sont à elles seules représentatives des difficultés qu’ont les jeunes à voyager, se rencontrer, à jouir normalement d’une relation amoureuse dans une société âprement vigilante, pointilleuse et excessive sur la morale des femmes. La nouvelle étoile d’Alger c’est Moussa, musicien à ses heures dans un groupe qui lui permet d’exercer son métier et sa passion et surtout d’en vivre grâce à des soirées de mariages et de baptêmes. les modestes cachets qu’il engrange par ci par là lui permettant d’aider sa famille. C’est sur Moussa partageant une petite chambre avec ses quatre frères que la caméra de Rachid Benhadj va beaucoup plus s’attarder pour montrer les conditions de vie difficiles dans la Casbah d’Alger. Tout de suite, c’est l’image des islamistes qui s’emparent du terrain social pour l’investir à outrance et récupérer tous les déçus du « système » qui les a laissés sur le bas côté de la route ,avec la création du parti du FIS. D’où la confrontation de Moussa avec Abou Ali alias Spartacus, un petit truand qui a trouvé la voie de la rédemption dans la religion. A travers ce personnage analphabète et brutal on découvre la religion confisquée, les dessous d’un mouvement politique qui se sert de la religion pour écraser la société. Rachid Benhadj avec ce film a réussi à restituer par des images fortes toute une époque qui ont basculé l’Algérie dans l’horreur. Et bien plus encore faire rencontrer un artiste musicien dans une époque de violence et d’horreur où la société ne reconnait en rien l’utilité de l’art.

De MONTPELLIER, JACKY NAIDJA P/ REPORTERS.DZ

RACHI BENHADJ: Né en 1950 à Alger. Artiste peintre et diplômé en architecture, il choisit des études de cinéma à Paris et la réalisation de plusieurs longs et courts métrages primé dans de nombreux festivals internationaux comme ses succès : Roses de sables (1989), l’Arbre des destins suspendus(1997), Cantique des Femmes d’Alger (1993), ou le Pain Nu( 2004) adapté du roman de Mohamed Chouikh, Parfums d’Alger (2012) et Maestro( 2014). Avec l’Etoile D’Alger( 2016), Rachid Benhadj réalise un film populaire à succès.

ARNAUD MONTEBOURG FACE A LA PRESSE ETRANGERE : « SI LA GAUCHE NE MUTE PAS SANS RASSEMBLEMENT, ELLE NE GAGNERA PAS ».

Interview d'Arnaud Montebourg à l'hôtel Raphael

Invité à un entretien particulier par la Presse Etrangère à l’hôtel RAPHAEL à Paris le 21 octobre, Arnaud Montebourg ancien ministre de l’Economie et candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2017, s’est prêté avec beaucoup de courtoisie à cet interview en répondant à de nombreuses questions de la trentaine de journalistes et correspondants de presse étrangers présents.

Christine Ranunkel journaliste et organisatrice de l’événement le présente comme un candidat potentiel. Après un parcours brillant en politique, il quitte Bercy et renonce à ses mandats électifs, il laisse d’abord entendre qu’il renonce à la politique pour entrer dans l’action entrepreneuriale puis de lancer sa candidature officiellement à la présidentielle dans un discours à Frangy-en-Bresse le 21 août 2016. A cette occasion, L’ancien ministre s’est expliqué longuement sur ses intentions pour justifier sa candidature et aborder en outre plusieurs sujets.

« un véritable projet politique, économique et social pour les Français »

Sur la primaire qu’il a lui même initié en 2012, il attend de voir son déroulé prévu en janvier 2017. Abordant son programme « non encore chiffré » qu’il a présenté dans son livre « le retour de la France » -un discours largement commenté de sa déclaration de candidature- l’ancien ministre a tenu à souligner qu’il propose « un véritable projet politique, économique et social pour les Français, résolument inscrit dans le monde d’aujourd’hui avec des solutions innovantes ouvrant le chemin à la réaffirmation de la France et puisant son inspiration dans les sources du gaullisme social pour renouer avec l’affirmation de la France. »

Il entend bien aussi chiffrer ce programme qui sera publié en temps voulu. S’exprimant sur la primaire socialiste, Arnaud Montebourg souligne qu’il faut une alliance forte de l’ensemble des gauches qui s’inscrit dans un processus large pour construire les perspectives des mutations et de l’offre politique car dit-il : « j’ai le devoir de me présenter à cette élection en vue d’une république nouvelle ». Interrogé sur l’Europe et en européen convaincu, il lance l’idée (qui est en train de faire son chemin), « des sauveteurs de l’Europe ». Une alternative naissante car l’Europe est condamnée désormais à ne retrouver le seuil de croissance que dans 7 ans devait-il affirmer par ailleurs.

Plusieurs sujets d’actualité ont été largement abordés, notamment le chômage en France et en Europe, le Moyen Orient et les conflits dans cette région, la question migratoire ainsi que la politique diplomatique de la France avec le monde arabe, le Maghreb et la Méditerranée.

JACKY NAIDJA ET HADJI ADEL

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AURELIE FILIPETTI ANCIEN MINISTRE DE LA CULTURE A LA TETE DU FESTIVAL CINEMED DE MONTPELLIER

Aurélie Filipetti présidente du CINEMEDAnnoncée à la conférence de presse de vendredi consacrée à la mise en place de l’édition 2016 du festival, la nomination d’Aurélie Filipetti ancienne Ministre de la Culture comme présidente de CINEMED a été entérinée. Elle sera assistée de Christophe Leparc auparavant directeur artistique nouvellement nommé directeur du festival ainsi que de Henri Talvat ancien Président qui devient Président honoraire. Ce dernier qui a présidé la 37e édition 2015 a été depuis de longues années à la tête de CINEMED.

Grand événement du cinéma à Montpellier, CINEMED qui a toujours traduit le rayonnement du cinéma français et méditerranéen trouve sa légitimité dans le succès de son festival depuis 1989 grâce à la multiplication des partenariats avec les pays méditerranéens et de la région en particulier en développant la création cinématographique et audio-visuelle et toute la production à travers son festival crée en 1979 qui draine chaque année des milliers de spectateurs de tous horizons battant des records d’audience sans précédent.

La 38è édition du festival est attendue du 21 au 29 octobre 2016.

JACKY NAIDJA

LE FESTIVAL DU CINEMA DE MONTPELLIER OUVRIRA SOLENNELLEMENT SES PORTES LE 21 OCTOBRE.

Festival CINEMED

Avec une avant-première du film « Tour de France » de Rachid Djaidani (France 2016) avec Gérard Depardieu, le festival Cinemed ouvrira officiellement ses portes ce vendredi 21 octobre en présence d’Aurélie Filipetti sa nouvelle présidente et de plusieurs autres invités de marque comme Laetitia Casta, Tony Gatlif, Carlos Saura cinéaste, Miguel Gomez, Valéria Golino, Sergi Lopez ainsi que les réalisateurs Arnaud et Jean Marie Larrieu pour ne citer que ceux là….

Aurélie FilipettiAurélie Filipetti a estimé lors de sa dernière conférence de presse, « pouvoir accompagner avec la Ville de Montpellier, l’expansion de ce festival devenu depuis de nombreuses années, l’événement cinématographique incontournable en France et en Méditerranée en s’imposant comme un « art de vivre » pour en assurer son rayonnement culturel et cinématographique ». Le succès que connait le festival est dû essentiellement à la créativité des cinéastes et surtout à leur talent, mais aussi à toute une équipe rassemblée autour de Christophe Leparc son directeur, chargé au quotidien de la promotion et de la programmation qui s’est donné cette année les moyens de ses ambitions grâce à la multiplication de partenariats et l’apport de financements institutionnels conséquents notamment de la part de la Ville de Montpellier et de la Région. Sans oublier bien entendu les autres partenaires publics et privés comme le CNC qui ont permis une sélection innovante, de plus de 100 films de qualité absolument inédits, tournée vers les nouvelles écritures sur des œuvres d’actualité récentes.

Le cinéma Tunisien à l’honneur

C’est le cinéma tunisien avec 10 films et non des moindres, qui est à l’honneur pour cette 38è édition. Une occasion unique de donner la parole aux réalisateurs tunisiens et à d’immenses talents du jeune et nouveau cinéma de Tunisie, témoins de l’émancipation de cette jeunesse qui ne demande qu’à croire en sa soif de découverte à travers le cinéma et les films.

Laetitia Casta la présidente du jury longs métrages

Laetitia Casta CINEMEDLaetitia Casta, Marianne de France, célèbre actrice et réalisatrice, passée derrière la camera, présidente du jury longs métrages présentera son film « EN MOI » (France 2016) et décernera au cours du palmarès l’Antigone d’Or au meilleur film des 9 longs métrages en compétition parmi lesquels « l’Etoile d’Alger » (Algérie 2016) de Rachid Benhadj le samedi 29 octobre lors de la cérémonie de clôture.

30.000 cinéphiles de tous bords sont attendus au cours du festival reconnu comme le grand rendez-vous du cinéma méditerranéen où vont s’imposer les avant-premières, les compétitions et les panoramas de longs et courts métrages dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre, remarquables par leur excellente réalisation. Une cérémonie qui s’annonce exceptionnelle par son mélange des genres et des styles et qui sera aussi l’occasion de décerner de nombreux autres prix mais aussi de rendre un vibrant hommage aux grandes figures du cinéma disparues cette année.

JACKY NAIDJA de Montpellier

Site officiel de Cinémed et article sur le même sujet

PROGRAMME DU VENDREDI 21 OCTOBRE 2016

18h: Festival des jeunes lycéens- Corum: Salle Pasteur. (7 films à voir!)

20h30: Soirée d’Ouverture

Film en avant-première : Tour de France de Rachid Djaidani (France 2016) – Corum: Opéra Berlioz.