ALGERIE : ELECTION PRESIDENTIELLE DU 12 DECEMBRE ENTRE COLERE ET DECEPTION

ABDELMADJID TEBBOUNE ELU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE

élection présidentielle algérienne

L’issue du scrutin à l’élection présidentielle du 12 décembre a donné Abdelmadjid Tebboune vainqueur avec 58% de voix  devant les 4 autres candidats. Le conseil constitutionnel ne devant officiellement confirmer ces résultats qu’entre le 16 et le 25 décembre, c’est l’ANIE (Autorité Nationale Indépendante des Elections ), par la voix de son Président Mohamed Charfi qui a annoncé ces premiers résultats sortis des urnes avec ce classement dans l’ordre des voix:

Abdemadjid Tebboune : 58.15%

Abdelkader Bengrina    : 17.38 %

Ali Benflis                             : 10.55 %

Azzedine Mihoubi           : 07.26  %

Abdelaziz Belaid              : 06.66  %

Et ce qu’il faut retenir de cette élection pas tout à fait comme les autres sur fond de boycott, entre colère et déception, c’est d’abord sa durée très courte et son taux de participation peu élevé : 41%  comme annoncé la 1ère fois dans la soirée du jeudi 12, puis taux revu à la baisse à 39.8 par l’ANIE. Laquelle a chiffré ces précisions en constatant que sur 24.474.161 électeurs inscrits sur les listes électorales et 914.308 inscrits à l’étranger, seuls 8.5 millions d’électeurs ont voté, 1.2 million de bulletins nuls enregistrés et 14.7 millions d’électeurs se sont abstenus. Malgré la forte abstention qui a marqué cette élection, il n’a été signalé par ailleurs aucune déposition de recours par aucun des 4 autres candidats en lice de ces présidentielles. Ni aucun incident grave ayant altérer le déroulement de ces élections.

Et au terme des résultats sortis des urnes, le donnant vainqueur de ces élections, Abdelmadjid Tebboune a tenu dans une 1ère allocution  » à remercier  les algériens pour la confiance placée en lui et les a appelés à bâtir ensemble une Algérie nouvelle ». Il devra cependant bien faire face à la mobilisation dans la rue qui continue avec le Hirak à qui il veut tendre la main en premier malgré sa défiance qui a fait du rejet de cette élection présidentielle un préalable depuis sa 1ère bataille. Un message dans lequel il souligne vouloir s’engager à un dialogue pour restaurer avant tout la confiance et en premier lieu amender la constitution.

Pas si sûr que ces premières bonnes intentions  aient des chances d’aboutir au vu de la mobilisation plus massive qui a secoué l’après élection par des manifestants toujours engagés dans leurs revendications comme le renouvellement  de la classe politique  dont ils en attendaient beaucoup. Par ailleurs, L’opposition dans son ensemble dénonçant le taux de participation surévalué et artificiellement gonflé a déjà exprimé son mécontentement dans plusieurs médias.

JACKY NAIDJA

INES ILIANA ET MELANIE CHAVE

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