Les actualités de Marseille et sa région

« LA MEDITERRANEE DU FUTUR – ACTE II » LE 13 NOVEMBRE A LA VILLA MEDITERRANEE

méditerranée du futur

Renaud Muselier et la Région PACA sont à l’initiative de l’acte II de la Méditerranée du Futur en coopération avec plusieurs pays riverains de la Méditerranée. Et Marseille comme capitale de la Méditerranée du Futur en matière d’Accords sur le Climat devient désormais leader du développement durable.

Après le succès de l’acte I de novembre dernier, la Méditerranée du Futur – Acte II en coopération avec de nombreux pays riverains, sera essentiellement consacrée en priorité aux questions de la jeunesse et à l’innovation. Avec cette volonté forte d’apporter encore une fois par leur engagement commun de véritables réponses aux problématiques environnementales et du changement climatique pour la Cop 24.

Un programme ambitieux

Lesquelles doivent être suivies avant tout d’une mise en œuvre d’actions concrètes particulièrement sur le Climat. Un programme d’une journée, ambitieux, mis en place autour de rencontres, débats en tables rondes et d’ateliers, rehaussé par la présence d’intervenants experts de qualité et d’acteurs de développement de haut niveau de tout le pourtour méditerranéen bien décidés à formaliser leur engagement par une véritable stratégie pour accompagner la transition écologique. Et tout particulièrement un accès aux financements facilité en Méditerranée pour chaque pays tendant à se développer dans cet espace privilégié.

Un engagement pour l’avenir

Renaud MuselierEn faisant de la Région PACA, la Capitale de la Méditerranée du Futur, Renaud Muselier président de la Région, s’engage pour des solutions urgentes en la matière, avec tous ses partenaires publics et privés, sous le patronage notamment de M. Jean Yves Le Drian Ministre des Affaires Etrangères, Nasser Kamel, Secrétaire Général de l’Union de la Méditerranée, Ilir Meta, Président de la République d’Albanie, Johannes Hahn, Commissaire européen ainsi que de plusieurs autres personnalités du monde politique, économique et culturel européen et méditerranéen. Un avenir de la Méditerranée qui se construit en permanence et à Marseille, et qui va se traduire par une mise en œuvre d’actions stratégiques, de soutien aux politiques de la jeunesse et à l’innovation, prometteuse de coopération euro-méditerranéenne, ambitieuse et solidaire, combien indispensable au climat et au développement durable.

JACKY NAIDJA

MARTINE VASSAL ELUE HAUT LA MAIN PRESIDENTE DE LA METROPOLE AIX – MARSEILLE PROVENCE.

Martine Vassal

ELLE SUCCEDE A JEAN CLAUDE GAUDIN EN TOUTE LOGIQUE SUITE A SA DEMISSION DE LA PRESIDENCE DE LA METROPOLE APRES LUI EN AVOIR  CONFIÉ L’INTERIM EN TANT QUE 1ERE VICE- PRESIDENTE.

Cette journée du 20 septembre sera marquée d’une pierre blanche et restera certainement mémorable pour Marseille, les marseillais et les élus de tout le territoire des 92 communes de la Métropole réunis en séance publique qui auront vu l’élection de Martine Vassal au 1er tour à la tête du nouvel exécutif de cette institution avec 181 voix (majorité absolue 102 voix) face à  Marc Poggiale un autre candidat n’obtenant que 22 voix.

Appelée désormais à jouer un grand rôle parmi les autres grandes métropoles, la Métropole Aix-Marseille Provence va disposer d’un budget de fonctionnement de 3.5 milliards d’euros et d’un budget d’investissement de 1.8 milliards d’euros, le 2e budget de France.

Il y a entre Martine Vassal et Jean Claude Gaudin cette proximité emplie d’amitié de plus de 20 ans quand pour la première fois en 2001, il la désigne comme adjointe sur sa liste aux élections municipales de Marseille. Plus que ça encore, c’est tout un engagement de plusieurs années ensemble, de complicité dans des combats politiques face aux adversités qui ont forgé l’heureuse élue d’aujourd’hui qui se retrouve naturellement héritière de cette succession à la tête de la Métropole.

Du caractère, de la personnalité et de l’autorité

Pour en arriver là, il lui a fallu du caractère, de la personnalité et de l’autorité. Son intelligence,  son tact et sa capacité relationnelle ont fait le reste. Car être femme en politique et dirigeante avec ce fort tempérament, de surcroit comme en 2008 pour prendre d’autorité la tête de l’opposition au conseil général, avec cette capacité à agir vite et faire face à l’adversité du moment jusqu’à détrôner l’homme fort du département Jean Noel Guerini en 2014. Et bien sûr avec tant de courage aussi pour mener les troupes au combat qui s’avérait souvent difficile. Aujourd’hui, après avoir présidé et mis sur orbite le Conseil Départemental 13 depuis 2015, elle doit s’atteler à une autre tâche plus ardue, celle de la gestion de la fusion du conseil départemental avec la métropole voulue par le gouvernement. Mais toujours soucieuse des bons principes qui ont toujours guidé son parcours politique, elle souligne avec optimisme et grande sagesse vouloir d’abord prendre tout le temps qu’il faut pour la concertation et la consultation. Appelant de ses vœux le gouvernement à tenir tous ses engagements et donner aussi les moyens financiers nécessaires à l’image du Grand Paris et du Grand Lyon pour réaliser ce grand projet qui en appelle d’autres aussi importants.

Métropole : une nouvelle gouvernance d’attractivité

Un grand nombre de domaine de compétences sont affectés à la Métropole : le transport et la mobilité, l’habitat, la politique de la Ville, l’urbanisme, la gestion des déchets, la propreté, le plan climat et la lutte contre la pollution, la transition énergétique… Et enfin pouvoir surtout rassurer l’exécutif pour réussir cette fusion du territoire de 92 communes avec ses 1.8 million d’habitants qui s’étend sur 255 km de littoral et dense de 3.148 km2 dans toute sa diversité, grâce notamment à la seule force de ses élus pour une nouvelle gouvernance d’attractivité. Comptant particulièrement sur sa détermination et son expérience pour aller au bout de tous ses projets autour de 240 conseillers rassemblés dont tous les maires des communes membres qui formeront le nouveau conseil de la Métropole où toute l’organisation repose essentiellement sur 6 territoires qui sont des organes déconcentrés sans personnalité morale. Martine Vassal nouvelle présidente sera assistée d’un bureau élu de 20 vice-présidents, 6 présidents de droit des conseils territoriaux et de 6 autres membres conseillers métropolitains délégués élus à leur tour par leurs pairs.

métropole aix marseille provence

Dès son installation et dans son discours d’investiture, elle n’a pas manqué de témoigner toute sa reconnaissance à Jean Claude Gaudin qui tourne une page historique de sa vie politique, par un hommage fort appuyé à son égard rappelant son parcours politique à ses côtés et particulièrement cette amitié qui a forgé leur destin commun. Et d’insister « sur un vrai rassemblement avec une particulière volonté à construire une majorité de projets au-delà des clivages partisans et un recentrage de la Métropole sur ses fonctions prioritaires comme le développement économique et la mobilité d’où cette ambition première d’inviter immédiatement le Premier Ministre  à inscrire la Métropole Aix Marseille Provence dans la loi sur les mobilités pour en faire une Métropole attractive et compétitive qui doit s’imposer entre Barcelone et Gènes. » En attendant la prochaine séance du Conseil de la Métropole prévue le 18 Octobre prochain, les délégations de pouvoir de la Présidente seront attribuées aux membres du bureau de la Métropole dans les prochains jours.

JACKY NAIDJA

 

Liste des Vice- présidents

1er Vice- président : Roland Blum

2è Vice- président   : Richard Maillé- Maire de Port de Bouc

3è Vice- président   : Patrick Boré -Maire de la Ciotat

4è Vice- président   : Georges Rosso- Maire du Rove

5è Vice- président   :  Gérard Bramoullé Adjoint au Maire d’Aix

6è Vice- président   :  Danielle Millon- Maire de Cassis

7è Vice-président    :  Pascal Montécot-Maire de Pélissanne

8è Vice-président    : Roland Giberti- Maire de Gémenos

9è Vice-président    : Gérard Gazay- Maire d’Aubagne

10è Vice-président  : Eric le Dissès-Maire de Marignane

11è Vice-président   : Martine Césari- Maire de St Estève Janson

12è Vice-président   : Didier Khelfa- Maire de St Chamas

13è Vice-président   : Michel Roux

14è Vice-président   : Frédéric Collart

15è Vice-président   : Georges Christiani- Maire de Mimet

16è Vice-président   : Daniel Gagnon- Maire de Cornillon-Confoux

17è Vice- président  : Arlette Fructus

18è Vice-président   : Christian Burle- Maire de Peynier

19è Vice-président   : Henri Pons- M     aire d’Eyguières

20è Vice-président   : Bernard Jacquier

Liste des Conseillers Métropolitains délégués

Danielle Garcia -Maire d’Auriol

Alexandre Gallese

Christophe Amalric- Maire de la Barben

Roland Mouren- Maire de Chateauneuf-les-Martigues

Martial Alvarez- Maire de Port Sat Louis du Rhône

Béatrice Aliphat- Maire de Saint- Mitre-les Remparts

MARSEILLAIS*:
LIGNES DE VIE D’UN PEUPLE

Marseillais : LIGNES DE VIE D'UN PEUPLEUn livre écrit à quatre mains par Patrick Coulomb et François Thomazeau, Journalistes, qui ont décidé de raconter la mémoire de Marseille à travers 22 personnalités tirées de 22 cartes du Tarot marseillais pour en dresser leurs portraits suivis d’enquêtes avec leurs témoignages souvent poignants.

Et parler de Marseille et des Marseillais comme ils l’ont fait, avec cette tendresse là, une simplicité comme celle là, est en soi une gageure et une marque de reconnaissance infinie à Marseille d’abord et à la mémoire de son peuple marseillais ensuite. Un témoignage frappant de chacun de ces 22 personnalités qui a surtout tenu compte de leur diversité, de leurs valeurs et qui, au regard de la ville parlent de « leur ville » avec une sensibilité amoureuse toute particulière. Et de raconter l’effet très fort qu’a Marseille sur les individus qui ont marqué une époque marseillaise fabuleuse jusqu’à enchanter la vie contemporaine de cette ville. Sans les citer tous, en passant par Robert Vigouroux ancien maire de Marseille, Pape Diouf ancien président de l’OM, Rudy Ricciotti l’architecte qui a fait de Marseille sa ville, Sophie le Saint de la télévision, ou Dominique Bluzet, homme de théâtre, tous ont jeté un regard lucide et plus ou moins attachant et souvent complice à leur ville malgré toutes les tentations communautaristes. Même si l’envie de partir ailleurs pour un certain nombre d’entre eux existe, il y a toujours cette autre envie d’y revenir aussi comme le fait Sophie le Saint à chaque fois qu’elle a l’occasion de quitter le petit écran de France Télévision pour retrouver sa ville natale de Marseille. Patrick Coulomb et François Thomazeau qui ont présenté leur livre dès sa sortie à leurs confrères au Club de la Presse de Marseille, ont eu les mots justes pour mettre largement l’accent sur ce lien très fort de Marseille avec ces gens d’où qu’ils viennent, « d’ici ou d’ailleurs », avec cette mentalité marseillaise particulière, plus vraiment comme là bas, mais pas encore tout à fait d’ici. Insistant sur leur attrait pour cette ville avec un fort optimisme comme pour se déterminer d’abord comme marseillais de cette ville de Marseille et à laquelle ils sont singulièrement attachés. Une ville longtemps ouverte vers le large où tant de voyageurs se sont arrêtés et ne sont plus repartis. D’où le titre « Marseillais » de ces 160 pages reproduisant une mosaïque de personnages qui raconte la mémoire de ce « peuple de Marseille », laissant la porte largement ouverte à leurs portraits, leurs itinéraires, à leurs noms plus ou moins célèbres qui ont marqué une époque marseillaise historique telle qu’elle s’est construite, telle qu’elle va en avançant au gré du temps avec pourtant de multiples similitudes. Pour enfin voir renforcer aussi leur identité grâce à ce seul sentiment particulier d’appartenance comme par exemple appartenir à la légende du club de l’OM. Même si le vivre ensemble et le côte à côte existe bel et bien surtout au vélodrome tout en s’ignorant les uns les autres. Cela n’enlève rien à ce cliché fait de Marseille où football, Vélodrome, rime aussi avec pétanque, pastis, belote et autres galéjades bien connues. Tour s’est imposé passionnément. Mais on reste pourtant frappé par cette « passion positive » de Marseille qui prouve que le mélange des cultures tel qu’il est façonné à Marseille depuis fort longtemps s’est bien ancré dans la société pour enfin se développer peu à peu jusqu’à justifier l’existence de cette appartenance C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les deux auteurs de ce livre en ouvrant ces pages à la lecture du public comme une entrée en matière et de rappeler que « pour le reste, le plus simple c’est de venir à Marseille à leur rencontre. »

JACKY NAIDJA

*Marseillais : LIGNES DE VIE D’UN PEUPLE de Patrick Coulomb et François Thomazeau publié aux éditions HD ateliers Henry Dougier (Mars 2018).

*Patrick Coulomb et François Thomazeau sont invités à une rencontre dédicace suivie de la signature de leur livre à la librairie de Provence d’Aix, le Samedi 26 mai 2018 à 11h. Entrée libre.

 

Un événement artistique à la hauteur du Territoire avec une déclaration d’Amour à Marseille.

Cinq ans après le succès considérable et incontestable remporté par Marseille Provence 2013 comme Capitale Européenne de la Culture, voilà qu’un nouvel événement culturel et artistique MP2018 Quel Amour! de portée nationale et internationale, va voir le jour dans les Bouches du Rhône. Il sera inauguré officiellement dès le 14 février 2018.

Ce nouveau rendez-vous très festif, retenu comme une déclaration d’amour aux arts et aux artistes va faire vivre au territoire des Bouches du Rhône 7 mois durant et à une cadence effrénée jusqu’à novembre 2018, une variété de spectacles, de fêtes, de concerts, d’expositions ainsi que plusieurs autres événements aussi inédits les uns que les autres et accessibles à tous. Tout un programme! Comme une suite de MP2013 mais avec en plus cette invitation à l’évasion propice à de doux instants de convivialité, de partage, avec des moments d’amour, de passion et même de légèreté.

Déjà en 2016, l’idée d’un grand projet événementiel est apparue presque nécessaire chez les grands témoins et acteurs culturels de MP2013. Et l’association MP culture, créée pour la circonstance avec à sa tête Raymond VIDIL*, un président féru de culture et initiateur du projet, va poser les jalons d’une dynamique artistique construite autour de projets pluridisciplinaires qui vont associer « culture, tourisme et économie  » pour s’appeler MP2018 Quel amour! Il y a chez les organisateurs comme une envie forte de fédérer un grand événement de notoriété internationale à partir de l’énergie du territoire des Bouches du Rhône. De grandes structures culturelles et du monde de l’économie dont la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille, Aix-Marseille Université, le Top 20, les Mécènes du Sud vont accompagner ce nouveau programme imaginatif de création artistique et culturelle, autour d’un solide partenariat des institutions comme l’Etat, la Région Paca, le Département des Bouches du Rhône, la Ville de Marseille. Viendront s’ajouter à ce partenariat, les villes associées de Marseille à Arles, en passant par Aix en Provence, Martigues, Salon de Provence, Miramas, Istres, Cassis.

MP2018 est alors engagée dans un sacré élan de désir pour partager avec les acteurs locaux et les habitants du territoire, la richesse de cette programmation artistique grâce à l’expertise de 15 grandes structures culturelles qui vont la coordonner précieusement dans les 10 nouveaux équipements culturels dont le Mucem, hérités de 2013. Et mettre ainsi en lumière la destination Bouches du Rhône pour lui offrir un nouveau label culturel et touristique de haute portée en 2018. Ce sont près de 500 structures artistiques qui vont développer 170 propositions que le comité d’orientation artistique à finement étudié depuis sa mise en place, conjointement avec les professionnels du tourisme. Toute une mobilisation autour d’une collaboration innovante pour rendre Marseille et sa région encore plus attrayante pour les millions de touristes attendus en 2018. (Et pour rappel, 5 millions ont été accueillis en 2016 à Marseille contre 2 millions en 2012).

 Toujours animés par cette ambition de faire de cet événement un exceptionnel rendez-vous populaire pour nouer avec le grand public une véritable histoire d’amour, les organisateurs réussissent à sortir 65 projets collectifs qui sont sélectionnés pour porter les couleurs de MP2018 Quel amour! auxquels vont s’ajouter des créations spécifiques menées par l’organisation MP2018.

Au final, 200 projets seront programmés à travers tout le territoire du département, tous accessibles au grand public pour des concerts, opéras, théâtre, danse contemporaine, musique, expositions, concours photos, cirque, jeux, où la jeunesse est à l’honneur et parmi elle cette communauté des écoliers présente avec leurs enseignants dès les deux premiers jours de l’inauguration les 14 et 15 février 2018.

Le budget de 5,5 millions d’euros consacré à la manifestation (dont 50% d’apport de partenaires, 36% de subventions institutionnelles et 14% de recette exceptionnelle provenant du solde de MP2013) montre bien la prise en compte jusqu’au moindre détail des charges de la manifestation, afin de donner à cette fête populaire une ampleur particulière à l’image de l’énergie du département. C’est sans compter aussi sur le coût des programmations pris intégralement en charge par le comité d’orientation et par les villes associées au projet à l’exception de la ville d’Aix en Provence dont la municipalité n’a pas cru devoir engager ses financements dans cet événement. Cinq de ses établissements culturels aixois, labélisés MP2018 comme le Grand théâtre de Provence, le CNN du Pavillon Noir, le Festival d’Aix, la Fondation Vasarely et le Jeu de Paume participent largement à la réalisation de spectacles autour des thèmes sur l’Amour que les aixois sauront bien apprécier. Il y a aussi l’apport des Mécènes qui regroupés en partenaires indépendants, forts impliqués dans le projet par l’esprit qui leur correspond, apportent leur soutien financier, valorisé par leur engagement comme un choix du cœur afin d’assurer à l’événement le succès qu’il mérite avec un certain surréalisme dans ce domaine souvent sanctuarisé qu’est notamment l’art.

MP2018 ET LE J1

Le J1 symbole du passé industriel et portuaire au cœur du Grand port Maritime de Marseille, bien connu des marseillais, aménagé puis mis au service de l’attractivité du territoire depuis octobre 2017 est le lieu emblématique tout trouvé, propice à l’organisation de ce projet ambitieux, enthousiaste et rassembleur pour accueillir une grande exposition d’art contemporain autour d’œuvres exceptionnelles de 2 artistes de renommée mondiale: JR artiste français avec ses portraits géants et Korakrit Arunanondchai artiste thaïlandais surfant entre spiritualité, cinéma et son, pour une production inédite dédiée à Marseille et son histoire. Le j1 restera ouvert pour le public jusqu’à novembre 2018 comme lieu d’accueil, de rencontres et de découvertes avant une autre destinée en 2019. L’inauguration de MP2018 Quel Amour est prévue le jour de la Saint Valentin le 14 Février prochain, fête de la célébration de l’Amour. Ce sont les enfants des écoles et leurs enseignants qui les premiers ouvriront le bal pour emmener le public durant 2 jours et 2 nuits dans l’extraordinaire effervescence de tout un territoire avec le rendez-vous du baiser légendaire le 17 février à 19 heures pour un seul et même geste d’union. Et de recevoir une mallette artistique en cadeau des artistes. Puis d’adresser à cette occasion un vif message aux capitales européennes de la culture à se joindre à ce rendez-vous, donnant ainsi la preuve de l’universalité du sentiment et du même désir partagé de l’amour fraternel pour écrire ensemble une nouvelle histoire.

Par delà tout le programme fort alléchant et dense à la fois, un ultime rendez-vous est déjà lancé pour le dernier weekend d’août pour une édition spéciale au J1 dédiée aux amours des arts avec le Salon international d’Art Contemporain ouvert jusqu’au 9 septembre 2018 avant de laisser le J1 s’installer à l’avenir dans de nouvelles perspectives.

*Raymond VIDIL: Président de MPCULTURE est aussi Directeur Général de la Compagnie MARFRET et Ancien Président des Armateurs de France.

JACKY NAIDJA

A PROPOS DE MP2018

A l’occasion du lancement de MP2018 et de l’avenir du Grand Port Maritime de Marseille, Raymond VIDIL en tant que Président s’est exprimé à ce sujet.

Sur le projet du J1

C’est une très bonne chose. On ne peut pas mieux faire pour ne pas laisser un équipement aussi important et de cette qualité en friche. Le J1 a eu une carrière glorieuse depuis sa construction en 1920 pour servir aussi à entreposer des marchandises. Le port avec l’augmentation de l’activité portuaire s’est développé avec plus de mouvements classiques vers le Nord-Ouest dans des rapports entre les villes et les ports. Les bateaux restant de moins en moins à quai et les marchandises conteneurisées. Donc plus besoin de hangars de ce type, qui à l’origine ont été bâtis lorsque les conteneurs n’existaient pas. Le J1 étant devenu petit à petit sans activité, la direction du Port a donc lancé un appel d’offres pour un nouvel édifice plus en relation avec la ville et le port où vont se rencontrer des projets de développement économiques, culturels et touristiques avec des usages urbains et portuaires notamment tout en lui gardant toute sa vocation maritime.

Sur la relation MP2018 et le J1

Le J1 est un emplacement plus que symbolique, faisant face à la Place Sainte Marie, un passage historique et significatif par où sont arrivés les Grecs à Marseille. C’est bien évidemment une image valorisante du Port de Marseille. Avec MP2018, nous allons occuper ces lieux que la Ville de Marseille a mis à notre disposition pour l’organisation de ce grand événement culturel à partir de février jusqu’à novembre 2018. Nous occuperons le 3è étage (8.000 m2) pour la programmation d’une série de spectacles, concerts, expositions pour mettre en lumière deux artistes mondialement connus l’un JR pour ses grandes œuvres urbaines et grands portraits format espaces publics grâce au photocollage, l’autre KORAKRIT ARUNANONDCHAI, artiste Thaïlandais, un autre génie dans son genre, pour mêler spiritualité, sculpture, son et vidéo.  C’est donc avec ce type de partenariats sur des projets innovants, culturels, touristiques et économiques, que le Port par sa vocation commerciale, de transport de passagers, de marchandises va trouver le compromis nécessaire pour pérenniser cette relation entre la ville et ses habitants.

Propos recueillis par JACK NAIDJA

 

 

RAYMOND VIDIL* PRESIDENT DE MARFRET ET DE MP2018 S’EXPLIQUE SUR L’AVENIR DU J1 ET DU GPM DE MARSEILLE

 

En tant que partenaire du Grand Port Maritime de Marseille, Raymond Vidil, Président de MARFRET et de MP2018 s’est exprimé à l’occasion du lancement de l’appel d’offres du J1 et sur le devenir du Grand Port Maritime de Marseille.

 

Reporters.dz: Quel est votre point de vue sur le projet du j1 à propos du lancement de l’appel à projets?

  1. VIDIL : C’est une très bonne chose. On ne peut mieux faire pour ne pas laisser un équipement aussi important et de cette qualité en friche. Le J1 a eu une carrière glorieuse depuis sa construction en 1920 pour servir à entreposer les marchandises. Le port avec l’augmentation de l’activité portuaire s’est plus développé avec des mouvements classiques vers le Nord- Ouest dans des rapports entre les villes et les ports. Les bateaux restant de moins en moins à quai et les marchandises conteneurisées. Donc plus besoin de hangars de ce type qui à l’origine, ont été bâtis lorsque les conteneurs n’existaient pas. Le J1 étant devenu petit à petit sans activité, la direction du port a donc lancé un appel d’offres pour un nouvel édifice plus en relation avec la ville et le port où vont se rencontrer des projets de développement économiques, culturels avec des usages urbains et portuaires notamment.

Reporters : Et avec la mer aussi….

  1. VIDIL : Evidemment avec la mer… parce qu’il lui faut surtout garder cette vocation maritime.

Reporters.dz : C’est donc une nouvelle image plus valorisante du Port?

  1. VIDIL : Oui exactement. Son emplacement est plus que symbolique, faisant face à la Place Sainte Marie, un passage historique et significatif par où sont arrivés les Grecs à Marseille.

Reporters.dz : Avec votre association MP2018, vous allez occuper ces lieux du 3è étage du J1 pour l’organisation d’un projet culturel important à partir de février au moins jusqu’à novembre 2018? De quoi s’agit-il au juste?

  1. VIDIL : Dans cette attente et jusqu’à l’affectation du J1 fin 2018, le Port a mis le dernier étage du hangar (8.000 M2) à disposition de la Ville de Marseille son partenaire privilégié, lequel a crée une association MJ1 pour sa remise en état avant de l’occuper pour diverses manifestations culturelles et autres événements inédits. Notre association MP 2018 va donc programmer dans ce lieu une série de spectacles, fêtes, concerts et expositions à l’image de MP 2013 Capitale Européenne de la Culture avec deux premières grandes manifestations qui vont marquer cette période et mettre en lumière deux artistes connus dans le monde entier l’un pour ses grands portraits format espaces publics grâce au photocollage. L’autre pour mêler spiritualité, sculpture, son et vidéo. Mais également des activités culturelles prévues avec les écoles primaires du département notamment.

Reporters .dz : Et sur l’avenir du Port en conclusion?

Je dirais tout simplement que les dernières réformes de 2008 qui l’ont transformé en Grand Port Maritime lui ont permis une stabilité dans l’activité, dont les résultats sont en nette progression. Ses projets innovants sont bien installés dans l’orientation choisie. Il faut donc les consolider tout en conservant au port sa vocation de commerce, de transport des passagers, des marchandises et en même temps trouver un compromis nécessaire pour pérenniser cette relation entre la ville, le port et ses habitants.

*Raymond Vidil: Est aussi Président directeur général de »MARFRET » une compagnie maritime de transport de marchandises par conteneurs avec des lignes régulières vers l’Europe du Nord, la Méditerranée et le Maghreb.

 

Propos recueillis par JACKY NAIDJA  

HUMAN à la Maison Associative

HUMAN LE FILM DE YANN ARTHUS BERTRAND PROJETE POUR LA 3è FOIS A LA MAISON ASSOCIATIVE D’AIX CE JEUDI 12 NOVEMBRE

A l’initiative de l’Association Femmes Méditerranéennes et avec le soutien de Pays d’Aix Associations, Accès Reportages et Accès Multimédia Informatique, une 3è projection du Film Human de Yann Arthus Bertrand est prévue ce jeudi 12 novembre à 18h30 en salle 408 du Ligourès Maison de la vie associative à Aix sous l’égide de la Cimade* du Pays d’Aix.

La Cimade qui a convié ses nombreux adhérents à cette projection a en effet prévu d’en débattre avec eux et le public présent sur le sujet des » Migrants » que traite le film. Un sujet très sensible et qui fait l’actualité du moment. La présentation du film et du débat sera assurée par Mireille Provansal Présidente de la Cimade.

*La Cimade avec son slogan : « l’humanité passe par l’autre » est une association née en 1939 qui a pour but d’aider les personnes déplacées par la guerre et de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d’assurer leur défense quelque soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse

 

Human à Pays d'Aix AssociationsHuman à Pays d’Aix Associations

Voici les trois dates pour la présentation du film Human à la Maison de la Vie Associative, Le Ligourès. Attention de bien réserver sous la date désirée.

Entretien exclusif de Yann Arthus Bertrand

Entretien exclusif de Yann Arthus Bertrand

En exclusivité sur le site REPORTERS.DZ ALGERIE

En marge de la présentation de son film HUMAN hier à la Presse au cinéma Mac Mahon à Paris, Yann Arthus Bertrand a bien voulu répondre avec sa décontraction habituelle à quelques questions de Reporters Dz.

1/ Reporters.dz: Avant d’aborder votre film Human, parlez-nous d’abord de votre livre à paraître dans quelques jours aux éditions de la Martinière comme l’ensemble de tous vos livres d’ailleurs?

Yann Arthus Bertrand: je voulais absolument faire ce livre pour expliquer le film parce que tout simplement dans le film il n’y a pas de commentaires. Pour cette raison on peut se poser toutes les questions sur qui on parle. De sorte qu’on a envie d’en savoir plus comme pour l’homophobie interdite dans le monde par exemple. C’est important d’en parler. Comme de la pauvreté aussi, celle qui existe en Inde comme nulle part ailleurs car c’est la vraie pauvreté. Ce n’est pas celle de France. On retrouve d’ailleurs dans ce livre de nombreux thèmes qui ont irrigué le film qui résonnent très fort grâce aux témoignages de ces hommes et ces femmes qui appellent inlassablement chacun à écouter l’autre, à se relier à l’autre. Ce livre est précieux en ce sens qu’il contient tous les enjeux de l’humanité et de son devenir. Il relie certes le film mais pour moi c’est un acte de confiance dans la liberté d’écrire comme celle que prennent tous les témoins dans mon film pour parler librement de leur sort et qui me permettent de recueillir leurs sentiments en toute confiance au plus près de la caméra.

C’est en tous cas ce que j’ai essayé pour tout expliquer à travers les 226 pages de ce livre.

2/Reporters.dz: Votre film traite par des témoignages parfois poignants et fort sensibles du destin de la planète. Et pourtant je vous ai entendu répété que « l’humanité n’avance pas »? Qu’est ce qui vous fait dire cela?

Yann Arthus Bertrand: Le film parle lui même de l’humanité. Cette humanité s’exprime à travers les gens qui témoignent sur la solidarité, l’amour ou le mieux vivre ensemble et bien d’autres choses très intéressantes encore. mais j’ai comme l’impression qu’on est en train de faire la guerre comme on la faisait il y a une centaine d’années. Aujourd’hui la haine amène la mort, l’assassinat la vengeance. Comment s’en sortir? Comment peut-on encore se battre comme des animaux? je crois me poser ce genre de questions aujourd’hui. Pourquoi aussi l’homme, une espèce intelligente, brillante colonise la terre? Il y a un manque de bon sens à tout cela.

Le film Human donne des réponses en même temps qu’il délivre des messages comme celui de ce soldat qui explique par exemple  » le plaisir qu’il a de tirer, que l’homme aime tirer et que la guerre fait partie de l’intérieur de nous. »Autre exemple, la France est le 3è pays vendeur d’armes dans le monde. On vend des bateaux de guerre aux Russes en leur disant surtout de ne pas faire la guerre, alors que ce sont des bateaux de guerre super perfectionnés. C’est un non sens. On vit dans un déni, dans une hypocrisie totale car on est toujours partagé entre le profit et les droits d’intérêt personnel. Et pour répondre à votre question, c’st l’homme, l’humanité qui doit avancer à condition qu’on leur en donne les moyens.

3/ Reporters.dz: C’est important pour vous que ce film soit montré aux Nations Unies à New York et à la COP 21 à Paris, deux grandes réunions internationales ?

Yann Arthus Bertrand: OUI. Je le pense sincèrement que Human soit montré aux Nations Unies. C’est très important pour le message qu’il transmet et c’est aussi l’endroit idéal et influent car les Nations Unies sont la clef de tous les super pouvoirs. C’est également un grand symbole que ce film qui parle de corruption, d’injustice, de viol de pauvreté, de faim, d’homosexualité, de violence soit vu dans cette grande enceinte internationale où se prennent les plus grandes décisions en direction du monde.

Pour la COP 21, nul n’ignore que le film est profondément écologique et il pose de vraies questions sur ce sujet sensible.

4/ Reporters.dz : A propos justement de la COP 21, Ban Ki Moon le Secrétaire général de l’ONU que vous connaissez bien a laissé entendre qu’il y a des lenteurs dans les négociations en vue de la COP 21. 56 pays sur 195 ont au jour d’aujourd’hui rendu public leurs intentions sur le réchauffement climatique. Quel est votre sentiment à ce sujet?

Yann Arthus Bertrand: Je connais en effet Ban Ki Moon. Je sais de quoi il parle et ce qu’il pense mais moi sincèrement je n’ai pas de réponse. On est dans un monde de civilisation, d’échanges et on aimerait bien des résultats pour faire avancer les choses. C’est d’ailleurs ce qu’a bien compris le président du Venezuela sur ce sujet. De mon point de vue personnel ce n’est pas la COP 21 qui va changer le monde…Et pourtant cette rencontre est nécessaire pour le dialogue et les échanges qui vont s’instaurer avant toute autre chose.

5/ Reporters.dz: Quel regard portez-vous sur votre film maintenant qu’il est réalisé et porté bientôt à l’écran?

Yann Arthus Bertrand: J’ai travaillé énormément comme vous ne pouvez l’imaginer sur ce film pendant 3 ans avec mes équipes qui ont été formidables et après cela je ne peux qu’ en être fier de ce résultat. C’est un film de témoignages comme je l’ai précisé qui a nécessité 110 tournages dans 60 pays avec 202 récits de vie traduits dans 63 langues. Il dure 3 h mais dans mes bobines, j’ai de quoi réaliser un film de 8 h. C’est vous dire toute l’importance que j’ai accordé à sa réalisation.

C’est aussi un film utopique qui ramène l’homme à sa vie. Un film très fort et profond qui a du sens. Et je le crois sincèrement , pas du tout par modestie parce qu’il est tout simplement formidable avec tous ces gens à l’image qu’accompagne cette musique magistrale d’Armand Amar. Avec des témoignages forts comme celui de ce garçon qui vit dans la rue au Congo et qui dit très justement: » On a chacun une mission sur cette terre, à moi de trouver la mienne parce que Dieu m’en a forcément donné une. » Un gosse de 10 ans qui dit cela de nos jours, c’est fantastique et ça donne à réfléchir….

6/ Reporters.dz: Sur les migrants en Méditerranée qui est devenue un cimetière à ciel ouvert avec des drames qui se succèdent et n’en finissent pas d’ajouter des morts aux morts. Que vous inspire donc ce sujet ?

Yann Arthus Bertrand: Je connais ce sujet grave. J’ai vu Calais, j’ai vu Lampedusa et bien d’autres lieux encore. Dans mon film il y a un grand passage sur les réfugiés. Pour eux , il n’y a pas d’autres solutions que de partir, fuir la guerre quand il n’y a plus rien pour se nourrir. C’est un constat désastreux de cette époque avec tous ces drames humains.

Par internet aujourd’hui le jeune au Mali par exemple sait ce que coûte le salaire en France. Et qu’il n’a qu’une envie devant la désespérance et la misère ajoutée à la guerre que de tenter la grande aventure vers l’ailleurs, n’importe où. Mais il sait que c’est compliqué mais il ne peut faire autrement.

Je pense que les flux migratoires seront encore plus nombreux à l’avenir et l’Europe sera encore plus submergée par les réfugiés et ce ne seront pas les policiers et les barrages qui les retiendront. C’est la ronde infernale des va et vient des hommes qui continue depuis que le monde est monde pour tenter d’aller se reconstruire ailleurs quand on ne peut plus le faire chez soi.

7/ Reporters.dz : Il y a comme un silence gênant de la part des gouvernants de plusieurs pays et de l’UE qui se jettent les responsabilités faute de trouver une solution commune, plausible et urgente à cette question éminemment grave et dramatique.

Yann Arthus Bertrand: C’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de solution c’est tout. Moi même je n’ai point d’opinion là dessus. Tout le monde est dépassé. Si j’ai fait ce film que j’aime beaucoup, c’est pour qu’on puisse regarder l’autre d’une façon différente même si on ouvrira toutes les frontières.

8/ Reporters.dz: Revenons à votre film Human. Que vous a t-il apporté de plus que tous les films que vous avez réalisés?

Yann Arthus Bertrand: Je viens de vous dire que j’aime ce film par dessus tout parce qu’il est profond et qu’il a du sens. C’est le film de ma vie qui met en images tout ce que j’avais envie de dire, de faire, pour montrer la beauté du monde, l’amour que j’ai pour les gens et pace qu’il peut être aussi une caisse de résonnance. Je crois également que si on fait ce métier c’est parce qu’on aime les gens et on se sent proches d’eux. Comme bien même aujourd’hui on est dans un monde cynique que je n’aime pas. J’ai plus envie d’être dans un monde de bienveillance et de gentillesse tout simplement.

9/ Reporters.dz: Quel est le souvenir le plus marquant qui vous restera en mémoire de cette réalisation?

Yann Arthus Bertrand: Il me restera certainement le cri de cette femme indienne extrêmement fort qui hurle son désespoir comme un appel au secours.

10/ Reporters.dz: Revenons si vous le voulez bien sur le Film « l’Algérie vue du ciel » dont le succès a été retentissant et que les Algériens ont beaucoup aimé. Avez-vous un message à leur délivrer à cette occasion?

Yann Arthus Bertrand: C’est vrai ce film a rencontré un grand succès et j’ai reçu à l’occasion de sa sortie des milliers de messages de remerciements d’amitié, de sympathie et de reconnaissance de la part des Algériens . Ils m’ont dit tout leur bonheur que je partage d’ailleurs avec eux, même si bon nombre d’entre eux ont découvert leur pays à partir du film seulement. Je leur dis tout simplement qu’ils ont un pays magnifique de beauté et j’ai vu l’Algérie comme j’ai vu aussi sa tristesse et ce film est pour eux.

Propos recueillis par JACKY NAIDJA

à Paris.

Human le livre

Human le livreYann Arthus Bertrand: Photographe Reporter International spécialisé dans les grands reportages aériens, d’aventure, de nature et d’animaux a réalisé aussi « l’Algérie vue du Ciel » avec Yazid TIZI son coréalisateur dont le succès public n’est plus à démontrer. 5 ans après d’autres succès au cinéma comme son film Home en 2009 et Planète Océans en 2012, Yann Arthus Bertrand récidive avec Human tout en restant le militant écologique reconnu comme défenseur de l’environnement passionné par la nature.
Il vient de publier Human un livre aux éditions de la Martinière: 226 pages à paraitre le 17 septembre 2015

HUMAN LE FILM DE YANN ARTHUS BERTRAND PRESENTE HIER A LA PRESSE A PARIS AU CINEMA MAC MAHON

Interview Yann Arthus Bertrand

« COMMENT ESPERER AMELIORER LA MARCHE DU MONDE SI ON VIT DANS L’IGNORANCE DE SES VOISINS »? ( Yann Arthus Bertrand)

A l’issue de la présentation hier de son film Human à la Presse au Cinéma Mac Mahon à Paris, Yann Arthus Bertrand réalisateur a accordé un entretien exclusif à notre quotidien Reporters.dz pour parler de son livre d’abord à paraitre le 17 septembre aux éditions de lamartinière et évoquer un certain nombres de sujets relatifs à la Cop 21 et au climat, la Méditerranée et les migrants ainsi que d’autres questions se rapportant directement à son film.
« HUMAN » qui sortira sur les écrans en France le 12 septembre sera projeté à cette même date en avant-première à New York aux Nations Unies dans la grande salle de l’Assemblée à l’occasion du 70è anniversaire de l’ONU. Diffusé également sur France 2 fin septembre lors d’une soirée thématique dans une version spécialement montée pour la télévision avant une autre présentation spéciale hors compétition à la Mostra de Venise le 7 sept. Il est attendu aussi à la conférence internationale sur le Climat ( la cop en décembre 2015) à Paris .De même qu’il est prévu une projection de ce film à la fête de l’humanité prochainement.
Dans ce nouveau film où il est surtout question de valeurs fortes d’humanité, de partage et d’engagement, c’est le portrait bienveillant et sensible de la Terre et de ses habitants, de belles personnes qui n’ont pas d’argent, qui vivent dans la rue, souvent dans la solitude et qui s’adressent aux autres. Que nous disent-elles surtout? « Regardons autour de nous, ouvrons les yeux et arrêtons d’être egocentriques ». Tel est le grand message particulier de ce film… Un tableau que Yann Arthus Bertrand a dressé avec son côté très esthétique par des images inédites qu’accompagne la musique extraordinaire tel un opéra d’Armand Amar, dont on prend grand plaisir à regarder comme une galerie de personnages ou une exposition de portraits de gens simples parlant librement , qui défilent sous les yeux des spectateurs non sans une certaine émotion évidente. Cela vient particulièrement du regard que le réalisateur a posé sur ces gens et leur environnement pour les interroger sur leur vie, leur sort et qui lui ont répondu avec émotion, sensibilité , amour et intelligence.
Un film qui se veut libre et dont Yann Artus Bertrand en rêvait depuis longtemps: « Un de mes meilleurs films » nous a t il confié qui a pour objectif  » de créer du lien autour de tous ces témoignages très forts de gens, très différents des quatre coins du monde. » Un film qui parle aussi aux autres, de pauvreté, de santé, d’handicap, de viol, d’homosexualité. Ce sujet tout particulièrement tabou dans certaines régions du monde que le réalisateur a voulu à tout prix intégré grâce à des témoignages aussi émouvants que sincères et pleins de pudeur de toutes ces personnes interrogées au plus près de la caméra.
Engagé et ambitieux , Human rappelle sans cesse la valeur de l’humanité qui interroge tout le monde sur le devenir de la Terre, de ses hommes à la recherche d’un mieux vivre ensemble, sur la condition humaine, le bonheur, la guerre et l’amour aussi. Et bien sûr l’immigration dont le réalisateur connait bien toute l’histoire. En somme toutes ces questions qui fondamentalement tiennent une grande place dans ce long métrage avec cette idée à lui de tenter de rassembler la plupart des populations autour de tous ces questionnements touchant aussi à la solidarité.
Pour Yann Arthus Bertrand, certains sujets sont universels et chaque expérience est unique. Rappelant qu’il a interrogé 2.000 personnes dans 60 pays avec cette idée majeure « de créer surtout du lien et des débats sur ces sujets sociétaux qui concernent l’ensemble de l’humanité quand « on oublie souvent de s’arrêter pour écouter et apprendre simplement des autres » confie t–il.
Et de préciser que son film de 3 heures de projection aussi importante, lui a valu 3 ans de travail et 110 tournages. Il n’aurait pas exister s’il n’y avait pas cette production unique en son genre en partenariat avec la fondation Bettencourt-Shueller qui a financé intégralement le film porté à bout de bras par sa Fondation GoodPlanet dont il préside les destinées pour le conduire vers ce projet humain et laisser voir et comprendre le travail exceptionnel de ses équipes de tournage dans tous ces pays visités. Pour le réalisateur Human reste une œuvre profondément originale et écologique de cette décennie comme « un projet global pour sublimer l’humanité, » qui doit être librement et le plus largement diffusée gratuitement.

Le film soutenu par l’Association des Maires de France, France 2 et Google sera disponible gratuitement sur Youtube et aussi sur Google très bientôt.

JACKY NAIDJA
Contact: www.human.themovie.org

La vidéo de l’entretien

https://www.youtube.com/watch?v=O-HqULQ5nLY

 

Yann Arthus Bertrand nous parle de son film « HUMAN »

Le film “HUMAN“ par Yann Arthus Bertrand

« J’ai rêvé d’un film où la force des mots résonne sur la beauté du monde. »(Yann Arthus Bertrand) ».
Qui sommes-nous et à quoi aspirons-nous?
Tel est le message important de cette grande aventure du film « HUMAN » réalisé par Yann Arthus Bertrand qui dresse à la fois un portrait émouvant ,sensible, humain et sincère de la planète et de ses Hommes, mais aussi sur le côté sombre de l’humanité.

HUMAN, qui a valu à son auteur 3 ans de tournage et plus de 500 heures d’images à travers des voyages aux 4 coins de la planète sera sur les écrans le 12 septembre prochain en France et dans le monde .
Ce film documentaire d’une qualité rare et exceptionnelle sera présenté le même jour aux nations Unies à l’occasion du 70è anniversaire de l’ONU. Heureuse coïncidence en ce moment crucial où le monde entier s’interroge sur le réchauffement climatique.Les Etats Unis par la voix de Barak OBAMA qui vient de lancer un ambitieux programme sur le changement de mode de développement de l’énergie est suivi par la Chine au secours du Climat..
C’est dire que le film HUMAN arrive à point nommé pour raconter et surtout pointer du doigt l’existence de l’Homme et inviter au » vivre ensemble » entre tous les humains sur cette terre. Notre terre à tous montrée sous tous les angles et à travers plusieurs endroits saisissants de la planète.
A travers des images aériennes insolites, poignantes et souvent bouleversantes , accompagnées de cette œuvre musicale tout à fait magistrale d’Armand AMAR, Yann Arthus Bertrand en liant la Terre, les témoignages des Hommes et la Musique a voulu insister particulièrement sur la découverte « des autres « partout dans le monde et faire parler des hommes et des femmes sur leurs conditions de vie, parfois avec violence et souvent avec bonheur. C’est toute la réflexion aussi profonde soit-elle sur la condition humaine que le réalisateur a recherché avant tout pour montrer à travers ces rencontres ce qui est beau, universel, humain sans occulter aucunement la part la plus sombre de ce que nous sommes réellement .
Des images inédites au plus proche des êtres qui les renvoient à leur propre vie. Un film authentique, libre , sincère et humaniste qui parle aux autres où qu’ils soient sur cette planète. il les interroge sur leurs espoirs, leurs incertitudes et notamment sur la question de partage de par leur existence même sur cette terre…
5 ans après le succès mondial de « HOME » avec ses 6 millions de spectateurs, et la toute dernière autre révélation du documentaire sur  » l’Algérie vue du ciel », Yann Arthus Bertrand prend encore le large avec HUMAN qui a nécessité 110 tournages dans 60 pays et 2020 récits de vie dans 63 langues. Une œuvre engagée qui sera également présentée à la COP 21 ( conférence Internationale du Climat) à Paris en décembre prochain. Ce long métrage de 3 heures de projection, est réalisé grâce aux financements des deux fondations Good Planet et Bettencourt Schueller sans qui ce projet qui interroge essentiellement le futur de l’Humanité n’aurait pas vu le jour.
Il sera entièrement gratuit et diffusé partout.
HUMAN sélectionné hors compétition à la 72è biennale du film de Venise fera également l’objet d’une projection spéciale.
*HUMAN: Un livre aussi.A paraître aux éditions de la Martinière dès le 17 septembre.226 pages.

JACKY NAIDJA
jana.presse@free.fr