20e  ÉDITION DU BEST OF : « LA CONSÉCRATION APRÈS 20 ANS DE CINEMA »

La 20e édition du Best of, dédiée aux courts métrages est annoncée du 28 septembre au 3octobre 2021. Elle se tiendra dans le mythique cinéma l’Eden de la Ciotat, ville berceau du cinéma français et toujours en activité depuis 122 ans.

Outre la célébration de la date du 21 septembre 1895, date anniversaire de la présentation du cinématographe au Palais Lumière en séance  publique, l’Eden s’apprête également à fêter un autre événement marquant, celui du 20e anniversaire du Best of festival qui va illuminer L’Eden pendant 8 jours par une programmation éclectique  et hors normes à cette belle occasion.

Cette édition anniversaire vient en effet concrétiser les efforts immenses entrepris par la dynamique équipe de bénévoles autour de Marie Christine Vercelli, tous fous amoureux du cinéma comme leur emblématique président Turi Salvatore Finocchiaro, Cineaste et producteur en charge du festival.

Un festival de 2021, qui annonce une programmation spéciale, taillée sur mesure par Brice Giannico avec 80 films venus du monde entier, 43 en compétition, 2 programmes spéciaux et une carte blanche aux films du Delta et à Olivier Smolden, Cineaste belge.  Des choix de films forts, reconnus aussi par leur diversité en fiction, animation, documentaire avec un genre cinématographique à part et expérimental. En tous cas, le meilleur du Court métrage qui puisse exister au cinéma. Autour des réalisateurs et auteurs prestigieux présents face à un premier jury  remarquable par son professionnalisme avec  Armand Demuynck  (Belgique), Magdalena Madra (Pologne), Catherine Castella auteure et cheffe monteuse au cinéma , Milena Bochet ( hispano française) et Javid Sobhani jeune scénariste, réalisateur Iranien. Un deuxième  jury jeune public issu de lycéens est aussi présent au festival. l’occasion pour tout ce beau monde de fêter ensemble cet événement un peu particulier pour les 20 ans d’âge du festival avec d’autres activités comme les moments musicaux de Laurent Meunier ou le concert des Momo Sayat avec leurs 7 musiciens et leurs musiques colorées venues d’ailleurs : tsiganes, arabes et balkaniques qui vont faire dialoguer les cultures. Et puis il y a  Siamand Jaf, l’artiste et photographe kurde irakien, qui proposera au public un atelier de photographie pendant 3 jours. Sans oublier tout le programme scolaire dédié aux enfants et les jeunes.

Même si justement, il faut se l’avouer, le festival souffre du manque de moyens financiers. C’est aussi l’heure où il faut plus que jamais redire la place importante des finances dans une période de crise,  marquée par la pandémie où les budgets tant institutionnels que privés ont tendance à se  réduire d’une manière très drastique.

Cela n’empêche pas l’équipe du Best of de se serrer les coudes et faire de cette manifestation une véritable réussite artistique et cinématographique. Grâce notamment  à cette humilité  qui la caractérise pour rester un  symbole  fort de la longévité du festival.

Turi Salvatore Finocchiaro  a  bien voulu à cette occasion nous accorder un  entretien à propos de cet événement majeur.

Jacky NAIDJA et Hugo LESAGE

ENTRETIEN

4 Questions à Turi  Salvatore Finocchiaro

1/ Vous voici à la veille du lancement de la 20e édition de votre festival consacré aux Courts Métrages, annoncé du 28 septembre au 3 octobre au cinéma l’Eden de la Ciotat.

Que symbolise pour vous cet événement exceptionnel après 5 ans en tant que président du festival ?

Salvatore Finocchiaro:

 J’ai essayé d’ouvrir le Best Of à l’international mais aussi d’apporter des activités annexes telles que les ateliers professionnels, concerts et toutes formes d’art de la rue (Painting Jam) tout en conservant l’esprit Best Of tel qu’il a été fondé par Yvan le Moine et Frederic Premel.

Tout cela a l’exemple de mes autres expériences avec ma femme Nathalie Rossetti  comme celles  consacrées aux documentaires de création près de Sorente. Sous la direction de Brice Giannico, une programmation de qualité est à l’affiche de ce festival. Et toute l’équipe avec ses nombreux bénévoles, encadrée par la rayonnante Marie Christine Vercelli omniprésente dans l’organisation est toujours à la tâche pour réussir ce 20e festival.

2/ Concrètement, comment expliquez-vous sa réussite en même temps que sa longévité en fêtant sa 20e édition à cette occasion?

 Salvatore Finocchiaro :

Sans aucun doute parce que la formule proposée par le Best of reste originale en soi : faire découvrir en si peu de temps dans un lieu aussi prestigieux que l’Eden de la Ciotat, le meilleur des films de la production mondiale de l’année précédente, est en soi une  gageure. Le genre « court » n’est fort heureusement pas encore  conditionné par l’industrie cinématographique, alors que l’on peut voir au Best Of des films réellement libres et débridés.

3/ Vous êtes aussi cinéaste et producteur de cinéma et vous enchaînez les projets les uns après les autres. Dites nous un peu plus sur vos autres activités en dehors de ce Best Of ?

 Salvatore Finocchiaro :

Ma femme   et moi travaillons en binôme.  Grâce à des formations et des acquis et par expérience dans la fiction ( pour moi à Rome dans la réalisation et la production) et Nathalie dans l’écriture avec une autre activité musicale à Bruxelles, nous nous sommes tournés depuis vers le cinéma du « réel ». Filmer pour nous est un acte d’amour, d’amitié qui nous donne à voir cet infini mystère et la beauté de la vie.

4/ Qu’attendez-vous particulièrement de cette 30e édition ?

Salvatore Finocchiaro : J’attends qu’elle soit belle et riche en bonnes surprises et autres émotions. Dans cette étape, le Best Of festival riche de ses 20 ans d’expérience peut maintenant voir l’avenir du cinéma autrement.

Rencontrer d’autres sensibilités, d’autres générations qui à cause du monde digital ( ou l’on consomme le 7e art de façon superficielle et hâtive) ne permet pas parfois aux jeunes générations de vivre l’émotion du grand écran et  l’ambiance des salles obscures. Et mon vœu le plus cher est que ce festival continue sur sa lancée à rayonner en allant chercher du jeune public comme celui des classes cinéma des lycées par exemple, pour lui faire découvrir le vrai cinéma du grand écran qui ne s’instaure que dans la magie des salles de cinéma.

Entretien réalisé par Jacky NAIDJA Avec Hugo LESAGE

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