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« COOPÉRER POUR RÉUSSIR » OU LES ASSISES DE TOUS LES POSSIBLES.

C’est Le Grand Genève, territoire transfrontalier, avec à sa tête Luc Barthassat, conseiller d’Etat du Canton de Genève en charge du département de l’environnement, qui a organisé avec brio les Assises européennes de la Transition Energétique de 2018 au centre des congrès Palexpo grâce à plusieurs partenariats de qualité.

Un rendez-vous créé en 1998 par la communauté urbaine de Dunkerque, devenu annuel pour des acteurs territoriaux européens engagés dans la transition énergétique. Evénement aux projets novateurs face aux enjeux climatiques, énergétiques avec cette vision transversale en vue d’objectifs » devait souligner Luc Barthassat à l’ouverture de cette 1ère conférence de presse qui vient inaugurer les assises. Avec le grand soutien fort et incontournable de l’ADEME* (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie), qui va permettre à nombre d’acteurs de terrain et ceux représentants de multiples institutions de mesurer toute l’action qu’il y a à mener face aux risques que nos comportements font peser sur la biosphère. « Coopérer pour réussir » est le thème choisi pour entamer 3 longues journées de débats, sessions plénières, ateliers et projections de films suivis d’importantes manifestations hors les murs venant après les assises de Bordeaux pour le 18ème rendez-vous en 2017. 4.500 congressistes présents et 250 intervenants sont venus de plusieurs pays pour se rencontrer à Genève les 30, 31 et 1er février dernier et explorer ensemble de nouvelles solutions et des idées à partager avec leur vision des actions futures, publiques mais aussi privées, au regard des défis qui attendent nos sociétés. Ensemble ils ont exprimé leur volonté commune d’action autour de trois axes majeurs: l’adaptation aux changements, l’atténuation des impacts à venir et enfin la mobilisation de toutes les énergies pour des coopérations nouvelles. Et cette année exceptionnellement, ces rencontres qui se sont exportées sur le territoire transfrontalier du Grand Genève auront bien confirmé leur grande ouverture internationale déjà commencée à Dunkerque, puis à Bordeaux, devenus depuis des villes symboles de la réussite de cet engagement audacieux pour la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables. Dans ce contexte, pas moins de 300 propositions de contributions ont été reçues de toute l’Europe et une centaine d’entre elles ont été retenues, intégrant parfaitement le programme des ateliers. C’est dire toute l’importance accordée aux différentes thématiques lancées cette année, pour être plus prés des problématiques rencontrées au quotidien par les territoires et leurs habitants. Un engagement de tous les possibles dépendant particulièrement de l’investissement financier mais surtout humain avec au centre la place idéale de l’homme. Tout un foisonnement d’initiatives est mis en débat public et ouvert aux thèmes importants que sont le climat, l’énergie, les faits de société, l’économie circulaire, les transports. Thèmes tout à fait propices à tous les échanges pour réussir à mobiliser ce projet de société qu’est la transition énergétique avec son mode de développement. Une dynamique ambitieuse de développement des énergies renouvelables porteuse de projets innovants et pleinement intégrée dans des stratégies territoriales, s’ouvrant sur le grand public pour offrir de formidables opportunités de croissance économique.

Ces assises se sont ouvertes par une conférence de presse matinale le 30 janvier, très animée par Luc Barthassat, Conseiller d’Etat du canton de Genève, organisateur de ces assises, Bruno Léchevin, Président de l’ADEME, Anne Walryck, Vice-Présidente de Bordeaux Métropole et Damien Careme Vice Président de l’Agglomération de Dunkerque. Un vent d’optimisme a soufflé sur cette conférence en donnant le ton voulu à ces assises avant l’ouverture des débats fructueux avec les journalistes fort nombreux à ce 1er événement de presse. Lesquels animateurs, d’une même voix ou presque ont insisté particulièrement sur les retours d’expériences et les échanges ainsi que sur le rôle des collectivités et de « leur pouvoir de faire » sur des territoires innovants.  Un message cohérent en est sorti, celui qui doit être inscrit dans une logique de solutions de bonnes pratiques et tests sur les territoires innovants. D’où la coopération annoncée tous azimuts pour réussir ensemble une révolution énergétique autant que démocratique. Celle-ci doit passer nécessairement par les citoyens et les communes à l’exemple de la transition énergétique allemande qui s’approprie toutes les initiatives citoyennes. Mais au delà du message volontariste, incitatif et encourageant porté par les initiateurs comme Alain Juppé le Maire de Bordeaux avec l’expérience de sa ville citée en exemple. Ou encore celui de Patrice Vergriette, le Maire de Dunkerque dont on connait son engagement pour la transition énergétique à ce titre et dont il a fait son cheval de bataille depuis sa ville, devenue un modèle en soi de la transition énergétique depuis 1998, c’est l’ADEME représentée par Bruno Léchevin son président, coorganisateur des assises qu’est revenu le dernier mot pour présenter chiffres à l’appui, les visions énergie-climat élaborées par son institution et de souligner tout le formidable travail effectué durant 10 années. Autre temps fort du début de ces assises, un accord transfrontalier très important est conclu à l’initiative de Luc Barthassat, pour l’amélioration de la qualité de l’air dans le Grand Genève avec des partenaires suisses et français dont l’ADEME et Atmo Auvergne-Alpes ainsi que la Confédération Suisse et l’Etat Français. Un acte en soi inédit en Europe et une 1èreeuropéenne pour ne pas dire mondiale. Un bel exemple de coopération autour de plans d’actions concrètes avec des objectifs chiffrés dans le projet de territoire 2016-2030, révélé par un protocole appelé « PACT’AIR » (Plan d’actions transfrontalier pour l’amélioration de la qualité de l’air de l’Agglomération du Grand Genève). Il doit en effet engager les autorités des deux pays avec l’ensemble des acteurs du Grand Genève grâce à la proximité de leurs techniciens fort impliqués dans ce processus pour sa mise en œuvre sur une zone de 2.000 km2 environ, autour de 14 actions concrètes et novatrices visant à diviser par deux les oxydes d’azote et de diminuer les particules fines de 18% sur la période allant jusqu’à 2030.

Trois jours d’assises durant lesquelles les participants dont 25 pays étaient représentés, se sont approprié les grands enjeux actuels : transport, urbanisme, agriculture, économie, habitat, énergies renouvelables, nouvelles technologies, gestion des systèmes d’information, nouvelles solidarités et gouvernance autour de 13 plénières, 110 ateliers pour partager les expériences, coopérer et imaginer le futur énergétique des territoires. Avec l’accompagnement de 6 visites organisées pour la découverte de la transition énergétique en action sur le territoire de Genève dont une visite plus que démonstratrice pour faire découvrir « Genilac ». Un modèle de la transition énergétique en action sur le territoire du Grand Genève. Quand l’eau du lac Leman vient à chauffer et à rafraichir les bâtiments de tout un grand quartier de Versoix, des organisations internationales et des entreprises du quartier des Nations jusqu’ au centre de Genève. Grâce justement à de la technologie durable, innovante et pratique par l’exploitation de l’eau du Lac qui à travers une installation, l’eau est pompée à 45 mètres de profondeur où la température est stable tout au long de l’année. Cette eau circule depuis la station de pompage vers des bâtiments raccordés par un réseau innovant de canalisations. Après son utilisation, l’eau est restituée à son milieu naturel- le lac où le Rhône- dans les eaux de surface pour ne pas perturber le milieu aquatique et donc 100% renouvelable. Voilà 10 ans que dure cette exploitation de l’eau du Lac par les services industriels de Genève qui fait aussi l’orgueil des Genevois. De quoi démontrer qu’il est possible d’innover en déployant des technologies nouvelles valorisant des sources d’énergie renouvelables et locales.

Tout au long de l’événement, les meilleurs rendez-vous pour se retrouver et échanger de manière plus informelle dans un espace convivial, c’est au village de la transition énergétique autour de 9 maisons thématiques, plusieurs stands d’information et un espace bar- restauration.

Sans oublier un autre événement tout aussi particulier et intéressant à plus d’un titre, le programme « OFF » des assises et son ouverture au grand public qui a débuté le 18 janvier avec 94 manifestations pédagogiques et ludiques, accessible à la fois aux enfants et adultes avec des animations nocturnes où l’on a vu s « imaginer la « pollution lumineuse », disco à énergie humaine ou encore sensibilisations sur les oiseaux hivernants, les énergies citoyennes, les toitures végétalisées ou la  géothermie. Tout un programme populaire à lui tout seul qui valorise la sensibilisation aux enjeux de la transition énergétique.

Que retenir de ces rencontres fortement appuyées par un message vidéo encourageant et incitatif à tous les congressistes, retransmis par Nicolas Hulot Ministre de la transition écologique et solidaire dès l’ouverture des assises. Sinon que la transition énergétique est l’une des pistes d’action la plus valorisante face aux enjeux climatiques. Elle représente bien sur le terrain le résultat d’initiatives citoyennes et de coopérations entre acteurs économiques, scientifiques, élus, techniciens, chercheurs, étudiants. Et non comme on peut le prétendre l’apanage de quelques spécialistes seulement. Autres moments clés de cet événement, la signature d’un mémorandum entre le Maroc représenté par Aziz Rabah, Ministre en charge de l’énergie et la Suisse avec la conseillère fédérale Doris Leuthard. Un accord visant à renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie. D’autre part, il y a eu le lancement d’un « hub » innovation Bridge- Mobily réunissant 12 acteurs régionaux en faveur de la mobilité durable. Le partenariat entre GRDF et Green Cross France et Territoires pour la recherche du gaz renouvelable comme accélérateur de transition énergétique. Enfin la signature d’une convention-cadre entre l’ADEME et la Fédération des Agences Locales de Maitrise de l’Energie et du Climat venue renforcer l’accompagnement des territoires dans la mise en œuvre de la transition énergétique. Autre lieu plus que symbolique et accessible, le carrefour des métiers de la transition énergétique installé avec ses stands d’information et d’orientation destiné aux découvertes des formations où 10 ateliers et 156 intervenants ont favorisé la réflexion collective sur l’avenir de ces métiers avec les entreprises concernées en présence d’un public fort nombreux, notamment de jeunes étudiants.

A noter également, la célébration des 10 ans du label « Citergie », un dispositif piloté par l’ADEME à l’endroit des communes et intercommunalités qui s’engagent dans l’amélioration de leur politique énergie durable. 13 initiatives ont été labélisées au cours de ces assises. La Communauté Urbaine de Dunkerque, est la seule intercommunalité française à obtenir le label « Cit’énergie Gold », la plus haute distinction européenne. Et rappeler aussi le soutien apporté à la Communauté Urbaine de Dunkerque pour l’organisation de la 20ème Edition des prochaines assises de la Transition énergétique. Rendez-vous est donc pris pour Janvier 2019 à Dunkerque et à Bordeaux en 2020.

*L’ADEME: L’Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’énergie est un établissement public sous tutelle conjointe du ministère de la Transition énergétique et solidaire et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

* Lien du message vidéo de Nicolas Hulot

https://we.tl/wD3OSkjdw7

 

De Genève, Jacky NAIDJA

 

 

L’ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE ALGER ET L’ÎLE DE FRANCE SIGNE HIER A PARIS AU COURS D’UNE BELLE CÉRÉMONIE TRÈS PROMETTEUSE

 

Abdelkader Zoukh Wali d’Alger et Valérie Pécresse  Présidente de la Région Ile de France se sont réjouis tour à tour hier à Paris de la signature de l’accord de coopération décentralisé pour 10 ans et tacitement reconductible entre leurs deux institutions portant sur un ensemble de contrats de projets communs. Cette cérémonie a été précédée d’un entretien  entre les deux responsables en présence de plusieurs personnalités dont Said Moussi Chargé d’Affaires à l’Ambassade de Paris.

Selon  le Wali d’Alger: C’est « un accord emblématique », qu’il promet d’engager  jusqu’à l’horizon 2030 venant bien entendu en appui au Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme*. Dans le cadre de  cet accord,  il est prévu notamment  la mise en place d’une maison de l’Algérie au sein de la Cité Universitaire Internationale  où seront accueillis des étudiants algériens en master et en doctorat.

Pour Valérie Pécresse:  » l’Algérie est un partenaire clé  » aux portes de l’Afrique qui entre dans une relation exceptionnelle d’un co- développement ambitieux et dynamique sur le plan économique , mais aussi culturel comme l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche. D’autres secteurs également avec la culture font aussi l’objet d’attention  particulière comme l’innovation, le développement durable et  la gestion des déchets. Sans oublier le tourisme auquel l’Algérie attache une grande importance et veut encourager son développement avec la réalisation d’une grande marina à l’instar d’autres pays méditerranéens. Les financements des projets de cet accord sont à la charge à parts égales  de chacune des parties même si d’autres financements peuvent être recherchés par ailleurs.

JACKY NAIDJA

JANAPRESSE INTERNATIONAL

 

*PDAU: Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (2015-2035), le 2e en Algérie depuis l’indépendance rentre globalement dans une stratégie qui définit les orientations fondamentales de l’Aménagement du Territoire, avec ses priorités dans plusieurs communes  en vue d’une grande cohésion territoriale.

 

Un accord de coopération sera signé dès demain à Paris

Entre la Wilaya d’Alger et la Région Ile de France à l’occasion de la visite en France de M. Abdelkader Zoukh Wali d’Alger accompagné d’une importante délégation et Valérie Pécresse Présidente de la Région Ile de France.

ACCORD DE COOPERATION ALGER-ILE DE FRANCECet accord de partenariat s’inscrit d’ores et déjà dans la poursuite des négociations entamées depuis le déplacement de Valérie Pécresse à Alger en octobre 2016.

La rencontre entre les deux délégations  a pour but de poser les premiers objectifs de ce partenariat entre les deux institutions en matière de développement des échanges d’information,  expériences et expertises. II permettra aussi des consultations réciproques pour la mise en œuvre de projets communs liés aux domaines de l’aménagement urbain et des transports, l’innovation et l’entreprenariat avec au centre de ces échanges la coopération universitaire, la culture, le patrimoine et le tourisme.

Alger en effet a mis en place depuis 2012 un plan stratégique jusqu’en 2035 soutenu par le nouveau Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (PDAU) qui se veut être un véritable outil légal de planification spatiale et de gestion urbaine. Alger et Paris avaient signé depuis 2003 un accord d’amitié qui a engagé entre les deux entités d’importants projets qui vont dorénavant voir le jour.

Valérie Pécresse a indiqué par ailleurs que la Région Île de France, la plus grande et la plus riche de France mettra toutes ses compétences particulièrement celles économiques et culturelles ainsi que son expérience du développement urbain au service de ce nouveau partenariat et notamment pour la construction de la ville d’Alger de demain.

JACKY NAIDJA

JANAPRESSE INTERNATIONAL