46e Édition des César 2021

L’Olympia dans toute  sa splendeur a accueilli la 46e cérémonie des César pas comme les autres, sans public, diffusée par  Canal+ en direct.

 Le film «  Adieu les cons » d’Albert Dupontel ( absent de la cérémonie) est le grand gagnant des César 2021 avec 7 prix dont le César du meilleur film et celui de la meilleure réalisation.

Sami Bouajila a été sacré par le César du meilleur acteur pour le film « un fils » après celui obtenu de l’Academie des Lumieres  (Prix de la Presse internationale). Et Laure Calamy a été distinguée par le César de la meilleure actrice pour « Antoinette dans les Cévennes » .

Le monde du cinéma avait rendez-vous avec la 46e édition des César, de retour à partir de la scène mythique de l’Olympia à Paris d’où a été diffusée la cérémonie en direct et en clair grâce à Canal+ pour le plus grand bonheur des cinéphiles.

Cette cérémonie vient récompenser  les films sortis expressément en 2020. Le cinéma en salles en effet aura néanmoins manqué au grand public dans cette année blanche obligeant les salles à fermer depuis de nombreux mois mettant au moins 200 films produits en rébus et son personnel au chômage technique. Un vrai drame pour le 7e Art qui résiste malgré tout, en restant de longs mois confiné, avec des salles obscures fermées pour l’occasion.

C’est une édition 2021 sans public, un peu spéciale qui ne ressemble pas à celle de l’année passée qui est venue à point nommé  récompenser les films de 2020. Certes plus liée à la pandémie du coronavirus avec toutes les précautions sanitaires vigoureuses mises en place exceptionnellement où  seuls les remettants et les personnalités honorées sont présents et masqués durant cette soirée. Ils ont dû  en outre s’en remettre aux tests PCR, au moins 72 heures avant ou même de se faire vacciner sur place. C’est dire toute l’organisation particulière qu’il a fallu mettre au chevet de cet événement exceptionnel du cinéma français pour montrer le meilleur des films et ceux qui le portent et affirmer surtout comme l’a souligné Roshdy Zem son président : « que le cinéma n’est pas mort ». Mais ce dont on se rappelle avant tout, ce sont surtout les événements qui ont marqué le changement radical au sein de l’organisation des César, ( l’académie  des Arts et Techniques) renouvelée  et devenue paritaire  depuis l’édition de 2020. Notamment à la suite  de toutes les polémiques créées autour de la personne du réalisateur Roman Polanski, accusé de viols et d’agressions sexuelles lors de la remise du César de la meilleure réalisation qui lui a été attribué.

Roshdy Zem , l’acteur fétiche et réalisateur du cinéma français officie  comme président de cette 46e édition à laquelle Marina FOIS actrice prestigieuse et féministe bien connue, opposante farouche à l’ancienne direction, est maîtresse de cérémonie.

De quoi nous rappeler le brillant passage de Florence Foresti dans le contexte difficile de l’an passé avec les manifestations tout autour de la cérémonie qui ont entaché l’organisation.

Et à chaque édition son affiche fétiche. Celle de la 46e, est particulièrement belle et touchante, reprenant un diptyque du film «  Les choses de la vie » de Claude Sautet, qui vient rendre un tendre hommage à Michel Piccoli décédé en 2020,  le consacrant dans le rôle de César aux côtés de Romy Schneider.

La cérémonie annoncée a été précédée d’une diffusion du documentaire « Rendons à César » suivi de : « Le soir où j’ai reçu un César  ».

 Laurie Chowleva et Laurent Weil en présentateurs d’avant scène, étaient là pour présenter les actrices et les acteurs dès leur arrivée à partir des coulisses de l’Olympia sans oublier toute l’équipe du « Splendid » invitée et couronnée d’ailleurs par un César d’honneur anniversaire.

Marina Fois admirable dans son rôle est venue ouvrir la cérémonie par un discours palpitant devant un public éparpillé selon les distanciations requises et superbement masqué pour l’occasion. Après que Roshdy Zem en Président ému et touché ne vienne rappeler l’existence du cinéma actuel et la tempête qui l’a secoué depuis l’an passé. Non sans faire remarquer toute la détresse accumulée due au coronavirus. Saisissant cette opportunité inespérée, Roshdy Zem va  rappeler la vulnérabilité des personnels des cinémas, celle des intermittents avec leurs difficultés et leur  précarité actuelle sans pareille. Et de déclarer la 46e édition ouverte pour la remise des César qui aura tenu en haleine les spectateurs durant 3 heures trente cinq minutes.

Mais, c’est sans rappeler toutefois que cette année, seuls 45 films ont été retenus contrairement à l’édition de 2020. ( une cinquantaine). Une conséquence d’une condition imposée par l’Academie des César pour que seuls les films sortis en 2020 pouvaient concourir même si les cinémas ont fermé le 30 octobre. Or, après le 22 février date de la publication de l’annonce des nominations, l’unanimité n’était pas au rendez-vous. Plusieurs voix contestataires se sont faites connaître parmi certains acteurs et actrices bien connus. Malgré tout,

Le cinéma dans son ensemble reste pour l’instant toujours en attente d’un signe de reprise du gouvernement et prêt pour  voir  à nouveau les projecteurs se rallumer et  surtout retrouver son grand public en salles.

De Paris,
Jacky NAIDJA
Avec Inès Iliana

PALMARÈS

Meilleur film : Adieu les cons.
Meilleure réalisation : Albert Dupontel pour Adieu les cons.
Meilleur acteur : Sami Bouajila pour un fils.
Meilleure actrice : Laure Calamy pour Antoinette dans les Cévennes.
Meilleure actrice dans un second rôle : Émilie Dequene dans les choses qu’on dit, les choses qu’on fait.
Meilleur acteur dans un second rôle : Nicolas Marie  dans Adieu les cons.
Meilleur espoir féminin : Fatya Youssouf dans Mignonnes.
Meilleur espoir masculin : Jean Pascal Zadi dans Tout simplement noir.
Meilleur scénario masculin : Adieu les cons.
Meilleure adaptation : La fille au bracelet.
Meilleurs costumes : La bonne épouse.
Meilleurs décors : Adieu les cons.
Meilleur montage : Adolescentes.
Meilleure photographie : Adieu les cons.
Meilleur son : Adolescentes.
Meilleure musique originale : la nuit venue.
Meilleur 1er film : Deux.
Meilleur long métrage d’animation : Josep.
Meilleur court métrage d’animation : l’heure de l’Ours.
Meilleur film étranger : Drunk.
Meilleur court métrage : Qu’importe si les bêtes meurent.
Meilleur documentaire : Adolescentes.
César des lycéens : Adieu les cons.
César d’honneur :  à titre posthume) : Jean Pierre Bacri.
César Anniversaire : la Troupe du Spendid.

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