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A PROPOS DE MP2018

A l’occasion du lancement de MP2018 et de l’avenir du Grand Port Maritime de Marseille, Raymond VIDIL en tant que Président s’est exprimé à ce sujet.

Sur le projet du J1

C’est une très bonne chose. On ne peut pas mieux faire pour ne pas laisser un équipement aussi important et de cette qualité en friche. Le J1 a eu une carrière glorieuse depuis sa construction en 1920 pour servir aussi à entreposer des marchandises. Le port avec l’augmentation de l’activité portuaire s’est développé avec plus de mouvements classiques vers le Nord-Ouest dans des rapports entre les villes et les ports. Les bateaux restant de moins en moins à quai et les marchandises conteneurisées. Donc plus besoin de hangars de ce type, qui à l’origine ont été bâtis lorsque les conteneurs n’existaient pas. Le J1 étant devenu petit à petit sans activité, la direction du Port a donc lancé un appel d’offres pour un nouvel édifice plus en relation avec la ville et le port où vont se rencontrer des projets de développement économiques, culturels et touristiques avec des usages urbains et portuaires notamment tout en lui gardant toute sa vocation maritime.

Sur la relation MP2018 et le J1

Le J1 est un emplacement plus que symbolique, faisant face à la Place Sainte Marie, un passage historique et significatif par où sont arrivés les Grecs à Marseille. C’est bien évidemment une image valorisante du Port de Marseille. Avec MP2018, nous allons occuper ces lieux que la Ville de Marseille a mis à notre disposition pour l’organisation de ce grand événement culturel à partir de février jusqu’à novembre 2018. Nous occuperons le 3è étage (8.000 m2) pour la programmation d’une série de spectacles, concerts, expositions pour mettre en lumière deux artistes mondialement connus l’un JR pour ses grandes œuvres urbaines et grands portraits format espaces publics grâce au photocollage, l’autre KORAKRIT ARUNANONDCHAI, artiste Thaïlandais, un autre génie dans son genre, pour mêler spiritualité, sculpture, son et vidéo.  C’est donc avec ce type de partenariats sur des projets innovants, culturels, touristiques et économiques, que le Port par sa vocation commerciale, de transport de passagers, de marchandises va trouver le compromis nécessaire pour pérenniser cette relation entre la ville et ses habitants.

Propos recueillis par JACK NAIDJA

 

 

RAYMOND VIDIL* PRESIDENT DE MARFRET ET DE MP2018 S’EXPLIQUE SUR L’AVENIR DU J1 ET DU GPM DE MARSEILLE

 

En tant que partenaire du Grand Port Maritime de Marseille, Raymond Vidil, Président de MARFRET et de MP2018 s’est exprimé à l’occasion du lancement de l’appel d’offres du J1 et sur le devenir du Grand Port Maritime de Marseille.

 

Reporters.dz: Quel est votre point de vue sur le projet du j1 à propos du lancement de l’appel à projets?

  1. VIDIL : C’est une très bonne chose. On ne peut mieux faire pour ne pas laisser un équipement aussi important et de cette qualité en friche. Le J1 a eu une carrière glorieuse depuis sa construction en 1920 pour servir à entreposer les marchandises. Le port avec l’augmentation de l’activité portuaire s’est plus développé avec des mouvements classiques vers le Nord- Ouest dans des rapports entre les villes et les ports. Les bateaux restant de moins en moins à quai et les marchandises conteneurisées. Donc plus besoin de hangars de ce type qui à l’origine, ont été bâtis lorsque les conteneurs n’existaient pas. Le J1 étant devenu petit à petit sans activité, la direction du port a donc lancé un appel d’offres pour un nouvel édifice plus en relation avec la ville et le port où vont se rencontrer des projets de développement économiques, culturels avec des usages urbains et portuaires notamment.

Reporters : Et avec la mer aussi….

  1. VIDIL : Evidemment avec la mer… parce qu’il lui faut surtout garder cette vocation maritime.

Reporters.dz : C’est donc une nouvelle image plus valorisante du Port?

  1. VIDIL : Oui exactement. Son emplacement est plus que symbolique, faisant face à la Place Sainte Marie, un passage historique et significatif par où sont arrivés les Grecs à Marseille.

Reporters.dz : Avec votre association MP2018, vous allez occuper ces lieux du 3è étage du J1 pour l’organisation d’un projet culturel important à partir de février au moins jusqu’à novembre 2018? De quoi s’agit-il au juste?

  1. VIDIL : Dans cette attente et jusqu’à l’affectation du J1 fin 2018, le Port a mis le dernier étage du hangar (8.000 M2) à disposition de la Ville de Marseille son partenaire privilégié, lequel a crée une association MJ1 pour sa remise en état avant de l’occuper pour diverses manifestations culturelles et autres événements inédits. Notre association MP 2018 va donc programmer dans ce lieu une série de spectacles, fêtes, concerts et expositions à l’image de MP 2013 Capitale Européenne de la Culture avec deux premières grandes manifestations qui vont marquer cette période et mettre en lumière deux artistes connus dans le monde entier l’un pour ses grands portraits format espaces publics grâce au photocollage. L’autre pour mêler spiritualité, sculpture, son et vidéo. Mais également des activités culturelles prévues avec les écoles primaires du département notamment.

Reporters .dz : Et sur l’avenir du Port en conclusion?

Je dirais tout simplement que les dernières réformes de 2008 qui l’ont transformé en Grand Port Maritime lui ont permis une stabilité dans l’activité, dont les résultats sont en nette progression. Ses projets innovants sont bien installés dans l’orientation choisie. Il faut donc les consolider tout en conservant au port sa vocation de commerce, de transport des passagers, des marchandises et en même temps trouver un compromis nécessaire pour pérenniser cette relation entre la ville, le port et ses habitants.

*Raymond Vidil: Est aussi Président directeur général de »MARFRET » une compagnie maritime de transport de marchandises par conteneurs avec des lignes régulières vers l’Europe du Nord, la Méditerranée et le Maghreb.

 

Propos recueillis par JACKY NAIDJA  

JEAN FRANCOIS SUHAS* PRESIDENT DU CLUB DE CROISIERE

LIVRE SES IMPESSIONS A REPORTERS A PROPOS DU PROJET DU J1 ET DE L’AVENIR DU GPM MARSEILLE.

 

Reporters.dz : Quelles sont vos impressions à propos de ce projet du J1 et au delà de la place et du devenir du GPMM ?

JF SUHAS : Ce qu’il faut surtout bien comprendre, c’est que le Port de Marseille cherche à combiner plusieurs aspects à la fois. L’essentiel, c’est bien évidemment de continuer à être un port pour accueillir les croisières et attirer les opérations commerciales liées à ses navires. Et pour autant, le Port sous la pression de la Ville et des partenaires doit ouvrir d’autres espaces qui n’étaient pas exclusivement que des espaces portuaires. D’où l’idée de la transformation du hangar J1. Malgré les conflits d’usage liés aux normes, on peut néanmoins faire cohabiter des métiers et plusieurs choses différentes. Et cela va se passer au niveau du Sud avec le J1 qui est un lieu symbolique chargé d’histoire. Il va être ouvert face à la ville et les gens vont pouvoir être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du port et l’on pourra même passer au dessus de la voie royale pour voir passer les navires avec cette vue sublime sur la mer. C’est un espace qui sera dédié à toutes sortes d’aménagement avec des loisirs, de la culture, de la découverte avec cette idée centrale de faire rentrer la ville dans le port.

Reporters .dz : Un exemple de Port actuel ?

Cela se fait beaucoup ailleurs. Comme à Gênes, Bilbao ou Barcelone où la ville a totalement repris l’espace du port. Le port comme centre historique a disparu et les navires repoussés en périphérie à cause des nuisances, des fumées. Par contre là à Marseille on va garder le passage des bateaux de la Corse et du Maghreb qui seront bien visibles. Pour autant les marseillais et les touristes pourront s’accaparer un lieu d’histoire, un endroit unique dans le Sud vers le Mucem et vers le Nord le Port. Et pour bien connaitre la Méditerranée, quand on parle de Gibraltar et jusqu’en Albanie, il n’y a aucun espace où l’on peut réinventer un nouveau monde. Alors je suis pour qu’on travaille dessus avec les grands groupes internationaux qui eux seuls ont la capacité d’inventer une nouvelle forme de « coworking ».

Reporters.dz: Comment par exemple imaginer les relations avec les croisiéristes que vous représentez ?

JF SUHAS: Pas spécialement. Car les bateaux de croisière seront plus au Sud donc pas bateaux. Mais par contre les passagers des croisières pourront entrer dans cet espace comme par exemple à la Cité des Sciences pour découvrir ce qu’est la plongée sous-marine, les bateaux du 21è siècle ou encore les énergies du futur. Une expérience unique en son genre qui va venir renforcer l’offre du territoire et l’attractivité de Marseille qui s’organise autour du Yachting.


Reporters.dz : Une attractivité plus forte qu’aujourd’hui, pensez-vous ?

JF SUHAS : Oui beaucoup plus forte qu’aujourd’hui. Il y a en effet 2 secteurs qui sont en grande croissance essentiellement en Méditerranée. Ce sont la croisière et le Yachting auquel je crois beaucoup. Il y a 5.000 yachts actuellement et on en fabrique une trentaine tous les ans. Il ya une dizaine d’années la moyenne de longueur d’un yacht était de 30/ 40 mètres, elle est de 70 mètres en moyenne aujourd’hui avec des unités qui peuvent dépasser 130 mètres. Ces unités ne peuvent pas accéder dans des ports de plaisance comme Cassis par exemple. C’est ce challenge que le Port est en train de relever et cela peut créer de la richesse même s’il n’y a pas beaucoup de passagers à bord. Car il y a toute une vie industrielle derrière: la réparation, la maintenance, la mise à l’eau. Là-dessus le Port a une carte à jouer comme à la Ciotat. Marseille a un réel avantage de part la proximité de l’aéroport, des axes autoroutiers, des grands hôtels qui vont se développer parce que Barcelone et Gênes l’ont déjà fait et sont un peu en avance sur nous parce qu’on n’a pas un vrai pôle d’exploitation même si nous avons un pôle de réparation. Ce projet vise vraiment à redorer le blason de Marseille.

Reporters.dz : Vous présidez le Club de la Croisière Marseille Provence et vous êtes pilote maritime à la fois. Dites-nous plus sur ce Club ?

JF SUHAS : C’est un guichet unique qui met en relation tous les opérateurs des croisières, les amateurs comme toutes les personnes qui veulent travailler avec les croisiéristes. Je suis à la tête de ce club depuis 3 ans et le Club existe depuis 20 ans. Son siège est à la Chambre de commerce qui est membre fondateur tout comme la ville de Marseille et le Grand Port Maritime.

Propos recueillis par JACKY NAIDJA

CHRISTINE CABAU WOEHREL:  CAP SUR L’AVENIR DU J1 A L’HORIZON DE FIN 2018.

 

Depuis sa prise de fonction à la tête du directoire du GPMM en 2014, Christine Cabau Woerhel, s’est attelée à mettre en œuvre un grand projet pour son renouveau consistant d’abord en la modernisation de ses structures ainsi que toute son organisation interne. Contrainte notamment par les nécessités de la place prépondérante du port de Marseille en Europe et particulièrement en Méditerranée où s’entremêlent déjà tous les mécanismes des enjeux de partenariats et des échanges mondiaux économiques.

Finie la crise économique qui a frappé de plein fouet toute l’activité portuaire dans les années 2009/2010. Oubliés les conflits sociaux et syndicaux qui ont sabordé la bonne marche du Port. L’heure est donc à la consolidation des partenariats par les échanges avec une pertinence évidente de développement sous toutes les dimensions. Grâce à la vision stratégique et cohérente de long terme de Christine Cabau Woelher Présidente, qui fait aujourd’hui du GPMM un modèle reconnu comme 1er Port de France, 5è d’Europe et 1er port de croisières en France (15è dans le monde après New York et Venise). Force est de constater qu’il rejoint le peloton de tête des grands ports du monde. Une référence en matière de professionnalisme, d’ouverture sur les ports de la Méditerranée et les autres ports d’Europe en rapport avec son environnement naturel, sociétal et économique sans en oublier son rôle, sa place, sa légitimité et par dessus tout sa vocation maritime .De quoi réjouir les professionnels associés au GPMM et les entreprises partenaires qui se focalisent sur le marché des conteneurs (1.3 de conteneurs par an) , les énergies renouvelables et les autoroutes de la mer depuis la baisse des importations du pétrole brut.

Sur sa table le dossier important du J1 qui fait l’actualité aujourd’hui et qu’elle prend à cœur d’expliquer au travers de tout un diagnostic d’abord historique qui traduit une certaine reconnaissance de sa dimension architecturale et de son infrastructure remarquable. Et d’évoquer le dynamisme futur de ce projet ouvert sur le territoire. Ce hangar construit en 1920 est le dernier vestige encore debout, après les trois autres hangars disparus, qui ont laissé place à l’aménagement de la rade pour plusieurs projets encore plus importants, est un atout à lui tout seul entrant dans le domaine de réaménagement des terminaux à passagers internationaux avec la place des ferries vers l’Algérie qui rejoindront un nouveau terminal autour du Cap Janet regroupant les passagers à l’international. Ses abords sont prévus pour être suffisamment compatibles avec le fonctionnement des terminaux Corse et de Croisière haut de gamme à proximité du site avec une circulation dès l’entrée du port à la passe Sud.

 

« OSEZ LE J1 »: c’est le « leit motiv » du lancement de l’appel à projets du J1 qui va déterminer son avenir d’ici à novembre 2018 après toutes les procédures nécessaires à l’offre initiale prévue au plus tard le 15 novembre 2017.Un comité de sélection du GPMM choisira 3 offres parmi les candidatures retenues en mars 2018. Puis viendra l’offre définitive devant un comité de sélection et un jury international pour délibérer sur le choix du lauréat fin 2018. Interviendra ensuite la mutation à long terme de ce bâtiment de 25.000 m² à réhabiliter sous certaines conditions particulières, selon un cahier de charges très strict au cœur du nouveau quartier d’affaires de la Joliette. Avec ses 16.500m² de terre-pleins et un hangar de 3 niveaux de 8.500 m² chacun par plateau, il y a de quoi imaginer un regroupement d’exploitants professionnels pour animer ces lieux et en faire un centre de vie exceptionnel avec de nouvelles activités génératrices de recettes pour le GPMM. Le tout à portée du centre ville de Marseille et de ses habitants, à proximité de liaisons de bus, métro et tramway. Un projet novateur, d’envergure internationale qui doit être surtout compatible avec certaines exigences du cahier des charges particulièrement liées à l’activité portuaire du bassin Grande Joliette pouvant par ailleurs mobiliser des financements importants d’environ 200 millions d’euros. 

La Présidente qui a présenté les ambitions de ce projet prestigieux au cours d’une conférence devant les journalistes de la presse étrangère invités en l’occurrence  à la visite du port et du J1; laquelle a souligné en substance : « Qu’au delà de contribuer au rayonnement du port de Marseille, c’est une vitrine économique et culturelle qui se mettra en place tout en lien avec l’activité maritime et portuaire. Mettant en valeur la dimension emblématique du site tout en étant compatible avec les missions du GPMM et surtout, à la faveur de cette ouverture du J1 sur la ville, pour pouvoir instaurer des rapports dynamiques entre usagers urbains et maritimes notamment économiques et touristiques ».

Le Port, la Ville de Marseille et la Métropole ont en commun de quoi se satisfaire de ce projet en marche qui va proposer aux habitants et aux visiteurs un nouveau site attractif du territoire sur la mer, facilement accessible, répondant à de nombreuses attentes. Mais avec des seules exigences : mettre en valeur la dimension maritime du site, ne pas nuire à l’activité portuaire du bassin de la Grande Joliette ainsi qu’aux escales commerciales sur les postes à quai. Surtout ne pas proposer des activités liées aux salles de jeux -casino- machines à sous- boite de nuit- ou des projets liés exclusivement aux bureaux, loisirs, à du commercial, ou encore dédiés à l’usage d’habitation.

JACKY NAIDJA et SAMIRA BENALLOU 

 

 

 

ENTRETIEN

Après avoir été aux commandes du Conseil Mondial de l’Eau dont il est à ce jour encore Président Honoraire et de la Société des Eaux de Marseille qu’il a dirigé de main de maitre de 1991 à 1997, Loïc Fauchon est aujourd’hui à la tête de la Safim (Société organisatrice des Foires et Expositions) et ce, depuis octobre 2014. Cette société de conseils et d’expertises, spécialisée dans l’organisation des événements et expositions regroupe 39 foires partenaires de 39 villes de France.

 

 

En charge particulièrement de celle de Chanot- Marseille, Loïc Fauchon qui avait succédé à Michel Kester au lendemain de la 90ème édition a depuis fait entrer cette dernière dans une nouvelle ère et un avenir durable.

« Je suis ici à la demande expresse de Jean Claude Gaudin Maire de Marseille » tient-il à préciser, comme pour se justifier de la mission importante dont il a été investi et qui consiste à organiser désormais chaque année, cette grande Foire de Marseille, la 2ème de France après Paris au Parc Chanot. Un véritable poumon d’oxygène de 15 ha qui transmet aux charmes de cet espace de vie, tout l’intérêt de cette proximité particulière du centre-ville. Une Foire, devenue depuis sa création il y a 93 ans, un événement incontournable et majeur pour les marseillais et tous ceux qui y viennent des quatre coins du monde. Une manifestation d’envergure qui anime un haut lieu d’échanges et de rencontres, et qui, en dehors de tout aspect commercial et économique, met en exergue l’étendue de son patrimoine culturel, gastronomique, sportif et au-delà, la promotion de tout le savoir-faire des exposants et différents partenaires, qui viennent tous vibrer, 11 jours durant avec un public nombreux et passionné, témoin de sa renommée internationale avec 45 pays étrangers participants présents.

Loïc Fauchon est d’abord un Chef d’entreprise, comme il le reste dans ses autres fonctions, avec une culture de l’entreprise et un état d’esprit de dirigeant et de meneur d’hommes qui allie modestie et habilité à la fois. Toujours dans l’action plus que dans la réaction, avec des valeurs certaines : le sens de l’engagement et du sacrifice, le respect, la tolérance, et de vraies références à l’amitié, la fidélité, la convivialité et le sens de la fête. Un tout, ancré profondément dans cet humanisme qui le caractérise et le distingue tout particulièrement. Car, derrière le meneur, il y a surtout le fondateur solidaire d’une ONG « Trans-Sahara- Caravanes- Sans Frontières- (créée en mars 2002) qui œuvre jusqu’aux aux fins fonds de l’Afrique Sub-Saharienne, grâce à une centaine de bénévoles, à des missions humanitaires au service des peuples d’Afrique.

C’est donc en marge de cette première semaine de foire que Loïc Fauchon nous a accordé un entretien durant lequel il nous a délivré ses impressions, ses ambitions et ses objectifs, tant pour cet événement exceptionnel que pour la ville de Marseille.

1/ Pour sa 93ème édition, la Foire de Marseille a pris un envol fulgurant et ce, depuis une semaine déjà. Quelles sont vos premières impressions et quel premier bilan pouvez-vous nous faire, d’autant que le contexte économique est plutôt à la crise ?

Il reste 3 jours et ce sont des jours très importants car la fin de la foire est toujours plus rythmée que le démarrage et en plus, il y a la nocturne de vendredi. Pour le moment, les résultats sont extrêmement satisfaisants. Ils sont même étonnants pour nous…On a 20% d’accroissement du visitorat par rapport à l’année dernière. Ce qui est beaucoup, surtout au moment où la plupart des foires en France connaissent une baisse très significative du nombre de visiteurs. Donc on est heureux de cela et de surcroît lorsqu’on parcoure les allées et que les exposants sont satisfaits. Ce qui est difficile parce que généralement, un exposant satisfait c’est très rare. C’est comme un commerçant, il ne faut pas être content pour dire qu’on n’a pas bien travaillé. En réalité nous voyons bien, et le personnel de la foire qui en a l’habitude et qui peut en attester : les visiteurs achètent, les visiteurs commandent et c’est ce qui est le plus important. Une foire est un marché et ce n’est pas autre chose. Ce qui compte ce n’est pas seulement le nombre de gens qui y viennent mais bien le nombre de gens qui participent à l’activité économique et cela nous paraît bien parti. Evidemment un bilan définitif sera établi après la manifestation.

2/ Cette manifestation, très prisée des marseillais s’organise de mieux en mieux et innove de plus en plus, notamment en matière d’animations, d’attractions et de loisirs. Comment voyez-vous l’avenir de cette foire et quelle est d’après vous, la place des opportunités commerciales et économiques pour vos partenaires et les participants ?

L’avenir il faut le voir en rose, puisque c’est ainsi que dit la formule. Je crois qu’en faisant preuve, comme le fait l’équipe qui est en charge de la foire, en cherchant sur le nombre durable d’années, à attirer les clientèles nouvelles, je pense que les foires peuvent se porter correctement d’un point de vue économique ; non pas rivaliser mais se compléter avec le développement de l’e-commerce parce que les gens achètent beaucoup par Internet ; mais, en même temps, ils aiment bien voir. Alors, certains vont venir ici puis après vont acheter sur internet ; certains regardent sur internet et viennent voir ici s’ils trouvent ce qu’ils souhaitent. Puis après, vous avez aussi des petits malins qui attendent le lundi pour venir acheter parce que beaucoup d’exposants ne veulent pas remballer et donc les prix tombent…Il faut continuer à vivre dans son temps. Nous avons fait des efforts depuis 4/5 ans pour attirer d’autres catégories de jeunes : les jeunes ménages, les ados et même les enfants en bas âge car ils demandent à leurs parents de les faire venir. Il y a également eu un signe particulier en direction des femmes qui ont aujourd’hui une journée gratuite. D’ailleurs, cette journée des femmes a explosé et il y a eu 100% d’accroissement du visitorat. Tout cela participe d’une capacité, pour que, d’un coté les exposants et de l’autre les visiteurs se rencontrent et produisent de l’activité économique. Sur le plus long terme, il faudra tenir plus compte des évolutions technologiques et veiller à ce qu’un certain nombre de clientèle ne se sente pas oublié. Ensuite il y a un autre aspect, aujourd’hui majeur dans notre pays, c’est qu’il faut veiller à rassurer les populations qui viennent et leur montrer que les conditions de sécurité sont réunies et strictes. Quand vous venez avec votre famille, vous êtes content de passer sous un portique et de voir que les gens sont fouillés. Nous sommes donc très attentifs à ça et nous avons mis en place des moyens supplémentaires extrêmement importants.

3/ Il y a 45 pays qui exposent, sans oublier les DOM-TOM, comment ces si différents participants ressentent-ils leur partenariat dans cette manifestation ?

Écoutez, au vu de leur fidélité…Certains viennent depuis 20, 30 ou 40 ans. Regardez par exemple la tente du Maroc comme elle est imposante. S’ils reviennent année après année et s’ils se battent pour avoir les meilleurs emplacements, c’est que cela a un intérêt. Je les interroge moi aussi…Ils sont bien accueillis. Et puis, Marseille est une ville cosmopolite au sens étymologique du terme. Vous avez ici dans cette ville, dans cette métropole, dans cette région, des populations qui viennent eux mêmes de loin et depuis longtemps. On est habitué à cette capacité à se mélanger avec ce qu’il faut d’un côté d’esprit festif et de l’autre, un peu de désordre ; ce qui ne fait pas de mal. Ça correspond à l’esprit de Marseille. Cette foire c’est l’image de Marseille. Elle est ce qu’est cette ville. Elle montre aussi ce vers quoi se dirige la ville. C’est je pense, et c’est une des raisons de son succès : les gens s’y sentent bien aussi.

4/ La participation des pays étrangers à la Foire reste toujours à la hauteur de vos ambitions mais, pouvez-vous nous dire quelles sont aujourd’hui les relations avec vos homologues algériens ? Parlez-nous un peu de cette relation Marseille/Alger ?

Nous, nous sommes toujours heureux d’accueillir nos amis algériens ! Il y a quelques difficultés que traverse le pays en ce moment et qui notamment font que « les bons de sortie », si je peux me permettre l’expression, sont plus rares, et pour les commerçants et pour les fonctionnaires. Lundi, mardi et mercredi prochains, nous organisons deux colloques internationaux importants sur le climat et la méditerranée…Et bien ! tous les algériens ont annulé leurs participations et nous le regrettons, car nous avons aussi envie d’entendre la voix de l’Algérie. C’est dû, nous dit-on, à des restrictions budgétaires parce qu’il y aurait eu des excès. Ce n’est pas à nous de juger, mais par contre, nous le regrettons car cela dure depuis un bon moment. C’était le cas aussi à un grand colloque qu’on a fait à Monaco avec le Prince de Monaco et où il n’y avait simplement qu’un algérien dans toute l’assistance. Ce que nous souhaitons, c’est que cela rentre dans l’ordre et que l’on puisse à nouveau travailler ensemble. Que nos amis algériens puissent venir à Marseille et que nous aussi d’ailleurs, nous puissions travailler en Algérie »

5/ N’est-ce pas aussi un problème de délivrance de visas semble-t-il ?

Il ne faut pas tout mettre sur le dos des visas. Bien sûr qu’il y a des problèmes de visas et pas qu’avec l’Algérie…Bien sûr que la France essaie de s’améliorer sur ce plan, mais, quand des hauts fonctionnaires ont des visas permanents à l’année, à 2 ans, à 4 ans et que 8 jours avant, voire 3 jours avant, hier encore annulent leurs visites, c’est qu’il y a d’autres raisons et l’on nous dit qu’elles sont budgétaires. »

6/ Pour rappel, une certaine année, les marchandises étaient arrivées à la foire mais pas les exposants ?

C’est un mélange entre les problèmes de visas et les problèmes douaniers car il n’y a pas toujours une bonne coordination. On est confronté à ce genre de problèmes même ici et dans toutes les réunions internationales. Quand vous vous y prenez trop tard, vous avez toutes les chances, à un moment donné ou à un autre, de rencontrer un obstacle ».

7/ Qu’est- ce qui motive l’humaniste que vous êtes d’accepter un tel mandat après plusieurs hautes fonctions ?

« Je suis marseillais depuis 52 ans à peu près et j’ai toujours connu la Foire de Marseille. Je me souviens, quand j’étais ici, lycéen, je venais à la foire. Plus tragiquement, j’y suis venu, j’étais jeune directeur de cabinet parce que nous avions eu un attentat à la bombe, ici en 1984. J’étais là aussi, au fil des années. Je sais, comme beaucoup de marseillais, comme beaucoup de provençaux, combien il y a un attachement, un lien avec cette foire. Il était donc tout à fait normal, après quelques décennies de travail dans cette ville, que j’accepte. C’est un honneur d’être Président de la foire. Je suis donc très heureux, et si le fait d’en être à la tête doit contribuer à quoi que ce soit, tant mieux ! Mais c’est surtout la foire qu’il faut regarder et non pas ceux, qui, en tout cas comme moi, la préside. Cela n’a pas d’importance ».

8/ Quels sont vos grands projets, à plus ou moins brèves échéances avec le continent africain, vous qui le connaissez bien. Comment voyez-vous ce partenariat ?

« C’est une bonne question et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir !  C’est une bonne question parce que dès que je suis arrivé ici, et parce que je circule beaucoup dans le bassin méditerranéen et en Afrique particulièrement, j’ai souhaité pouvoir développer les relations entre la Foire de Marseille et un certain nombre d’autres pays et d’autres villes. Ce qui est encore très insuffisant. Nous n’avons pas suffisamment de relations il est vrai. Peut-être que nous pourrions apporter un peu de concours, un peu d’expérience à un certain nombre de foires. Nous regardons vers la Foire de Dakar et c’est assez compliqué. Concernant la Foire d’Alger, j’y suis allé souvent en tant que professionnel, mais il y a sans doute des liens beaucoup plus étroits établis, comme avec la Foire de Casablanca, pour ne citer que celle là. L’autre jour, j’étais à Beyrouth et j’avais la même difficulté avec les dirigeants libanais. Mon vœu le plus cher, c’est qu’effectivement, la Foire de Marseille rayonne par ses capacités, par son ancienneté, par son expérience, dans le bassin méditerranéen et en Afrique subsaharienne ».

9/ La foire est devenue un grand carrefour des échanges commerciaux avec le sud de la méditerranée et aussi avec l’Afrique. Quels sont les projets en cours, sachant que le Port de Marseille est entrain de s’ouvrir à la Méditerranée, notamment à l’Algérie qui, il faut le rappeler est le 1er client du Port de Marseille pour justement permettre de bien meilleurs échanges ?

J’étais en réunion hier avec la Présidente du Port et quelques uns de mes collègues chefs d’entreprises et nous parlions du développement du Port de Marseille. Il se porte bien, contrairement à ce que les gens disent parce qu’ils constatent que tel ou tel quai est vide à telle heure, quand on passe sur l’autoroute. Ils ne voient pas ce qui se passe à Fos où 80% de l’activité portuaire est concentrée. Même à Marseille tout se passe très bien. Le Terminal Croisière, le trafic avec la Corse et même avec le Maghreb sont en croissance régulière. Même constat pour les marchandises. Après, ce sont les différentes collaborations. Il y a des collaborations plus tenues, plus précises à organiser avec les principaux ports. Et puis il va y avoir des mouvements et des choses importantes qui vont se passer. Les chinois qui viennent d’acheter le Port du Pirée et qui vont lancer la construction d’un grand port à Cherchell-Alger. Le Port de Malte est entrain d’exploser du point de vue de la fréquentation…Nous sommes partie prenante de l’aménagement du Port de Tanger Med. Déjà, depuis la réouverture et l’élargissement du Canal de Suez il y a un plus. Comme il y aura un plus avec celui du Canal de Panama. La vraie question aujourd’hui c’est comment faire en sorte que Marseille et son Port participent beaucoup plus de l’arrière pays ? Imaginez qu’actuellement 60% de ce qui est délivré à Lyon passe par le Port d’Anvers et de Rotterdam. L’ambition de la Présidente du Port et de nous tous, c’est que ça passe par le Port de Marseille à l’avenir. Et même dans l’autre sens, lorsque vous délivrez depuis Anvers des produits qui doivent aller à Alger, c’est plus rapide et moins cher de passer par la France que de faire le tour en bateau par le Golf de Gascogne et par Tanger. Donc, tout cela fait partie des mutations qui concernent Marseille et l’ensemble de la communauté. Marseille, d’abord en tant que Port et plate forme de réception et de départ des marchandises. Si je dois émettre un seul souhait, c’est que les responsables politiques soient beaucoup plus sensibles, attentifs et coopératifs, que ce soit   pour la Foire ou pour le Port. C’est l’avenir de notre ville qui se joue, pas seulement, mais en bonne partie sur le Parc Chanot par tout ce qu’il amène tout au long de l’année. Il n’y a pas que la Foire et le Port de Marseille ! C’est ça l’économie réelle. Après, il y a l’économie virtuelle qui se développe. Ce qui compte c’est que l’économie virtuelle vienne en renfort de l’économie réelle. Mais, l’économie virtuelle ne remplacera jamais l’économie réelle. Le développement économique c’est la bonne association des deux et de mon point de vue il faut être dans les centres villes comme la localisation exceptionnelle du site du Parc Chanot.

10/ Et Pour en revenir aux relations SAFIM Marseille/SAFEX Alger, et clore cet entretien, y-a t-il de bons échanges aujourd’hui ?

Non ! Quasiment pas ! Ça a existé avant, mais cela fait un moment…ça fait partie des choses qui doivent revenir … et comme conclusion je dirais pourquoi pas ? INCHALLAH !

Propos recueillis par Jacky NAIDJA et Mia PROAL

 

 

LA FOIRE INTERNATIONALE DE MARSEILLE OUVRE SA 93ème EDITION 2017 SOUS LE SIGNE DU « fantastic » DU 22 SEPTEMBRE AU 02 OCTOBRE AU PARC CHANOT.

D’année en année, la Foire Internationale de Marseille innove, monte en gamme avec toujours cet esprit sportif et ludique à la fois qui l’anime depuis un certain temps pour offrir le meilleur aux nombreux visiteurs avec tout un programme bien brodé et alléchant, tant ses enjeux économiques et commerciaux sont importants pour la Ville de Marseille. Une manifestation prestigieuse que Jean Claude Gaudin, Maire de Marseille se plait à inaugurer depuis de nombreuses années avec bienveillance dans la ferveur du public au milieu des siens et des personnalités du monde économique. Privilégiant par dessus tout ses bonnes relations avec les 45 pays participants dont plusieurs du bassin méditerranéen comme le Maroc, la Tunisie, l’Italie -avec sa journée officielle – et l’Algérie de retour après deux années d’absence ou encore l’Afrique (Burkina Faso, Congo, Guinée, Kenya, Mali, Niger, Sénégal).

Cet événement devenu incontournable pour la Ville de Marseille s’installe malgré tout dans un contexte sécuritaire qui s’impose avec toutes les mesures de sécurité, urgentes et nécessaires pour le bon déroulement des 11 jours de foire. En tous cas, Loïc Fauchon Président Directeur Général de la Safim l’a bien confirmé lors de sa conférence de presse du jeudi 14 septembre et a assuré que toutes les mesures sont d’ores et déjà prises et que les 1400 exposants sont partie prenantes de toute l’activité commerciale qu’ils attendent de la Foire de Marseille. Soulignant notamment « sa place de grand carrefour d’échanges marchands mais aussi un haut lieu de rencontres et d’échanges entre les hommes, les cultures et les civilisations. La 93ème édition de 2017 démontre bien qu’une telle longévité est source de succès et cet événement qui s’adapte chaque année confirme sa vocation de vitrine de l’économie régionale, nationale et même internationale. Et Loïc Fauchon de rappeler encore que la Foire contribue indéniablement au dynamisme de Marseille et de sa région tout en renforçant son image et sa renommée dans le monde ».

Après le lancement du programme de la Foire, inédit par ses animations diverses et variées avec un village des tropiques et une nouveauté « le village Start-up » – une vingtaine – qui viendront présenter des produits innovants et des objets connectés. Ce sont aussi 2 nocturnes annoncées le samedi 23 septembre et vendredi 29 septembre pour une « Zombie Walk » et un voyage musical et fantastique en milieu marin ainsi que de la Pyrotechnie et des « show transformer » avec des artistes de rue pour une parade fantastique. De quoi réjouir les jeunes et moins jeunes accros à ce monde du « fantastic ». Cette année spécialement les organisateurs ont mis à l’honneur « la Corse et son village » pour exposer toute la richesse de l’Île de beauté avec son artisanat et sa gastronomie du terroir sans oublier son agritourisme, autre secteur stratégique avec ses 50 exposants présents.

La « Fantastic », cette 93ème édition de la Foire  » héroïque et merveilleuse « après avoir été Gourmande, Créative, Joyeuse, Musicale et Sportive…est entrée dans la galaxie du Fantastic. Ce royaume des mondes imaginaires, des mangas, des super héros de la science fiction et l’espace médiéval avec le »Vaisseau » installé au cœur même de la Foire sur 1.000m2 où s’exposent des univers imaginaires et des personnages mystérieux, fantastiques. Une animation phare de la foire qui emmènera la foule plonger dans 3 grands univers du cospley, du GN et du Steampunk où tout est réuni pour les petits et les grands avec toutes sortes d’activités participatives. Et côté culture inédite, et à l’occasion de la sortie mondiale de son dernier ouvrage, c’est KEN FOLLET, auteur de renommée mondiale de best-sellers d’espionnage et de romans historiques (100 millions de livres vendus dans le monde) dont plusieurs adaptés au cinéma qui sera à la foire pour présenter et dédicacer son ouvrage: « Une colonne de Feu » (ed.Robert Laffont) le vendredi 29 septembre dans l’auditorium du Palais des Congrès à partir de 18h30.

Cette grande manifestation préférée des Marseillais concoctée avec grand soin par le staff de la Safim est attendue avec bonheur chaque année par un large public (40.000 spectateurs attendus) ouvrira ses portes le Vendredi 22 septembre jusqu’au 2 octobre. Le programme, une billetterie combinée avec les liaisons transport et parking sont disponibles dès à présent.

JACKY NAIDJA avec Accès Reportages

 

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Photo : Robert Poulain/ JRI

Après Poitiers et le Futuroscope l’an dernier, l’honneur revient à Marseille cette année de recevoir le prochain congrès des Départements de France les 18,19 et 20 Octobre 2017 au Théâtre National de la Criée. Juste après un autre événement majeur  la 93ème Foire Internationale de Marseille.

Et c’est à l’initiative de Martine Vassal Présidente du département qui a accepté de recevoir cette importante manifestation regroupant 104 collectivités que Dominique Bussereau ancien ministre, Président de l’Assemblée des Départements de France, en répondant à son invitation, a tenu une conférence de presse ce jour au siège du Département. Il a d’abord dressé un historique des actions de L’AMF (l’association des Maires de France présidée par François Baroin) avant celui de l’Association des départements de France qu’il préside depuis deux ans (101 départements adhérents).

Plutôt que d’afficher un bilan exhaustif, c’est un constat dans lequel il a évoqué surtout la place, les enjeux des financements et les relais possibles pour la réussite du programme de réorganisation territoriale qu’il entend mener grâce aux propositions des départements et à l’action spécifique des maires et communes.  D’autant que suite à la loi Nôtre notamment sur les cumuls des mandats, des changements à la tête des pouvoirs sont appelés à être opérés et mieux organisés pour une meilleure défense des territoires afin de retrouver une grande relation de confiance avec l’Etat. D’où doit émerger une coopération sincère entre les différents échelons d’acteurs pour une mutualisation des ressources plus adaptée.

Photo : Robert Poulain/ JRI

Martine Vassal en prenant la parole la première et après les souhaits de bienvenue, a tenu auparavant à rappeler le dynamisme du territoire des Bouches du Rhône pour lequel l’enjeu principal doit consister dans des propositions qui restent indispensables aux populations comme les services publics attractifs par exemple ou l’emploi dans cette proximité. Il n’en demeure pas moins qu’elle attend de ce congrès d’octobre une belle réussite des échanges, des débats d’où des solutions peuvent certainement en sortir. Elle reste fermement engagée depuis son élection en 2014 à faire de ce territoire un département pilote pour porter des initiatives nouvelles, des idées et surtout des projets d’avenir en matière de jeunesse, de culture et de sport sans oublier la transition numérique. Et de se laisser convaincre notamment sur la place du département là où justement existe une Métropole. Même si le Gouvernement n’a pas encore donné tous les signes positifs de garantie à ce sujet.

JACKY NAIDJA

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Du 19 au 25 Septembre : 5è EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU DESSIN DE PRESSE, DE LA CARICATURE ET DE LA SATIRE

5eme Festival International du dessin de presse et de la caricature de l'Estaque

On sait aujourd’hui grâce à la conférence de presse tenue ce jour que le Festival du dessin de Presse, de la caricature et de la satire sera bien là du 19 au25 septembre sous le thème « l’Estaque pour le meilleur et pour le rire ».

Une conférence de presse animée par Mireille Lando la présidente du Fidep et la première à évoquer avec beaucoup d’émotion le parcours du festival à travers un bilan de ses 4 quatre années d’existence. Celui-ci a en effet pour cette 5è édition élargi son réseau de partenariat avec « les voiles de la Paix, la machine pneumatique et le Chaudron de l’Estaque » et surtout privilégié le côté privé avec un noyau de partenaires Estaquiens pour lui garder un tant soit peu l’âme des quartiers Nord. Conçu et érigé par Fathy Bourayou depuis sa 1ère édition, le festival qui s’inscrit donc dans la durée est dirigé par une équipe de bénévoles qui ont largement contribué à son succès grâce au soutien sans faille de Samia Ghali Sénateur et Maire du 8è secteur de Marseille depuis sa création. Faisant ainsi entrer dans ces quartiers tout l’univers du dessin de presse et de la caricature à travers la liberté d’expression, respectée avait-elle souligner même si parfois elle a pu heurter certaines sensibilités. Il y a aussi l’action et le soutien sans relâche d’ Henri Djibraël Député et celui d’ Arlette Fructus élue du Conseil Régional Paca qui ont toujours aidé financièrement cette manifestation grandiose ancrée désormais dans la mémoire de ses habitants. Six jours de fête non stop pour quelques 10.000 participants attendus de tous les coins de la France et de l’Etranger pour venir apprécier les dessins de 45 caricaturistes reconnus. Un événement incontournable reconnu par sa manière d’exister et de résister. C’est sur cette résistance sur laquelle vont insister Fathy Bourayou puis tour à tour Samia Ghali, Henri Gibraël , Alette fructus ou encore Catherine Sivieux élue à la culture. Et à chacun de mesurer le chemin parcouru depuis toutes ces années avec cette soif de liberté alliée à toute une résistance incomparable dans ces temps difficiles que les quartiers Nord traversent pour persister à reconstruire sans relâche le lien social et accompagner ce festival populaire dans ses convictions autour d’un engagement collectif et citoyen exemplaire.

L’école de la caricature

Reste à déceler les talents qui n’en manquent pas et protéger ce festival qui ne cesse de grandir pour donner à l’Estaque le meilleur de l’apprentissage du dessin et de la caricature ouvert à tous ses enfants grâce à l’école de la caricature mise sur pied récemment à l’initiative de Samia Ghali et Fathy Bourayou qui fait désormais la fierté du Fidep. Désormais fonctionnelle, elle est la première école en France au service des enfants et gratuitement. Une ambition affichée par les organisateurs et membres du Fidep qui mettent au cœur du programme de ce festival des animations, des films, des expositions et de la musique pour tous les goûts et notamment des débats comme celui sur « Marseille en caricature » avec d’éminents intervenants où la parole va circuler librement.

L’Estaque ce petit coin de mer bleue dont l’histoire retiendra le passage des impressionnistes du temps où les agitateurs de l’art exposaient au salon des refusés va devenir durant quelques jours un haut lieu de rencontres, de dialogues, d’échanges entre tous et pour tous pour de bons moments de partage enrichissants et solidaires.

L’ouverture officielle de la 5è édition est prévue le samedi 24 septembre à 11h30 avec la remise des prix le dimanche 29 septembre et une clôture en fanfare.

JACKY NAIDJA P/ Reporters.dz

PROGRAMME

Facebook du festival

Martine Vassal, Présidente du Conseil Départemental 13 se félicite de cette décision.

Martine Vassal

« Je me réjouis et me félicite du classement de l’œuvre de Le Corbusier au patrimoine mondial de l’Unesco après les deux échecs de 2009 et 2011.

Cette décision honore avant tout le travail de Le Corbusier*. Une juste récompense pour celui qui a façonné l’art et l’architecture modernes.

Je suis tout aussi particulièrement heureuse pour la cité Radieuse, œuvre majeure qui fait la fierté de la Ville de Marseille et du département.

Le bâtiment pourra compter sur des moyens supplémentaires pour sa préservation et bénéficiera d’une exposition internationale en offrant à la ville et à notre territoire un nouveau potentiel touristique ».

*Lors de la 40è session du Comité mondial de l’Unesco à Istanbul (Turquie) du 10 juillet 2016.

La Cité Radieuse

*Le Corbusier, architecte urbaniste, de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret-Gris est né le 6 octobre 1887 à la Chauds de Fonds (Neuchâtel- Suisse) est mort le 27 août 1965 à Roque brune-Cap Martin. Son œuvre architecturale regroupe 17 sites dont 10 en France répartis et classés sur 3 continents, est désormais inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis juillet 2016.

JACKY NAIDJA

 

Les autres Cités radieuses

Cinq unités d’habitation ont été réalisées sur les mêmes plans, quatre en France et une en Allemagne : Marseille en 1952, Rezé en 1955, Briey en 1961, Firminy en 1967 et une cinquième, construite à Berlin en 1957.