Articles

MAISSA BEY *A AIX EN PROVENCE POUR  LA PROMOTION DE SON DERNIER LIVRE « NULLE AUTRE VOIX » AUX EDITIONS DE L’AUBE (2018) A LA LIBRAIRIE DE PROVENCE.Nulle autre voix

     RENCONTRE DEDICACE ET CONFERENCE DE PRESSE AU MENU DE CE RENDEZ-VOUS LITTERAIRE.

Après un détour par Lyon et après Paris et Mouans-Sartoux pour le salon du livre, Maissa Bey fera une halte à Aix en Provence qu’elle retrouvera le 9 octobre prochain. Là où justement elle est venue dédicacer son livre « Hizya » en novembre 2015.

Maissa bey de son vrai nom Samia Benameur est de cette nouvelle génération d’écrivains qui n’ont pour passion que l’écriture et même le don de raconter des histoires avec simplicité et authenticité. Son nom est lié à jamais à la ville légendaire de Sidi Bel Abbès près d’Oran où elle y habite et qu’elle éclaire de sa seule plume depuis de nombreuses années dans un  pays où la femme est étouffée par une société de plus en plus rigide, exigeante et renfermée sur elle-même. Comme dans le roman « Nulle autre voix » (éditions de l’Aube) que vient de publier Maissa Bey laissant imaginer la condition de la femme face à la réalité de la société algérienne.

De professeur à écrivaine

Après des études littéraires à l’université d’Alger et une carrière comme professeur de français, elle s’attache à l’écriture et à tout ce qui touche aussi culturellement au social à travers son association culturelle « Paroles et écritures » créée en 2000 avec une bibliothèque et l’organisation d’échanges avec des auteurs au milieu des lectures publiques et autres animations diverses pour les enfants et les adultes. Maissa bey dans son domaine de prédilection l’écriture, connue pour sa voix féministe, avec 15 publications de titres chez son principal éditeur l’Aube, les uns aussi prestigieux que les autres, sait plus que nul autre raconter admirablement les histoires, sachant restituer les moments  les meilleurs de ses récits avec subtilité et finesse pour toujours transmettre au lecteur cette suite d’événements avec plus de force, émotion  jusqu’au tragique parfois. Dans son roman « Nulle autre voix » ; elle excelle avec talent dans un récit  écrit avec justesse, mais non sans une certaine colère, avec ses mots à elle dont on sait leur poids dense, parfois crus qui parviennent toutefois à apporter un véritable remède à une grosse douleur sur la condition de la femme. Dans ce roman, il s’agit d’une ex détenue qui a purgé sa peine de 15 ans pour le meurtre de son mari, restée recluse et humiliée dans une société repoussante qui a dressé devant elle tout un espace interdit. L’écrivaine va aller à la rencontre de cette femme, pour établir avec elle grâce à une certaine confiance, des échanges allant jusqu’aux confidences même, à travers des correspondances inédites et diverses. Et de jour en jour grâce à la parole libérée et retrouvée, les deux femmes que tout sépare vont se retrouver proches l’une de l’autre pour mieux se raconter… Une histoire qui se raconte rarement ou alors avec un certain recul. C’est là tout l’enjeu du  nouveau livre de Maissa Bey qui vient toujours à s’interroger sur des choses sur lesquelles on ne se pose jamais de questions.

JACKY NAIDJA

*  MAISSA BEY : MAISSA BEY

Ecrivaine algérienne francophone et bilingue (arabe), auteure d’une quinzaine de livres aux éditions de l’Aube, a reçu plusieurs prix dont le grand prix du roman francophone au Sila d’Alger en 2008. Ou encore le Prix Marguerite Audoux en 2006. Le roman de « Hizya » a lui même été sélectionné pour le Prix Fémina. Sans oublier le Prix  Cybelle en 2005. Outre son talent de romancière, elle est également Nouvelliste avec « nouvelles d’Algérie » – 1998, Poétesse avec « Sahara mon amour » – 2005, Essayiste avec « L’une et l’autre » – 2009 et aussi Dramaturge.

 

MAISSA BEY* A AIX EN PROVENCE POUR LA SIGNATURE DE SON LIVRE « HIZYA ».

Pour la promotion de son nouveau livre « Hizya »* publié aux éditions Entête 2015, Maissa Bey de son vrai nom Samia Benameur, Algérienne, Ecrivain, Professeur de Français à Sidi Bel Abbes où elle vit, était hier l’invitée de la librairie Goulard d’Aix en Provence.

Un livre dont la critique dit tant de bien, écrit avec ses mots à elle et dont on sait leur poids dense et toute la limpidité de par son écriture comme dans tous ses romans d’ailleurs et particulièrement dans son dernier « Entendez-vous les montagnes » publié en 2011 qui a eu un grand succès pour être aller jusqu’à explorer les traces laissées par l’obscurantisme dans son pays et bien au delà ailleurs .

Dans Hizya, Maïssa Bey nous révèle le quotidien de la société algérienne avec un œil sur la désespérance de la jeunesse et l’autre œil sur la réalité de la condition de la femme – entre rêves et frustrations- dans l’Algérie d’aujourd’hui comme pour refléter toute la complexité de son pays.

Explorant inlassablement les tréfonds de l’âme de son pays, elle retrace la vie de Hizya , cette femme comme toutes les femmes, confrontée à sa conscience, l’auteure nous entraine dans un récit à la fois fort poignant et remarquable sur la place et le statut de son personnage. Femme ordinaire travaillant dans un salon de coiffure où elle est à l’écoute de toutes les confidences entendues ici et là, rêvant d’un grand amour et à une vie de grande liberté tout en continuant à vivre au milieu de sa famille sous l’œil bienveillant de ses frères dans la société algérienne d’aujourd’hui. Un sujet simple mais un récit bouleversant à la fois tout en étant moderne et..d’actualité, tant l’auteure s’est imprégnée de tout ce qui entoure de près son personnage, s’interrogeant sur de petites choses sur lesquelles on ne se pose jamais de questions.

Hizya c’est aussi la dure réalité sur la condition de la femme à travers qui Maïssa Bey a voulu adresser un message plein de compassion à toutes les Hizya de l’Algérie face à la dure réalité du monde du travail, de la liberté ainsi que du rôle important de la famille .

Un livre qui se lit d’un trait.

JACKY NAIDJA

 

MAISSA BEY A AIX EN PROVENCE*Maïssa Bey est l’auteur francophone d’une dizaine de livres dont « Pierre, sang, papier ou cendre, ( éd. de l’Aube) qui a reçu le grand prix du roman francophone au Sila Alger en 2008. Ou » Cette fille là » Prix Marguerite Audoux en 2006.

*Hizya: a été sélectionné pour le Prix Femina 2015