AURELIE FILIPETTI A LA TETE DU FESTIVAL CINEMED DE MONTPELLIER

AURELIE FILIPETTI A LA TETE DU FESTIVAL CINEMED DE MONTPELLIER

AURELIE FILIPETTI ANCIEN MINISTRE DE LA CULTURE A LA TETE DU FESTIVAL CINEMED DE MONTPELLIER

Aurelie Filipetti A LA TETE DU FESTIVAL CINEMED DE MONTPELLIER

Annoncée à la conférence de presse de vendredi consacrée à la mise en place de l’édition 2016 du festival, la nomination d’Aurélie Filipetti ancienne Ministre de la Culture comme présidente de CINEMED a été entérinée. Elle sera assistée de Christophe Leparc auparavant directeur artistique nouvellement nommé directeur du festival ainsi que de Henri Talvat ancien Président qui devient Président honoraire. Ce dernier qui a présidé la 37e édition 2015 a été depuis de longues années à la tête de CINEMED.

Grand événement du cinéma à Montpellier, CINEMED qui a toujours traduit le rayonnement du cinéma français et méditerranéen trouve sa légitimité dans le succès de son festival depuis 1989 grâce à la multiplication des partenariats avec les pays méditerranéens et de la région en particulier en développant la création cinématographique et audio-visuelle et toute la production à travers son festival crée en 1979 qui draine chaque année des milliers de spectateurs de tous horizons battant des records d’audience sans précédent.

La 38è édition du festival est attendue du 21 au 29 octobre 2016.

JACKY NAIDJA

RENE VICTOR PILHES

ENTRETIEN AVEC RENE VICTOR PILHES

A PROPOS DE SON LIVRE « LA NUIT DE ZELEMTA »

RENE VICTOR PILHES

A la suite de la parution de son livre « La nuit de Zelemta » aux éditions Albin Michel, Reporters.dz a voulu aller plus loin avec l’auteur sur ce qui l’a amené à ressusciter cette histoire sur la période tragique de la guerre d’Algérie. Car c’est à travers la rencontre d’un jeune officier militaire pied noir et d’un militant progressiste algérien du FLN en l’occurrence Abane Ramdane qu’il a construit toute son œuvre ainsi que sur la relation France Algérie durant cette période.

Reporters.dz: René Victor Pilhes, Y a-t-il une ou plusieurs raisons pour que 60 ans après, vous raviviez l’histoire de la guerre d’Algérie à travers votre livre?

R.V.Pilhes: Il y a en effet deux bonnes raisons à ce livre.
Comme des centaines de milliers de jeunes français mobilisés quand ils ne demandaient rien à personne, j’ai porté cette guerre en moi telle un fardeau car dans nos villes et nos campagnes, on ne nous a jamais préparé à l’univers que nous avons découvert à notre arrivée. Ensuite, l’histoire de ce jeune officier pied noir natif de Témouchent tout autant que la personnalité unique d’Abane Ramdane m’ont depuis toujours obsédé. N’oubliez surtout pas que je suis romancier.

Reporters.dz: Avec ce récit anecdotique, pensez-vous avoir réussi tout au moins à lever le voile sur l’histoire de la guerre et particulièrement sur l’Affaire Abane Ramdane? Ou bien est ce la fin d’une longue omerta sur ce sujet?

R.V.Pilhes: Oui. En effet j’ai pu en tous cas à mon niveau, contribuer en relatant cette histoire à ma manière à lever le voile sur l’histoire de cette guerre en dépit de nombreux ouvrages publiés sur ce sujet. Oui particulièrement sur Abane Ramdane dont le rôle ou le sort ont été souvent occultés.

C’est donc la fin en effet d’une longue omerta sur cette affaire.

Reporters.dz: Par quoi vous avez été guidé essentiellement pour écrire si bien ce récit où se confondent idéalement histoire et mémoire?

R.V.Pilhes: Merci de votre compliment mais à 82 ans on peut plus facilement l’accepter. Cela dit, à la réponse de votre question s’ajoute simplement le fait que mon instinct de romancier a fonctionné au plus haut niveau. Par ailleurs, outre ma propre expérience, les années qui ont suivi j’ai beaucoup lu là dessus.

Reporters.dz: Vous évoquez avec une certaine compassion le déchirement des rapatriés qui ont dû quitter l’Algérie. Que dites-vous alors des harkis et de leur sort qui restent les « oubliés de la France?

Oui. Cela est aussi vrai pour les Harkis pour lesquels j’éprouve aussi de la compassion. Seulement il se trouve que lors de mon séjour en tant que militaire mobilisé de 1955 à1957, je n’en ai pas rencontré un seul. Et somme toute, pour écrire ce livre je me suis basé essentiellement sur mes souvenirs propres et n’étant pas historien bien que je connaisse l’histoire de cette guerre, je n’ai pas cru devoir forcer ma réalité.

Reporters.dz: Vous avez néanmoins tenté de ressusciter le souvenir de la guerre avec tous ses paradoxes sans nier son existence et ses protagonistes. Pensez-vous que puisse alors s’engager un vrai débat notamment autour de la mémoire sur cette question qui lie l’Algérie à la France au moment où des deux côtés de la Méditerranée on appelle à un réchauffement des relations d’amitié et de coopération?

R.V.Pilhes: Oui tout à fait. On peut engager un tel débat à la condition qu’on aille des deux côtés courageusement au fond et non que l’on répète à l’envi ce qui a déjà été dit et écrit.

Reporters.dz: Que pensez-vous de l’Algérie d’aujourd’hui et comment imaginez-vous son avenir?

R.V.Pilhes: Je ne sais pas et ne saurai vous dire. J’ai seulement le souvenir d’un pays extraordinaire, magnifique de beauté, unique que j’ai malheureusement traversé en opérations de guerre. Un littoral, des plaines, des montagnes, un sous-sol. Qui peut rivaliser avec un tel trésor?

Forcément, un jour viendra où il sera pleinement et intelligemment exploité par ce peuple que j’ai connu si fier et si courageux.

Reporters.dz: D’un dernier mot. Savez-vous que depuis quelques jours est sorti un livre sur Abane Ramdane » Au cœur de la Tempête » dont l’auteur n’est autre que son fils Belaid Ramdane et qui apporte un éclairage remarquable sur le parcours militant de son père?

R.V.Pilhes: Non sincèrement je l’ignorais. j’espère seulement qu’il aura le succès que son héros mérite.

Entretien réalisé par Jacky NAIDJA

La nuit de Zelemta

« LA NUIT DE ZELEMTA » DE RENE VICTOR PILHES

OU L’ALGERIE ENTRE HISTOIRE ET MEMOIRE.

La nuit de Zelemta

Il est tout à fait logique que l’auteur de ce roman, René Victor Pilhes parce que jeune appelé en Algérie qui a vécu dans sa chair la guerre d’Algérie vienne réaliser un jour son vœu ancien de laisser un témoignage aussi frappant sur cette période tragique autour d’une rencontre entre deux personnages que tout sépare sauf leur pays : l’Algérie. Ce récit poignant et passionnant à la fois aura surtout permis de comprendre l’histoire d’une guerre qui est celle d’une trahison envers le peuple algérien, envers les appelés du contingent et envers les français d’Algérie: ceux qu’on nomme les pieds noirs.

« La nuit de ZELEMTA », de René Victor Pilhes raconte en effet une histoire sortie tout droit d’une rumeur selon laquelle le jeune Sous-Lieutenant jean Michel Leutier, pied noir de Témouchent aurait laissé s’enfuir le grand chef FLN Abane Ramdane pendant la guerre. C’est de cette rencontre du jeune officier pied noir avec Abane Ramdane, une des figures politiques de l’insurrection l’algérienne et fondateur du FLN que se construit l’œuvre énigmatique de l’auteur..

Obsédé par cette histoire, René Victor Pilhles, lui même ayant été militaire du contingent en Algérie, pays qu’il connait bien et dont les villages lui ont souvent servis de cadre pour ses personnages comme dans son 2e roman « l’Ombre du Loum plane« (1969), il la raconte 60 ans après. Comme dans une grande confession, l’auteur va utiliser le romanesque pour mieux la faire vivre et en la nommant avec des mots à lui.

Comme dans son dernier ouvrage « l’imprécateur » (1974) au succès considérable et un prix Fémina, l’auteur n’a pas lésiné dans l’art d’écrire avec sa spontanéité habituelle, avec lucidité mais non sans obsession pour ne parler du passé qu’au présent avec du tragique et de la compassion en partage.

Le livre raconte qu’à la fin de l’été 1953, Jean Michel Leutier quitte Ain Témouchent pour rejoindre la France pour des études à Toulouse. Devenu visiteur de prison, amené souvent à rendre visite à la prison d’Albi, il y rencontre le héros encore inconnu de l’Algérie Abane Ramdane qui va exercer sur lui une certaine influence pour s’apercevoir que dans son Algérie à lui, il y avait bien deux camps: un camp de ceux qui possédaient tout et un camp qui ne possédait rien.

C’est dire que lorsqu’il s’agit de la période tragique de la guerre d’Algérie ou de quelques événements à elle rattachés, les masques tombent. Mais ne restera que la conjuration du silence sur cette question à laquelle d’ailleurs René Victor Pilhes apportera avec gravité et une grande sincérité des ultimes réponses enfouies chez lui depuis de nombreuses années.

Quatre ans plus tard, ces deux personnages se retrouvent adversaires jusqu’à cette nuit de Zelemta: l’un officier militaire français envoyé en Algérie dans la zone de Zelemta en Oranie, précisément au moment même où Abane Ramdane cherche à s’enfuir vers le Maroc, se rendant ainsi coupable de haute trahison par l’Armée. Au fur et à mesure de leur liaison, les deux hommes vont mieux se connaitre et Abane Ramdane va jusqu’à dresser au jeune Officier le portrait de l’Algérie nouvelle qu’il appelle de ses vœux.

René Victor Pilhes, homme révolté en permanence qui, après un long silence sort cette histoire intime sur la relation de ces deux personnages qu’il met face à face durant la guerre d’Algérie, avec au grand jour toute la complexité des rapports entre Algériens et Français face à des enjeux politiques de guerre, autour de tous les paradoxes de l’histoire coloniale et de ses heures sombres comme cette nuit de Zelemta dont on ne sait vraiment si cet événement s’est réellement produit.

Un livre inhabituel au récit puissant qui interpelle sur l’idéal de justice, qui se lit d’un trait, qui dérange sur la France en Algérie, jamais prête à s’engager sur le chemin de la vérité mais écrit sans haine avec cependant une certaine grande compassion vis à vis des pieds noirs qui ont dû quitter l’Algérie malgré eux à l’indépendance.

Un précieux document passionnant qui va sans nul doute marquer pour longtemps les esprits sur cette question de la guerre d’Algérie sur la quelle l’auteur écrit notamment: « Un conflit pourri de huit ans où étaient appelés sous les drapeaux 1.350.000 conscrits mobilisé d’autorité, non volontaires, qui n’ont demandé rien à personne, à qui on a extorqué deux des meilleures années de leur jeunesse dont parmi eux 13.000 morts dont les cercueils rapatriés à la sauvette n’eurent les honneurs ni de la presse ni de la Cour des Invalides ».

René Victor Pilhes tout en dénonçant certains clichés apporte un nouvel éclairage sur l’histoire et contribue en quelque sorte à une certaine vérité sur une page encore ignorée de l’Algérie qui met à mal un nombre d’idées toutes faites sur ce que fut l’histoire de deux pays au cours de ces années terribles et sombres.

JACKY NAIDJA de Marseille

P/ REPORTERS.DZ

 * La nuit de Zelemta de René Victor Pilhes aux éditions Albin Michel

 

René Victor Pilhes

René Victor Pilhes à Paris, le 7 décembre 2015

* René Victor Pilhes: Ecrivain Français né en 1934. Avec 15 publications et 2 prix : Un Médecis en 1965 pour « la Rhubarbe » et un Fémina pour l’Imprécateur 1974 qui reste son meilleur ouvrage. Un best seller avec 390.000 exemplaires vendus et bien accueilli par la critique où il dénonce notamment les travers de l’économie où la quête effrénée du profit remplace les vertus. Un livre qui a fait l’objet d’un film en 1977 réalisé par Jean Louis Bertucelli. 60 ans après, René Victor Pilhes récidive avec l’écriture de « la nuit de Zelemta », un roman ayant pour sujet la guerre d’Algérie autour de la personnalité de Abane Ramdane héros de l’Algérie.

ALAIN JUPPE EN ALGERIE

ALAIN JUPPE RECU PAR LE PRESIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

ALAIN JUPPE RECU PAR LE PRESIDENT ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

Avant de regagner Paris après un séjour de 3 jours en Algérie, Alain Juppé a été reçu par le Président Abdelaziz Bouteflika. L’entrevue a eu lieu en présence du 1er Ministre Abdelmalek Sellal, du Minsitre des Affaires Etrangères Ramtane Lamamra , de Noureddine Bedoui Ministre de l’intérieur et de Abdelmalek Bouchouareb Ministre de l’Industrie. Audience à l’issue de laquelle Alain Juppé Maire de Bordeaux et Président de Bordeaux Métropole a souligné « l’excellence des relations bilatérales Algéro-Françaises » particulièrement dans le domaine économique et tout l’intérêt des 2 pays à développer davantage ces relations.

Alain Juppé a été également reçu par le 1er Ministre Abdelmalek Sellal pour un entretien particulier au cours duquel ils ont abordé plusieurs sujets d’ordre politique et économique et particulièrement le volet relatif à la coopération décentralisée ainsi que la nécessité de multiplier les partenariats des jumelages en vue du développement des territoires et des régions réciproques. A l’issue de ces entretiens chaleureux et empreints d’amitié, Alain Juppé a tenu une conférence de presse où il a indiqué que les contacts de haut niveau qu’il a eu avec les responsables algériens ont favorisé une large convergence de vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun comme celles économiques au moment où l’Algérie a besoin de diversifier son économie et multiplier les partenariats. Pour Alain Juppé: « l’Algérie reste un partenaire essentiel pour la France » du fait du destin commun qui les lie, estimant par ailleurs qu’il faut mettre en place une politique équilibrée qui cultive l’amitié avec l’ensemble des pays de la région ».

Interrogé sur la question migratoire, le Maire de Bordeaux a affirmé à ce sujet : »si nous voulons mettre un terme aux flux migratoires, il faut mettre un terme aux conflits ».

Evoquant la situation des conflits notamment en Syrie, en Lybie et au Mali, Alain Juppé a considéré qu’il faut sur ces questions soutenir absolument le processus de réconciliation nationale pour mettre un terme aux déséquilibres de la région.

Un séjour court mais dense en relations devait-il préciser avant son retour à Paris.

JACKY NAIDJA

 

Conseil Départemental 13

MARTINE VASSAL : DES PAROLES AUX ACTES

Etat généraux de Provence avec Martine Vassal

Martine Vassal

6 mois à peine après son installation à la tête du Conseil Départemental 13, Martine Vassal est dans la ligne droite de son programme proposé lors de sa campagne électorale pour faire de la « politique autrement » et mettre dans les actes les projets initiés pour le territoire. Parmi les priorités d’urgence inscrites dans les 4 thématiques sorties des Etats Généraux de Provence autour d’une démarche participative avec les experts, l’emploi et les transports.

Les transports, un projet plus qu’ambitieux sinon très utile à la mobilité des habitants dans tout le territoire pour lesquels 300 millions d’euros d’investissement sont mis à disposition pour 5 ans en plus de l’apport des autres institutions autour d’un schéma structuré et rationalisé en vue du développement de l’offre des transports. Une contribution forte dépassant toutes les autres prévisions en attendant une concertation plus générale au sein du syndicat mixte des transports pour relever le défi de la mobilité dont elle a fait son cheval de bataille lié forcément à la réussite de l’emploi son autre priorité, deux conditions de réussite pour le développement du territoire.

Martine Vassal passant des paroles aux actes est attendue comme annoncé pour une visite exceptionnelle à la Gare Saint Charles ce lundi 1er Février à 10h30 avec tous les partenaires et les acteurs institutionnels du transport pour mettre en place les chantiers à venir. Visite qui sera suivie de celle de la Gare routière à proximité.

Jacky NAIDJA