SON ULTIME POURVOI EN CASSATION EST REJETÉ. ELLE EST DÉFINITIVEMENT CONDAMNÉE .

8 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics avec perte de ses mandats.

Maryse Joissains, ancien maire d’Aix, ancienne avocate,79 ans, qui a démissionné pour raisons de santé début septembre de son poste de Premier Magistrat de la ville qu’elle occupait depuis sa 1ère élection en 2001, a fini par céder sa place à  sa fille Sophie Joissains (ex sénatrice) à travers un passage de relais, dans des conditions trompeuses selon son opposition.

Cette dernière en effet était seule candidate à se présenter à cette élection pour succéder haut la main à sa mère . Tout cela à la faveur d’un conseil municipal majoritaire tout acquis à sa cause, qui a voté unanimement d’une même voix validant son élection en tant que nouveau maire de la ville le 24 septembre dernier. Laissant au passage une place d’Adjointe à sa mère même si elle s’est déclarée malade et démissionnaire, se  gardant aussi sous le coude le poste de Présidente du Territoire d’Aix. Même si l’opposition, par la voix d’Anne Laurence Petel (Lrem),  Marc Peña chef de file d’Aix en Partage) et Cyril Di Meo autre élu de l’opposition ont pu dénoncer cette «  mascarade » bien avant ces élections. Il n’en demeure pas moins que le jour de l’élection, l’opposition en s’abstenant au vote et en quittant la salle du conseil bruyamment a  démontré  son total désaccord devant de telles pratiques politiciennes nuisant à la démocratie sans pour autant passer par les urnes, dénonçant carrément une tromperie politique.

 Ainsi, Maryse Joissains qui s’en doutait un peu de la décision qui allait tomber en sa défaveur s’est précipitée à organiser dans  l’urgence une élection toute préparée à élire sa fille. Désormais elle reste bel et bien condamnée à 8 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics.

L’ancien maire, voit ainsi son ultime recours rendu jeudi dernier par la Cour de Cassation rejeté. Il  confirme ainsi la décision de la Cour d’appel de Montpellier pour la voir définitivement condamnée, la privant des mandats électifs et du droit de vote pendant 3 ans. On se souvient que Pierre Denier, l’avocat général qui, lors de son réquisitoire   devant la Cour,  a estimé «  qu’il s’agissait bien d’un procès du clientélisme ».

Une décision expliquée par ailleurs par la Cour de Cassation «  qu’après examen de la recevabilité du recours ainsi que de pièces de procédure, il n’existe aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Ce pourquoi il est rejeté. Des motifs d’une décision qui  vient marquer la fin  « d ´une saga judiciaire» du clan Joissains dont les rebondissements depuis 2014 ont abondamment alimenté l’actualité de la ville et sa région.

Maryse Joissains doit donc quitter officiellement ses fonctions acquises depuis 2001, non sans laisser une grande partie de ses pouvoirs entre le mains de sa fille fraîchement élue qui s’assure de la continuité aux  côtés de son père Alain Joissains son conseiller attitré.

20 ans après son  élection en tant que  Maire de la ville d’Aix d 1978 à 1983 et avec Maryse comme adjointe aux affaires sociales. l’histoire retiendra qu’il a été lui aussi condamné durant son mandat à 2 ans de prison avec sursis pour recel et abus de  confiance. Au cœur de cette affaire, la fameuse villa construite à son beau-père qui lui a valu un grand procès et dont les anciens aixois s’en souviennent encore.

Avec cette nouvelle élection de Sophie,  la dynastie Joissains se perpétue et tente de se construire au grand dam d’une majorité d’aixois.

Jacky NAIDJA

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