ABDELMADJID TEBBOUNE NOUVEAU PRESIDENT ELU DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE :

AUSSITOT ELU AUSSITOT CONTESTE

ABDELMADJID TEBBOUNE Président

En remportant dans la contestation la plus confuse, les élections présidentielles du 12 décembre, face à une forte opposition et une abstention élevée qui font de lui le nouveau Président de la République Algérienne avec 58% de voix, Abdelmadjid Tebboune reste toujours celui que le mouvement populaire du Hirak dénonce comme l’élu du système Bouteflika lui retirant toute confiance.

Soutenu par l’Armée et à sa tête son chef d’Etat Major Ahmed Gaid Salah qui détient tous les pouvoirs et dont il est un proche, Abdemadjid Tebboune, issu de l’ENA et fonctionnaire de l’administration préfectorale est devenu Wali dans plusieurs villes du territoire depuis les années 1980. Ministre des collectivités locales en 1991 sous la présidence de Chadli, il se confine dans une retraite anticipée depuis le départ de ce dernier.. Dès les élections de 1999 d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence, il est rappelé en tant que ministre de la communication. En 2002,  il est confirmé dans plusieurs ministères avant de se retirer jusqu’en 2012 pour être rappelé une fois de plus à  un nouveau portefeuille avant d’occuper en 2017 le poste de Premier Ministre du 25 mai au 15 août 2017, en remplacement de A. Sellal. Il est limogé au bout de 3 mois et assigné à résidence jusqu’en 2019. Son limogeage est expliqué par le harcèlement qu’il a exercé sur plusieurs  hommes d’affaires au sujet des marchés publics passés par le Gouvernement dont Ali Haddad notamment, Chef du FCE (Forum des Chefs d’Entreprises) l’organisme patronal et très proche de Saïd Boureflika frère du Président. Il est alors tout de suite remplacé par Ahmed Ouyahia qui devient Premier Ministre le 15 août 2017. Et le 15 septembre 2019, Abdelmadjid Tebboune est candidat à l’élection présidentielle dont il en sort vainqueur. Sa victoire sitôt annoncée, il est conspué par la rue et les manifestants qui le qualifient de candidat imposé par  l’armée et de « candidat cocaïne » au regard de l’affaire  en justice de son fils Khaled, emprisonné depuis le 20 juin 2018 suite à la saisie du bateau de cocaïne de 700kg arraisonné au port d’Oran.

Reste à savoir  aujourd’hui comment le nouveau président va devoir exercer ses fonctions  handicapé par un manque de légitimité et privé d’avance de la confiance du peuple algérien. Mais la question la plus urgente du moment, c’est la formation de son gouvernement et avec qui?

JACKY NAIDJA

INES ILIANA ET MELANIE CHAVE

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