FIN DE CAMPAGNE  HOULEUSE EN ALGERIE ET A L’ETRANGER DEVANT LES REPRESENTATIONS DIPLOMATIQUES ALGERIENNES.

ALGERIE ELECTIONS PRESIDENTIELLES

A la veille  de se rendre aux urnes avec peu de ferveur pour désigner le futur président parmi les 5 candidats au scrutin présidentiel, les algériens dans leur ensemble en Algérie comme dans plusieurs pays à l’Etranger restent divisés sur leur choix.

D’abord celui d’aller voter ou pas, estimant comme l’opposition que ces élections présidentielles avant tout, ne vont servir qu’à permettre au pouvoir en place (discrédité depuis le commencement des manifestations de rue du 22 février) de se perpétuer. Ensuite c’est le choix des candidats qui a posé problème dès le début de la campagne les désignant tous comme candidats du « système Bouteflika ».

Voter est une des options  pour sortir de la crise et préserver « la sécurité et la stabilité du pays » comme l’entend une autre partie du peuple soutenue par le régime en place dirigé par le Chef d’Etat Major de l’Armée Ahmed Gaid Salah qui exerce le pouvoir au grand jour malgré la grogne populaire. Ce que par ailleurs conteste le Hirak en colère qui maintient la pression dans la rue en Algérie par le rejet massif du scrutin du 12 décembre imposé par l’Armée. Et avec des manifestations très houleuses en Algérie où interventions musclées des forces de l’ordre et arrestations de manifestants ont été constatées. Avec une autre démonstration de force faite jusqu’au devant des bureaux de vote en France et dans plusieurs pays comme la Belgique, le Canada, l’Allemagne ou les Etats Unis où le scrutin est ouvert depuis samedi à un électorat de plus d’1 million d’électeurs sur les 25 millions d’inscrits au fichier national. Une grande majorité de la communauté algérienne à l’Etranger appelle à l’abstention et au boycott des élections placées désormais sous haute tension.

Au terme de 3 semaines de campagne électorale insuffisante au débat général, les candidats ont eu beaucoup de mal  à faire passer leurs messages face à l’opposition et le Hirak mobilisé depuis 41 vendredis. l’Algérie entière retient son souffle devant pareille situation politique inconfortable que le régime en place, depuis la destitution de Bouteflika tient à contrôler du mieux qu’il peut entre devoir national et colère populaire.

JACKY NAIDJA

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