NAIMA BOUSSOUR* SE DEVOILE A PROPOS DE SON DERNIER OPUS : « VOYAGES EN RITOURNELLES »

En exclusivité pour Reporters.

Ed. Hugues Facorat. Octobre 2020 210 pages 15 euros

Après son premier ouvrage  « la poésie de l’adolescence » publié en mai 2018, qui lui a ouvert les portes de l’écriture à  travers une série de poèmes aussi sublimes les uns que les autres, Naïma Boussour  revient avec un 2e livre «Voyages en ritournelles» publié chez Hugues Facorat Editions en octobre 2020.

Un livre écrit  avec une certaine tendresse où une  émotion forte traverse toutes ses pages.Il invite  avant tout  aux voyages.
Un livre bien construit dans un style tout à fait inédit où se mêle ce mélange de récit et de poésie aux fins parfums littéraires. Là où chacun peut se retrouver dans une situation de voyage avec en mains cette lecture d’un nouveau courant littéraire : «La poélyre». Un style particulier et tout à fait innovant de l’auteure qui marie la poésie avec la prose. Au point que le récit devient poème dans un livre  où  l’auteure se joue avec justesse des mots et de leur musicalité bien au-delà de toute leur harmonie.

Car, dans tout ce qu’on peut raconter dans un livre, il y a toujours des textes importants et d’autres essentiels, presque indispensables. Ce livre de Naïma Boussour fait partie de ceux là. Il fait bouger les lignes et les mots à travers le style particulier  de son écriture grâce au récit accoudé  à la poésie. Le lecteur peut à tout instant se retrouver à travers son propre voyage puis dans d’autres voyages successifs, et de «ritournelle en ritournelle» comme l’indique le titre, emporté  par cette écriture fine et particulière d’un tout autre genre. Une lecture derrière laquelle l’émotion se cache et que nous livre Naïma Boussour avec toute sa douceur poétique, tendre et sensible à la fois, mariant  tous les mots qu’elle peut,  jusqu’à l’enchantement.

 À  travers cet ouvrage, Naïma Boussour offre à son héroïne Naëlle son plus beau voyage dans toute la beauté de ce récit entièrement poétique et dont on a plaisir à le relire tellement il reste vivant en mémoire.

Interrogée par France Bleue Aix à propos de son livre, Naïma Boussour a souligné que cet ouvrage est pour elle un trésor auquel elle tient tout particulièrement , dans lequel elle  a mis toute sa passion avec tout  ce qu’elle pouvait ressentir comme force  émotion à l’écriture de ses pages tant l’ardeur ressentie dès son plus jeune âge est toujours intacte.

Ce qui lui a permis de toujours chercher les mots pour décrire les maux de la société qu’elle observe  jusque là. De par ses racines méditerranéennes, elle veut transmettre cette culture ou l’amour du livre, de la lecture et de l’écriture ne sont pas de vains mots mais sont des portes ouvertes à  l’instruction, à  l’épanouissement de l’esprit. Un livre inventif à la narration rendue vivante par les souvenirs de son adolescence qui relève d’autant plus  d’une quête intérieure forte. A l’instar d’ un  message qu’elle  veut  laisser derrière elle  comme un héritage de ses écrits en guise de témoignage de sa propre vie.

Jacky NAIDJA

*Naïma Boussour née en 1971 à Besançon est docteur en pharmacie de profession. Très jeune, elle s’est mise à l’écriture  en traversant l’univers  de son adolescence par des petits poèmes qu’elle fait découvrir à ses proches d’abord allant  jusqu’à les publier plus tard pour en faire un succès sans précédent.
Son 2e ouvrage est là pour témoigner de sa pertinente ambition pour l’écriture qu’elle appelle de ses vœux à poursuivre encore.

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR

  • Comment vous présentez-vous à vos lecteurs et quel est votre parcours ? 

Naïma Boussour :  Il est toujours difficile de se présenter, je dirai je suis une artisane des mots.
Très tôt, j’ai compris qu’ils étaient une force et qu’ils s’assemblent pour leur donner du poids,
J’écris  en effet depuis l’âge de 14 ans  surtout des poèmes, L’écriture ne m’a plus jamais quittée dès lors.
30 ans après ces premiers écrits , je décide d’en faire un recueil que je publie en mai 2018 aux éditions «Edilivre, la poésie de l’adolescence».
Depuis « La poésie de l’adolescence » est rentrée dans les Écoles, les collèges et lycées à travers des ateliers d’écriture :  Collège Sainte Marthe à Tarascon, Lycée international de Fuveau, et Ecole internationale  de Carthage en Tunisie,,,
Je reviens  avec un deuxième ouvrage voyages en ritournelles en octobre 2020 aux éditions Hugues Facorat.
Par ailleurs je suis pharmacienne de profession, j’exerce mon métier depuis de nombreuses années mais même dans mon métier j’ai compris que l’on pouvait soigner tant de maux par des mots !

  • D’où vous est venue l’inspiration de ce livre, le 2e après celui de « la poésie de l’adolescence ». Y a-t-il un lien entre eux ?

Naïma Boussour : Le premier livre m’a beaucoup encouragé  à continuer à écrire,
D’autre part,  j’avais encore d’autres écrits  à exploiter,et « Voyages en ritournelles étaient déjà dans mon esprit, plus je liais les poèmes et le récit , plus je construisais ce livre.
Au départ je ne savais pas exactement la tournure que l’histoire allait prendre, mais elle s’est imposée à moi comme une évidence au fil de l’écriture.
Voyages en ritournelles n’est pas une suite à proprement dit de la poésie de l’adolescence, par contre il affirme le nouveau genre la «Poélyre» où le récit s’étire en poème et où le poème s’étire en récit, qui n’était qu’à un balbutiement dans le premier ouvrage.

  • Vous avez fait le choix dans ce livre d’une écriture qui mêle le récit et la poésie, que vous appelez la Poélyre. Dites-nous un peu plus sur cet aspect particulier du livre ?

Naïma Boussour : La Poélyre est un mot tout à fait nouveau pour moi  avec le suffixe « poè » de poème, dont l’origine grecque de ce mot veut dire créer, et « lyre »pour le clin d’œil au lyrisme et au récit.
Ce mot est venu comme une évidence, nous l’avons défini au début de « voyages en ritournelles » avec mon éditeur Hugues Facorat comme : «Un style mariant la poésie et la prose dans un livre, étroitement imbriquées l’une à l’autre tout en racontant un fait, une histoire, un événement, créant un maillage inédit et fort. L’introduction des poèmes dans la prose est amenée de telle façon qu’ils deviennent récit.»
L’aspect particulier du livre, c’est celui que je veux transmettre à travers ce type d’écriture, pour que le récit soit rehaussé constamment par cette touche poétique.
Nous avions jusqu’à présent dans l’écriture, le roman, la poésie j’espère bien que la Poélyre comme nouveau style littéraire trouvera sa place dans le cœur des lecteurs.

  • Et d’après -vous qu’est ce que la poésie peut- elle apporter de plus au récit et surtout au lecteur ?

Naïma Boussour : J’ai compris que la poésie est un style qui apporte de la musicalité, de l’harmonie bien plus que dans un récit, il y a une sorte de jeu pour accrocher des rimes les unes aux autres.
Il y a aussi le fait qu’un poème exprime beaucoup de nuances en peu de temps, c’est court un poème, la précision qu’il engendre me saisit à chaque fois dans son écriture.
La poésie appelle l’image à soi, elle appelle à une description imagée d’un fait, d’un lieu, d’une émotion. J’ai d’ailleurs prolongé cette façon d’imager au-delà dans le récit pour conserver cette note poétique, cette note métaphorique.
Quant à la lecture d’un poème pour moi c’est de la douceur à entendre, c’est un rythme à surprendre.
Pour répondre à la question la poésie apporte un supplément d’âme au récit, justement elle est une pause dans la douceur, elle se saisit de musicalité un peu comme une chanson.
Elle permet aussi aux lecteurs de s’accorder également une parenthèse dans le texte.
En tant qu’auteure j’ai conçu « voyages en ritournelles » avec cette optique,

  • Quelle explication donneriez- vous au choix de ce titre du livre « Voyages en ritournelles ? Il vous inspire quoi au juste ?

Naïma Boussour  : Ce titre est pour moi très chantant, la ritournelle évoque un refrain, qui part et qui revient,
Le voyage en lui même est à mon sens un refrain, une destination, un avion, un train ou un bateau et la musique de l’aventure humaine, géographique, voire historique se remet à vibrer dans mon cœur.
J’ai envie de dire «Peu importe le voyage si l’ivresse de découvrir est là».
Ce titre évoque également nos voyages intérieurs présents dans les escales de nos cœurs, ces voyages dont on ne parle jamais, mais qui pourtant par la force des choses reviennent à nous, comme un refrain à la vie, à la quête de soi-même.
Il est une inspiration toute entière , presque spontanée à entonner comme une ritournelle à travers ces voyages, intérieurs et physiques.
Je rajouterai aussi que mon manuscrit a été achevé en décembre 2019, je l’ai alors délaissé et ce n’est que pendant la crise sanitaire en mars 2020, que je m’y suis replongée corps et âme pour le relire.
Voyages en ritournelles était alors le titre du répit,de la liberté envolée à cause du coronavirus, il a alors pris un sens encore plus profond , j’avais hâte de le partager à travers sa lecture.

  • Enfin que diriez vous de plus aux lecteurs pour qu’ils vous lisent ? Avez-vous un message particulier à faire passer ?

Naïma Boussour :  Je leur dirais « Je vous invite à faire un voyage ou des voyages pas comme les autres dans le pays des mots. De «ritournelle en ritournelle».

Entretien réalisé par Jacky NAIDJA

 

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