LE POUVOIR ALGERIEN ET LE PEUPLE SE DIVISENT DE PLUS EN PLUS  A LA VEILLE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES. 

LE POUVOIR ALGERIEN ET LE PEUPLE SE DIVISENT

A la veille des élections, le fossé s’est creusé de plus en plus entre le pouvoir Algérien en place et la rue qui proteste pacifiquement avec le Hirak  (Mouvement Populaire) qui s’est installé depuis des mois dans les rues d’Alger et dans plusieurs autres villes du territoire national.

Appelant sans cesse au changement politique tout en exigeant le démantèlement de l’ensemble du « système » issu de l’ère Bouteflika.

Le Hirak, n’a pas cessé en effet de démontrer que cette campagne contrôlée par les autorités militaires est loin d’apaiser les esprits pour ramener la paix à plus ou moins long terme. Les arrestations de manifestants (on parle d’un millier) depuis cette habituelle marche de protestation du vendredi ( le 41è) dès le mois de février en l’occurrence. Et parmi eux de nombreux jeunes, étudiants, journalistes ou de simples citoyens anonymes sont arrêtes et emprisonnés avant d’être présentés devant le Tribunal. Ce qui n’a fait qu’ajouter de la tension à de la tension dans une campagne à rebondissements avec de la violence en sus. Malgré la présence des contre manifestants pro-élections au milieu des 5 candidats, lesquels s’efforcent d’être visibles et audibles dans cette situation de révolte qui agite tout le pays.

La population contestataire dans son ensemble, est restée plus ou moins indifférente au scrutin, connaissant la forte abstention attendue et sans aucune illusion sur l’issue des résultats du vote. On sait déjà que la diaspora algérienne à l’étranger n’a pas voté dans son ensemble. Un signe probable de fiasco annoncé! Mais c’est surtout le fait du rejet populaire qui s’exprime librement dans la rue, sous l’œil d’une organisation étatique et de l’autorité militaire du régime en place depuis l’éviction de Bouteflika qui est constaté ici et là laissant présager une participation moindre dans ces élections.

Un régime constamment aux abois qui assume le pouvoir, sous le commandement du Général Major Gaid Salah qui n’a jamais écouté  la rue, avec le seul prétexte officiel de faire revenir tout le monde à une certaine égalité constitutionnelle,  s’obstinant à trouver coûte que coûte un successeur à l’ancien chef de l’Etat.  Et de faire passer par la force sa seule et unique solution  par les élections au nom de la stabilité et la sécurité  du pays.. Mais de là, après les élections et la désignation d’un Président, qu’adviendra-t-il du mouvement populaire et de l’espoir qu’il a fait naître pour une nouvelle république et un avenir plus prometteur pour les jeunes dont le taux de chômage a atteint les 30%  avec une présidentielle dont les algériens dans leur majorité n’en veulent pas. Mais qui n’ont à aucun moment mis en cause l’armée dont ils en  sont plutôt fiers, qui assume ouvertement le pouvoir mais jusqu’a quand ? Personne à l’heure actuelle ne saurait le dire, étant entendu qu’au jour d’aujourd’hui aucune  voie de transition n’est à l’ordre du jour même celle proposée auparavant par l’opposition dont le régime n’en veut pas pour sortir de cette crise politico-institutionnelle. Bien au  delà même d’un un scrutin perçu comme un moyen de régénérer le système politique de l’ ère Bouteflika.

JACKY NAIDJA AVEC INES ILIANA

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